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Maroc 2026–2031 : Cap vers une consolidation de la Souveraineté

Du programme gouvernemental à la trajectoire stratégique du Royaume

Institut Géopolitique Horizons by Institut Géopolitique Horizons
20 octobre 2026
in Actualités, Analyse Stratégique, Documents, Maghreb, Maroc
Reading Time: 39 mins read
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Maroc 2026–2031 : Cap vers une consolidation de la Souveraineté
INSTITUT GÉOPOLITIQUE HORIZONS (IGH)
PUBLICATION STRATÉGIQUE — IGH-AS-2026-10-20-01
Maroc 2026–2031 : cap vers une consolidation de la Souveraineté
Du programme gouvernemental à la trajectoire stratégique du Royaume : ressources essentielles, capacités productives, maîtrise technologique et positionnement international.
Institut Géopolitique Horizons (IGH)
Analyse stratégique · Tanger, 20 octobre 2026

Synthèse exécutive

Entre le 9 et le 19 octobre 2026, trois textes ont fixé le cadre du mandat gouvernemental 2026–2031 : le discours royal d’ouverture de la douzième législature (9 octobre), qui assigne des orientations ;1 le communiqué du Conseil des ministres (17 octobre), qui adopte les orientations générales du projet de loi de finances (PLF) pour 2027 ;2 la déclaration gouvernementale (19 octobre), par laquelle la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, s’engage sur sept priorités et plus de vingt objectifs ou paramètres chiffrés.3

La question posée est la suivante : dans quelle mesure ces trois séquences peuvent-elles renforcer les capacités souveraines du Maroc, et quelles dépendances, conditions et limites en détermineront la portée ? Aucun texte ne définit la souveraineté. L’Institut Géopolitique Horizons (IGH) la lit comme une capacité : maîtriser les ressources essentielles, produire et capter de la valeur, détenir compétences et technologies, assurer la continuité des fonctions critiques et conserver une liberté de décision dans un environnement d’interdépendances. Cette grille de lecture est une construction analytique de l’IGH, non une doctrine officielle. Cinq constats en résultent.

  • Ressources essentielles. Les cibles de l’eau, de l’énergie et de l’alimentation se situent à des niveaux de la chaîne qui ne se comparent pas. Le dessalement représenterait, selon les repères disponibles, un ordre de grandeur indicatif de dix à douze fois les valeurs de 2023 et consomme de l’énergie, dont la source n’est pas précisée.
  • Capacités productives. Produire au Maroc, s’approvisionner auprès de fournisseurs marocains, maîtriser des technologies et concevoir des systèmes critiques sont quatre niveaux distincts ; aucune annonce ne permet d’en déduire un transfert de technologie.
  • Institutions et territoires. L’immatriculation n’est pas la couverture effective, ni celle-ci l’accès aux soins : des données de presse issues de la Cour des comptes opposent environ 31,94 millions d’immatriculés à l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et au plus 25,6 millions de bénéficiaires effectifs, soit un écart arithmétique indicatif d’environ 6,3 millions, de comparabilité non établie. Trois montants territoriaux — 12, 25 et plus de 210 milliards de dirhams (Mds DH) — ne sont pas additionnables en l’état.
  • Ouverture internationale. La souveraineté n’est pas présentée comme une autarcie ; les canaux entre capacités intérieures et position extérieure sont des hypothèses de lecture.
  • Mise en œuvre. L’inventaire de l’IGH, non nécessairement exhaustif, recense trente-trois instruments à produire ou à faire aboutir ; l’analyse ne conclut ni à la suffisance ni à l’insuffisance des moyens.

La conclusion de l’IGH est conditionnelle et différenciée. Des acquis documentés — une couverture maladie annoncée de 88 % de la population en 2025, une capacité de dessalement d’eau de mer de 179 millions de mètres cubes par an en 2023 — fournissent un socle. La consolidation dépendra toutefois de six mécanismes de conversion que les textes n’établissent pas : le couplage de l’eau et de l’énergie ; la transformation de la commande publique en capacités productives nationales ; le passage de la formation à l’emploi durable et à la maîtrise des compétences ; le passage de la couverture administrative à l’accès effectif ; l’aptitude des institutions et des territoires à convertir des ressources en résultats mesurables ; la maîtrise des interdépendances internationales.

Une analyse courte adossée à une étude stratégique approfondie

Cette publication présente les principaux enseignements d’un travail d’analyse conduit par l’Institut Géopolitique Horizons sur la trajectoire stratégique du Maroc à l’horizon 2031. L’étude de référence examine en profondeur la séquence institutionnelle d’octobre 2026, les objectifs annoncés, les capacités existantes, les dépendances critiques et les conditions de transformation des engagements publics en capacités souveraines durables.

La présente publication en expose les conclusions essentielles. L’étude intégrale développe les analyses sectorielles, les comparaisons documentaires, les données de référence et les mécanismes de suivi permettant d’approfondir cette lecture.

L’étude complète est disponible sur demande : contact@horizons.ma

Introduction — Le programme gouvernemental dans la trajectoire stratégique du Maroc

Le programme présenté le 19 octobre 2026 devant la Chambre des représentants ne se comprend qu’à la lumière de deux textes qui l’ont précédé, et dont la fonction diffère. Le discours royal du 9 octobre est un texte d’orientation : il fixe un cap et formule des exigences, sans objectif chiffré ni échéance.4 Le communiqué du 17 octobre est un texte de priorités budgétaires : il ne crée pas de droits et n’ouvre pas de crédits, mais livre les premiers repères chiffrés — une croissance de 4,7 % attendue pour 2026, un déficit ramené à 3 % du produit intérieur brut (PIB), 25 Mds DH de crédits pour une nouvelle génération de programmes territoriaux.5 Le programme du 19 octobre est un engagement politique : il énonce objectifs, échéances et mesures, mais n’emporte, à lui seul, ni autorisation de dépense ni modification du droit.6

Les trois textes touchent, sous des noms différents, aux mêmes questions : de quoi le pays peut-il disposer sans dépendre d’autrui, que peut-il produire et à quelle valeur, quelles compétences et quelles technologies détient-il, quelle liberté de décision conserve-t-il. Le roi demande une « nouvelle génération de grandes stratégies » en matière de sécurité hydrique, énergétique et alimentaire, d’émergence industrielle, d’économie numérique et d’intelligence artificielle ;7 le communiqué en fait sa quatrième priorité : le renforcement de la souveraineté stratégique hydrique, énergétique, alimentaire et numérique ;8 le programme consacre sa sixième priorité à la souveraineté stratégique et au rayonnement international.9

Aucun texte ne définit pourtant la souveraineté. La consolidation de la souveraineté est donc la grille de lecture de l’IGH, non une doctrine officielle : la souveraineté ne se réduit ni à la souveraineté juridique, ni à la possession d’infrastructures, ni à la localisation d’activités, et elle se distingue de l’autarcie. Elle dépend de la capacité à sécuriser les ressources essentielles, à produire et à capter de la valeur, à maîtriser les technologies et les processus critiques, à maintenir et adapter les systèmes stratégiques, et à préserver une marge de décision internationale. La question directrice est : comment transformer des orientations politiques en capacités souveraines durables ? Elle est traitée en quatre parties — ressources essentielles ; capacités productives, industrielles et technologiques ; institutions, cohésion sociale et territoire ; ouverture internationale —, puis par une conclusion.

L’analyse distingue quatre catégories de contenu. Les faits documentés sont établis par les documents effectivement consultés. Les données rapportées par des sources secondaires proviennent d’articles qui citent eux-mêmes un autre document (note budgétaire, rapport de la Cour des comptes, relevé de l’Agence internationale de l’énergie) ; les notes de fin les signalent. Les calculs de l’IGH sont des opérations arithmétiques sur des chiffres identifiés, présentées avec leurs hypothèses et leurs limites. Les interprétations et hypothèses sont des conclusions analytiques de l’IGH, qui ne sont pas des faits officiellement établis. Pour chaque domaine, l’analyse sépare en outre les objectifs annoncés, les capacités existantes, les moyens engagés ou programmés et les résultats observés.

Trois limites encadrent la portée de l’analyse. Le programme a été lu dans la copie intégrale du texte reçue par l’IGH (texte arabe de trente et une pages) ; le discours royal et le communiqué l’ont été dans les versions publiées par la presse nationale. Le texte détaillé du PLF 2027 n’était pas disponible : aucune correspondance entre engagements et crédits ne peut être établie. Enfin, il ne s’agit pas d’un audit de faisabilité, et l’absence d’information dans les documents consultés n’y est jamais traitée comme la preuve d’une absence de politique ou de capacité.

Première partie — Ressources essentielles : les fondations de la souveraineté

Pour l’eau, l’énergie et l’alimentation, il faut distinguer la capacité installée, la production effective, la ressource disponible, sa distribution et l’accès final : une infrastructure n’est pas une ressource disponible, et une ressource disponible n’est pas un accès assuré. Les cibles du programme se situent à des niveaux différents de cette chaîne ; elles se lisent une à une avant d’être reliées.

L’eau : un changement d’échelle qui dépend de l’énergie

Le programme prévoit de renforcer l’offre par des barrages, d’accélérer le dessalement pour atteindre 1,8 milliard de mètres cubes mobilisés à l’horizon 2031, de procéder à des transferts entre bassins et d’élaborer un plan national de l’eau cohérent avec les politiques agricole, énergétique, environnementale et d’aménagement du territoire.10

Le dessalement est le cas le mieux documenté de changement d’échelle, mais les grandeurs disponibles ne sont pas homogènes. La production dessalée de 2023 est évaluée à environ 147 millions de mètres cubes ;11 la capacité installée des douze stations d’eau de mer était de 179 millions de mètres cubes par an en juillet 2023, hors environ 37 millions issus du dessalement d’eaux saumâtres.12 Rapportée à ces deux repères, la cible de 2031 représente un ordre de grandeur de dix à douze fois. Cette fourchette compare un volume « mobilisé » successivement à une production et à une capacité : elle est indicative : elle n’est ni un facteur de croissance strict, ni une prévision de production, ni une démonstration de faisabilité.13 La cible prolonge un objectif annoncé en juillet 2025 — 1,7 milliard de mètres cubes dessalés par an à l’horizon 2030 : l’écart de 0,1 milliard et d’une année relève de l’ajustement plus que d’une ambition nouvelle.14

Deux conditions pèsent sur cette trajectoire. Le dessalement est littoral alors qu’une partie de la demande se situe à l’intérieur : il ne dispense ni de réseaux d’adduction ni de transferts. Il consomme surtout de l’énergie, et les textes ne précisent pas la source qui alimentera les nouvelles stations. La dépendance croisée entre sécurité hydrique et sécurité énergétique est une lecture de l’IGH ; le plan national de l’eau est le seul instrument annoncé pour articuler les politiques concernées.15

L’énergie : une cible dont le dénominateur doit être précisé

Le programme vise une part des énergies renouvelables supérieure à 52 % en 2030, le déploiement de l’offre marocaine d’hydrogène vert, la mise en œuvre progressive de la feuille de route des infrastructures gazières et des mesures d’efficacité énergétique.16 Cette cible reprend un objectif antérieur, rapporté en mars 2025 comme une part des énergies renouvelables « installées » ;17 le dénominateur du programme — mix énergétique ou mix électrique, selon les comptes rendus — n’est pas établi. Il doit être identifié : capacité installée, production électrique ou consommation énergétique totale ; les sources consultées ne lèvent pas l’ambiguïté. L’enjeu n’est pas formel : une part de la puissance installée n’est pas une part de l’électricité produite ou de l’énergie consommée. Un relevé du programme de coopération photovoltaïque de l’Agence internationale de l’énergie, rapporté par la presse, situe la part des renouvelables à 45,5 % de la puissance installée à la mi-2025 ; c’est une donnée de seconde main, attribuée à l’article qui la rapporte et à vérifier à la source, qui ne permet pas de dire sur un même dénominateur que la cible est proche.18

L’alimentation : produire, stocker, réguler

Le programme fait passer la part des semences nationales de 20 % à 50 % pendant la législature, renforce les stocks, révise le stockage des céréales, encadre les exportations de filières sensibles et soutient la reconstitution du cheptel.19 Le discours royal avait demandé « une plus grande célérité » dans la constitution de réserves stratégiques.20 Les semences nationales sont un facteur de production : la cible ne mesure pas la couverture des besoins alimentaires. L’encadrement des exportations doit, lui, concilier la protection de l’offre intérieure et la prévisibilité attendue par les exportateurs.

Lecture

Les trois sécurités se conditionnent : l’eau dépend de l’énergie qui la produit, l’alimentation de l’eau et de l’énergie. Les capacités effectives — eau distribuée, électricité consommée, produits alimentaires disponibles — ne peuvent être appréciées avec les textes d’octobre. L’analyse n’infère pas de l’objectif la disponibilité de la ressource, et ne conclut pas de l’absence de donnée à l’absence de politique.

Deuxième partie — Capacités productives, industrielles et technologiques

Le programme annonce une souveraineté industrielle, numérique et de défense. Pour savoir de quoi l’on parle, quatre niveaux doivent être distingués. Une usine d’assemblage peut exporter beaucoup sans intégrer de fournisseurs locaux, et un fournisseur local peut produire sans maîtriser la technologie du produit final. Aucune annonce de coopération, aucun contrat et aucune implantation industrielle ne permet de conclure, à lui seul, à un transfert de technologie.

NiveauQuestion poséeInstruments annoncésCe que les textes établissent
1. Production localiséeDes activités sont-elles implantées au Maroc ?Charte de l’investissement ; réforme des Centres régionaux d’investissement (CRI) ; zones logistiques et industriellesUn cadre d’incitation ; ni volumes ni secteurs précisés
2. Approvisionnement nationalDes fournisseurs marocains captent-ils la valeur ?Réservation de 30 % de la valeur des marchés publics aux petites et moyennes entreprises (PME) ; accompagnement de 60 000 entreprises ; substitution ciblée de produits finisDes instruments ; périmètre et part actuelle des PME dans la commande publique non établis
3. Maîtrise de procédés et de technologiesLes compétences et savoir-faire sont-ils détenus localement ?Formation selon les besoins des entreprises ; cadre pour une base industrielle et technologique de défenseAucun indicateur de maîtrise nationale
4. Conception et maintenance de systèmes critiquesLe pays peut-il concevoir, maintenir et adapter ?Architecture de cybersécurité ; cadre pour une intelligence artificielle « sûre et responsable » ; base de défenseInstruments à produire ; contenu et calendrier non publiés

Tableau 1 — Quatre niveaux de souveraineté productive et instruments annoncés (qualification IGH d’après le programme).21

Commande publique et PME : agir sur l’approvisionnement national

La réservation de 30 % de la valeur des marchés publics aux PME marocaines, l’accompagnement de 60 000 entreprises et la substitution ciblée aux importations de produits finis forment un mécanisme en trois temps : la commande publique crée des débouchés prévisibles ; l’accompagnement, le financement et les garanties permettent de répondre ; les entreprises recrutent, accueillent des apprentis et acquièrent des compétences.22 Il dépend de conditions que les textes laissent ouvertes : la définition de la PME marocaine ; les termes de la réservation, que les comptes rendus rapportent différemment (obligation faite aux donneurs d’ordre, aux titulaires ou aux seuls grands marchés) ;23 la capacité de réponse des entreprises (financement, garanties, certifications, délais de paiement) ; le contrôle de la concurrence. La mesure reste donc à qualifier tant que ses modalités et son périmètre juridique ne sont pas vérifiés. La substitution cible des produits finis : elle ne réduit pas, par elle-même, la dépendance aux intrants, aux machines ou aux technologies. Aucun texte ne donne la part actuelle des PME dans la commande publique.

Numérique, industrie navale et défense : des cadres avant des capacités

Pour le numérique, le programme annonce une architecture nationale de cybersécurité, l’extension de la connectivité des zones éloignées et un cadre pour une intelligence artificielle sûre et responsable, sans cible chiffrée, budget ni échéance.24 La cybersécurité relève de la continuité des fonctions essentielles : une vulnérabilité sur des systèmes vitaux peut atteindre l’eau, l’énergie, les paiements ou les services publics.

Pour la mer, le programme annonce l’accélération des grands projets portuaires et la constitution d’une flotte marchande nationale, sans tonnage, composition ni financement. Un projet de chantier naval existe à Casablanca ; les textes d’octobre n’en précisent ni le modèle d’exploitation, ni le calendrier, ni le financement. Il ne peut être décrit comme une capacité opérationnelle : une ambition annoncée, un projet financé, un chantier engagé et une infrastructure opérationnelle sont quatre situations différentes.25 Pour la défense, le programme prévoit de créer les conditions d’une base industrielle et technologique — cadre juridique, compétitivité, incitations — sans préciser filières, volumes, technologies ni niveau de transfert attendu.26 Les premiers indicateurs seront juridiques avant d’être industriels.

Lecture

Les instruments annoncés agissent surtout sur le deuxième niveau, par la demande et l’accompagnement. La maîtrise des technologies et la capacité de concevoir et de maintenir des systèmes critiques ne sont ni mesurées ni documentées dans les textes d’octobre. Leur suivi suppose des indicateurs : part des PME dans la commande publique, taux d’intégration locale, compétences certifiées, activités de maintenance réalisées au Maroc.

Troisième partie — Institutions, cohésion sociale et territoire

La capacité de l’État à délivrer des services, à qualifier ses jeunes, à protéger ses citoyens et à mobiliser ses territoires conditionne la continuité des fonctions essentielles et la capacité du pays à absorber des chocs. Toutes les mesures sociales ne contribuent pas pour autant automatiquement à la souveraineté. Trois politiques sont retenues : la qualification de la jeunesse, la couverture sanitaire, la territorialisation. Pour chacune, la lecture distingue couverture administrative, accès effectif et résultats mesurables, ainsi que stocks de population et flux annuels.

La jeunesse : des flux annoncés face à un stock

Le programme part d’un constat : environ 2,9 millions de jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation ; le chômage des 15–24 ans atteint 29,2 % ; environ 300 000 élèves quittent chaque année le système scolaire sans qualification. Il répond par des flux annuels à partir de 2027 : 100 000 jeunes formés selon les besoins des entreprises, environ 100 000 premières expériences professionnelles, une capacité d’apprentissage de 150 000 à 200 000 bénéficiaires, l’accompagnement de 60 000 entreprises.27

L’IGH en propose un ordre de grandeur analytique, qui n’est pas une prévision d’insertion. Additionnés à titre indicatif — sous réserve de l’autonomie des dispositifs et de l’absence de doubles comptes —, les trois premiers offriraient 350 000 à 400 000 places par an, soit 1,75 à 2 millions sur cinq ans, à comparer à un stock de 2,9 millions et à 1,5 million de sorties sans qualification sur la période. Ce total n’est ni un nombre de bénéficiaires uniques, ni une estimation d’emplois créés.28 La comparaison ne vaut pas terme à terme. Elle suggère que la capacité d’accueil des entreprises est probablement le goulot de la chaîne : premières expériences et apprentissage supposent de 250 000 à 300 000 postes d’accueil par an, soit quatre à cinq par entreprise si les seules 60 000 entreprises accompagnées accueillaient tous les jeunes.29 Le programme chiffre les entrées ; aucun texte ne fixe de taux d’insertion ni de cible d’emploi durable.

La couverture sanitaire : de l’immatriculation à l’accès

Selon la note de présentation du projet de loi de finances 2026, rapportée par la presse, l’AMO couvrait plus de 32 millions de bénéficiaires en 2025, soit environ 88 % de la population, contre 42 % avant la généralisation.30 Des données rapportées par la presse à partir de la Cour des comptes retiennent d’autres catégories : environ 31,94 millions de personnes immatriculées à la fin de 2024, au plus 25,6 millions de bénéficiaires effectifs, soit un taux effectif d’environ 70 % hors régimes spécifiques.31 L’écart arithmétique entre ces deux chiffres, d’environ 6,3 millions, est un calcul de l’IGH : il ne mesure pas la population privée de couverture. Trois niveaux doivent être distingués — l’immatriculation administrative, la couverture effective et l’accès réel aux prestations —, et ces données ne mesurent pas le troisième. Les mêmes comptes rendus mentionnent des dépenses d’assurance en hausse de 83 % entre 2022 et 2024 contre 36 % pour les ressources, et une part d’environ 91 % du secteur privé dans les dépenses de soins.32

Passer de la couverture à l’accès effectif, c’est agir sur l’offre — territoires, urgences, parcours de soins, ressources humaines — plus que sur le droit. Or l’accès effectif accroît la demande de soins solvabilisée, donc la dépense, alors que la viabilité de l’AMO suppose qu’elle reste finançable. Le programme annonce un parcours de soins, un système d’information sanitaire unifié et la mise à niveau des établissements, sans que les textes d’octobre en précisent le financement.33

Les territoires : trois montants, une capacité à établir

Le discours royal exige la mise en œuvre pleine de la Charte de la déconcentration : « aucun retard ni atermoiement n’est plus tolérable ».34 Le programme annonce des transferts aux régions d’au moins 12 Mds DH par an à partir de 2027, des contrats-programmes généralisés et une nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré.35

Trois montants circulent, de nature différente. Les 12 Mds DH désignent des transferts annuels aux régions. Les 25 Mds DH du communiqué sont des crédits du PLF 2027 pour les programmes territoriaux, et ne concernent pas l’ensemble du projet de loi.36 Les plus de 210 Mds DH sur huit ans, issus d’un cadrage rapporté par la presse, n’ont ni périmètre ni articulation avec les deux autres établis ; le texte consulté ne dit pas s’il s’agit de dépenses entièrement nouvelles.37 Ces montants sont présentés séparément : aucun total n’est produit tant que leurs périmètres, périodes et bénéficiaires ne sont pas établis.

La capacité des régions à engager ces ressources conditionne leur effet : ingénierie de projet, clés de répartition, textes d’application. Le programme des centres ruraux émergents annoncé en novembre 2025 prévoit 77 centres, dont 36 pilotes dotés de 2,8 Mds DH ;38 pour l’aide de 40 000 dirhams au logement rural visant 100 000 logements, le calcul de l’IGH donne un plafond théorique de 4 Mds DH sous cette hypothèse, et non le budget officiel du programme.39 Ces dispositifs visent les mêmes espaces avec des calendriers et des procédures différents.

Lecture

Le programme est précis sur les ressources et les réalisations — flux de formation, logements, transferts — et beaucoup moins sur les effets : insertion durable, accès effectif aux soins, intégration des territoires. Une demande intérieure soutenue par le logement rural, des entreprises locales mobilisées et des services publics qui rendent les territoires attractifs peuvent renforcer la cohésion ; ce sont des effets possibles, non des engagements. Ils supposent une chaîne de conversion — ressources, activités, réalisations, effets — dont seuls les deux premiers maillons sont aujourd’hui documentés.

Quatrième partie — Ouverture internationale et autonomie stratégique

La souveraineté ne se réduit pas à l’autarcie, et le programme ne la présente pas ainsi : il associe ses priorités à l’attraction d’investissements, à des partenariats et à la poursuite des initiatives royales africaines et atlantiques. La question est celle de la maîtrise des interdépendances. Le programme met en avant des atouts — proximité des marchés européens, ancrage africain, façade atlantique, stabilité institutionnelle — et réaffirme les constantes de la politique extérieure, dont la place centrale du Sahara occidental marocain.40 Le discours royal ajoute une inflexion : le Royaume s’y définit comme un partenaire responsable et fiable, juge que le modèle de coopération migratoire est arrivé à ses limites, rejette toute pression et annonce un document stratégique de co-développement, de compétitivité économique et de stabilité régionale.41

Trois catégories de dépendances

Les textes ne classent pas leurs dépendances. L’IGH en propose une lecture : les dépendances acceptables s’inscrivent dans des relations diversifiées et réversibles, ou ne touchent aucune fonction critique ; les dépendances qui créent une vulnérabilité portent sur une fonction essentielle sans substitut ni stock ; les capacités de maîtrise — stocks, infrastructures alternatives, compétences, fournisseurs nationaux, partenariats multiples — permettent de les réduire. Faute de données sur approvisionnements, stocks et fournisseurs, cette classification ne permet pas de conclure à une vulnérabilité particulière.

Cinq canaux, à l’état d’hypothèses

Cinq voies permettent d’imaginer que ce qui est construit à l’intérieur renforce la position extérieure : l’énergie (hydrogène vert, infrastructures gazières), qui peut faire du Maroc un partenaire d’approvisionnement ; les ports et corridors, qui peuvent lui conférer un rôle entre l’Europe, l’Afrique et l’Atlantique ; la résilience alimentaire et hydrique, qui réduit l’exposition aux pressions ; la formation et la mobilité professionnelle encadrée, que le document de co-développement pourrait organiser ; l’intégration industrielle, qui approfondit l’intérêt réciproque à la stabilité de la relation.

Ces canaux sont des hypothèses de lecture : aucun texte ne démontre que les capacités intérieures se convertiront en capacité de négociation. Leur vérification dépendra de faits — accords signés, volumes échangés, capacités mises en service — plus que de déclarations. Des tensions existent : la mobilité légale offre une issue à des jeunes que l’économie n’absorbe pas encore, tandis que la rétention des diplômés vise à les garder ; l’ouverture aux capitaux étrangers renforce les capacités nationales si les transferts de compétences et la création de valeur locale sont organisés, ce que les textes d’octobre ne détaillent pas. Le document stratégique annoncé par le roi, dont le contenu et le calendrier sont inconnus, sera le premier marqueur à observer.42

Conclusion — De l’ambition à la capacité souveraine

Dans quelle mesure les orientations et engagements de 2026–2031 peuvent-ils renforcer les capacités souveraines du Maroc ? La réponse est différenciée : la trajectoire est nette dans son orientation, documentée dans certains acquis, conditionnelle dans la plupart de ses réalisations et inégalement mesurable. Le tableau ci-dessous sépare ce qui est attesté de ce qui reste à établir.

DomaineAcquis documentéAmbition annoncéeCondition de conversion
EauCapacité de dessalement d’eau de mer de 179 millions de m³ par an (2023)1,8 milliard de m³ mobilisés en 2031Plan national de l’eau ; énergie des stations
Énergie45,5 % de la puissance installée à la mi-2025 (source rapportée, de seconde main)Plus de 52 % en 2030 ; hydrogène vert ; gazDénominateur de la cible ; calendrier des infrastructures
AlimentationPart des semences nationales de 20 %50 % pendant la législature ; stocksChaîne semencière ; règles d’exportation
Production nationaleCharte de l’investissement en vigueur30 % des marchés publics aux PME ; 60 000 entreprises accompagnéesCapacité de réponse des PME ; modalités et périmètre de la mesure
Défense et merAucun texte consulté n’établit une capacitéBase industrielle de défense ; flotte marchandeCadre juridique ; financement ; filières
SantéCouverture annoncée de 88 % (2025) ; au plus 25,6 millions de bénéficiaires effectifs (source secondaire, date non établie)Accès effectif ; parcours de soinsOffre de soins ; financement de l’assurance
TerritoiresProgramme de centres ruraux annoncé (77 centres)12 Mds DH par an de transferts ; programmes intégrésIngénierie des régions ; périmètre des montants
PartenariatsInitiatives africaines et atlantiques engagéesDocument stratégique de co-développementContenu et calendrier du document

Tableau 2 — Acquis documentés, ambitions annoncées et conditions de conversion (qualification IGH ; sources aux notes du texte).

La consolidation de la souveraineté ne tient pas à un facteur unique, mais à six mécanismes de conversion que les textes d’octobre n’établissent pas encore.

  • Le couplage de l’eau et de l’énergie. Le changement d’échelle du dessalement fait dépendre la sécurité hydrique d’une énergie dont la source n’est pas précisée.
  • La transformation de la commande publique en capacités productives nationales. La réservation des marchés ne produit un approvisionnement national que si des entreprises peuvent s’y qualifier, et la substitution aux importations ne réduit pas, à elle seule, la dépendance aux intrants et aux technologies.
  • Le passage de la formation à l’emploi durable et à la maîtrise des compétences. Les flux de formation n’ont d’effet que si des postes d’accueil existent, et ne disent rien de la maîtrise technologique.
  • Le passage de la couverture administrative à l’accès effectif. L’écart arithmétique indicatif d’environ 6,3 millions entre immatriculés et bénéficiaires effectifs de l’AMO, dont la comparabilité n’est pas établie, rappelle que l’inscription n’est pas la couverture effective, ni celle-ci l’accès aux soins.
  • L’aptitude des institutions et des territoires à convertir des ressources en résultats mesurables. Des montants non additionnables ne deviennent des décisions territoriales qu’avec une ingénierie, des clés de répartition et des textes d’application.
  • La maîtrise des interdépendances internationales. Les canaux entre capacités intérieures et position extérieure restent des hypothèses tant que des accords, des volumes et des capacités mises en service ne les confirment pas.

Ces conversions se succèdent : une ambition devient une capacité souveraine lorsque l’instrument qui la porte est publié — loi, plan, texte d’application —, puis financé, puis réalisé, enfin lorsque son effet est vérifiable sur la population, l’économie ou la marge de décision du pays. Les textes d’octobre se situent pour l’essentiel aux deux premiers maillons : l’inventaire de l’étude complète de l’IGH recense trente-trois instruments à produire ou à faire aboutir, avec un échelonnement sur le mandat ; cet inventaire n’est pas nécessairement exhaustif et ne correspond pas à un inventaire officiel. Le programme fixe en outre un objectif annoncé de croissance moyenne de 5 % sur 2027–2031 ; rapproché d’une hypothèse de 4,1 % pour 2027, il implique, par un calcul arithmétique de l’IGH, environ 5,2 % en moyenne sur 2028–2031, qui n’est ni une prévision officielle ni une évaluation de faisabilité.43 L’exécution est ici une condition de la consolidation, non son objet : l’analyse ne conclut ni à la suffisance ni à l’insuffisance des moyens budgétaires.

Plusieurs éléments permettront de mettre cette lecture à l’épreuve : le texte détaillé du PLF 2027, qui dira si les engagements ont des crédits en regard ; la publication du plan national de l’eau, de la feuille de route gazière, du cadre de l’intelligence artificielle, du cadre juridique de la base industrielle de défense et du document de co-développement ; les premiers contrats-programmes et transferts aux régions ; des situations de référence permettant de comparer ce qui aura été annoncé, autorisé, engagé et réalisé. Si ces éléments convergent, la trajectoire se consolidera ; s’ils tardent ou se contredisent, la lecture proposée ici devra être révisée.

Notes de fin

1. La Rédaction, « Discours royal : Le Roi Mohammed VI fixe les priorités de la nouvelle législature », Finances News Hebdo, 9 octobre 2026, https://fnh.ma/articles/discours-royal-mohammed-vi-fixe-les-priorites-de-la-nouvelle-legislature-texte-integral (texte intégral reproduit par la presse); La Rédaction, « Ouverture du Parlement : le roi Mohammed VI appelle à accélérer les réformes et à repenser la coopération migratoire », TelQuel, 9 octobre 2026, https://telquel.ma/instant-t/2026/10/09/rentree-du-parlement-le-texte-integral-du-discours-royal_2012358 (compte rendu de presse).

2. Le360 (avec la Maghreb Arabe Presse, MAP), « Le roi Mohammed VI préside un Conseil des ministres consacré au projet de loi de finances », Le360, 17 octobre 2026, https://fr.le360.ma/politique/le-roi-mohammed-vi-preside-un-conseil-des-ministres-consacre-au-projet-de-loi-de-finances_Q2Y5JFZE4RHPBGDZHDQCPQ6C7Q/ (compte rendu de presse du communiqué du Cabinet royal); La Rédaction, « PLF 2027 : Le Roi Mohammed VI préside un Conseil des ministres consacré aux grandes orientations budgétaires », Finances News Hebdo, 17 octobre 2026, https://fnh.ma/articles/plf-2027-le-roi-mohammed-vi-preside-un-conseil-des-ministres-consacre-aux-grandes-orientations-budgetaires (compte rendu de presse du communiqué du Cabinet royal).

3. Gouvernement du Royaume du Maroc, Programme gouvernemental 2026–2031 (déclaration gouvernementale présentée par Fatima Ezzahra El Mansouri devant la Chambre des représentants, 19 octobre 2026), texte arabe de trente et une pages, copie intégrale du texte reçue par l’Institut Géopolitique Horizons (IGH) (source primaire).

4. La Rédaction, « Discours royal ».

5. Le360, « Le roi Mohammed VI préside un Conseil des ministres ».

6. Gouvernement du Royaume du Maroc, Programme gouvernemental 2026–2031.

7. La Rédaction, « Discours royal ».

8. Le360, « Le roi Mohammed VI préside un Conseil des ministres ».

9. Gouvernement du Royaume du Maroc, Programme gouvernemental 2026–2031.

10. Gouvernement du Royaume du Maroc, Programme gouvernemental 2026–2031.

11. La Rédaction, « Eau : le Maroc vise 1,7 milliard de m³ d’eau dessalée par an d’ici 2030 », TelQuel, 10 juillet 2025, https://telquel.ma/instant-t/2025/07/10/eau-le-maroc-vise-17-milliard-de-m%C2%B3-deau-dessalee-par-an-dici-2030_1941777/ (annonce du ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka).

12. La Rédaction, « Stations de dessalement : la capacité installée atteint 179 millions de m3 par an », TelQuel, 11 juillet 2023, https://telquel.ma/instant-t/2023/07/11/station-de-dessalement-la-capacite-installee-atteint-les-179-millions-m3-an-sur-les-12-unites-operationnelles_1820699/.

13. Calcul IGH : 1 800 / 147 ≈ 12,2 ; 1 800 / 179 ≈ 10,1 (millions de mètres cubes). Les trois grandeurs — production 2023, capacité installée 2023, volume « mobilisé » 2031 — ne sont pas de même nature.

14. La Rédaction, « Eau : le Maroc vise 1,7 milliard de m³ ».

15. Gouvernement du Royaume du Maroc, Programme gouvernemental 2026–2031.

16. Gouvernement du Royaume du Maroc, Programme gouvernemental 2026–2031.

17. Khadija Khettou, « Énergies renouvelables : Le Maroc accélère sa transition et vise 52 % d’ici 2030 », Hespress Français, 27 mars 2025, https://fr.hespress.com/416951-416951.html.

18. Mohamed A., « Le Maroc visait 52 % d’énergies renouvelables en 2030, il pourrait y arriver dès 2028 », Bladi.net, 20 août 2026, https://www.bladi.net/maroc-visait-energies-renouvelables-pourrait-arriver,123242.html (source secondaire citant le bilan consacré au Maroc du programme de coopération photovoltaïque de l’Agence internationale de l’énergie ; bilan non consulté directement).

19. Gouvernement du Royaume du Maroc, Programme gouvernemental 2026–2031.

20. La Rédaction, « Discours royal ».

21. Gouvernement du Royaume du Maroc, Programme gouvernemental 2026–2031.

22. Gouvernement du Royaume du Maroc, Programme gouvernemental 2026–2031.

23. La Rédaction, « Programme gouvernemental : El Mansouri dévoile ses sept priorités pour 2026-2031 », Finances News Hebdo, 19 octobre 2026, https://fnh.ma/articles/programme-gouvernemental-2026-2031-mansouri (compte rendu de presse); La Rédaction, « Programme gouvernemental 2026-2031 : les sept grandes priorités annoncées par El Mansouri », Le Matin, 19 octobre 2026, https://lematin.ma/nation/programme-gouvernemental-2026-2031-les-sept-priorites-del-mansouri/371175 (compte rendu de presse).

24. Gouvernement du Royaume du Maroc, Programme gouvernemental 2026–2031.

25. Gouvernement du Royaume du Maroc, Programme gouvernemental 2026–2031.

26. Gouvernement du Royaume du Maroc, Programme gouvernemental 2026–2031.

27. Gouvernement du Royaume du Maroc, Programme gouvernemental 2026–2031.

28. Calculs IGH : 100 000 + 100 000 + (150 000 à 200 000) = 350 000 à 400 000 places par an ; × 5 années (2027–2031) = 1,75 à 2 millions ; 300 000 × 5 = 1,5 million. L’addition suppose, sans que le programme le garantisse, des dispositifs autonomes et sans doubles comptes ; tous les bénéficiaires ne relèvent pas du public du stock.

29. Calcul IGH : 250 000 à 300 000 / 60 000 ≈ 4,2 à 5. Illustration arithmétique, non une hypothèse du programme.

30. La Rédaction, « Généralisation de l’AMO : plus de 32 millions de bénéficiaires en 2025 », Finances News Hebdo, 21 octobre 2025, https://fnh.ma/articles/amo-maroc-plf-2026 (article rapportant la note de présentation du PLF 2026 du ministère de l’Économie et des Finances ; note non consultée directement).

31. La Rédaction, « Le taux des bénéficiaires effectifs de l’assurance maladie obligatoire s’élève à 70% », TelQuel, 29 janvier 2026, https://telquel.ma/instant-t/2026/01/29/le-taux-des-beneficiaires-effectifs-de-lassurance-maladie-obligatoire-seleve-a-70_1972968/ (article rapportant le rapport annuel 2024–2025 de la Cour des comptes ; rapport non consulté directement). Calcul IGH : 31,94 − 25,6 ≈ 6,3 millions, écart arithmétique indicatif. La date propre au chiffre de 25,6 millions n’est pas distinguée dans l’article, qui date l’immatriculation de la fin de 2024 ; la comparabilité des deux données (date, périmètre) n’est pas établie. Elles ne se comparent pas aux 88 % de la note budgétaire (2025), dont les définitions diffèrent.

32. La Rédaction, « Le taux des bénéficiaires effectifs ».

33. Gouvernement du Royaume du Maroc, Programme gouvernemental 2026–2031.

34. La Rédaction, « Discours royal ».

35. Gouvernement du Royaume du Maroc, Programme gouvernemental 2026–2031; La Rédaction, « PLF 2027 : 210 milliards de DH pour donner plus de poids aux territoires », Finances News Hebdo, 17 août 2026, https://fnh.ma/article/alaune/plf-2027-donner-plus-de-poids-aux-territoires.

36. Le360, « Le roi Mohammed VI préside un Conseil des ministres ».

37. La Rédaction, « 210 milliards de DH ».

38. Maghreb Arabe Presse (MAP), « Le PLF-2026 renforce le développement rural intégré avec le lancement de 36 centres pilotes pour 2,8 MMDH [milliards de dirhams] », Maroc.ma, 26 novembre 2025, https://maroc.ma/fr/actualites/le-plf-2026-renforce-le-developpement-rural-integre-avec-le-lancement-de-36-centres-pilotes-pour-28 (annonce du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, devant la Chambre des conseillers, 25 novembre 2025).

39. Gouvernement du Royaume du Maroc, Programme gouvernemental 2026–2031. Calcul IGH : 100 000 × 40 000 DH = 4 Mds DH. Aucune source budgétaire consultée ne confirme ce montant comme budget du programme ; le calendrier de décaissement n’est pas précisé.

40. Gouvernement du Royaume du Maroc, Programme gouvernemental 2026–2031.

41. La Rédaction, « Discours royal »; La Rédaction, « Ouverture du Parlement ».

42. La Rédaction, « Discours royal ».

43. Gouvernement du Royaume du Maroc, Programme gouvernemental 2026–2031; La Rédaction, « PLF 2027 : entre cap social et rigueur budgétaire », Le360, 9 août 2026, https://fr.le360.ma/economie/plf-2027-entre-cap-social-et-rigueur-budgetaire_2EEVU6PCRNFXVBQ7FZKKNKA3LQ/ (revue de presse tirée de Challenge ; hypothèse de croissance de 4,1 % pour 2027). Calcul IGH : (5 × 5 − 4,1) / 4 ≈ 5,2. Inventaire de 33 instruments établi dans l’étude intégrale de l’IGH (9 textes législatifs ou réglementaires, 7 réformes de régimes ou d’institutions, 9 plans, stratégies et feuilles de route, 8 programmes, aides et fonds) ; non limitatif.

POUR ALLER PLUS LOIN

Cette publication synthétise les principaux enseignements d’une étude stratégique approfondie de l’Institut Géopolitique Horizons consacrée à la trajectoire du Maroc à l’horizon 2031.

L’étude complète développe l’analyse des instruments de politique publique, des capacités nationales et des conditions de consolidation de la souveraineté du Royaume.

L’étude stratégique complète est disponible sur demande : contact@horizons.ma

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