Institut Géopolitique Horizons IGH
No Result
View All Result
  • Login
  • Accueil
  • Actualités
  • Afrique
  • Maghreb
    • Maroc
    • Algérie
    • Sahel
    • Tunisie
    • Libye
    • Mauritanie
  • Documents
    • Communiqués de presse
    • Note d’Orientation Stratégique
  • Monde
  • Podcast
  • Qui sommes-nous?
S'abonner
Mon Compte
  • Accueil
  • Actualités
  • Afrique
  • Maghreb
    • Maroc
    • Algérie
    • Sahel
    • Tunisie
    • Libye
    • Mauritanie
  • Documents
    • Communiqués de presse
    • Note d’Orientation Stratégique
  • Monde
  • Podcast
  • Qui sommes-nous?
No Result
View All Result
Institut Géopolitique Horizons IGH
No Result
View All Result
Accueil Actualités

La Souveraineté Communicationnelle du Makhzen

Ce qu'une parole religieuse a produit sans jamais le dire — Sebta, le Mawlid et la réception espagnole

Institut Géopolitique Horizons by Institut Géopolitique Horizons
25 août 2026
in Actualités, Analyse Stratégique, Guerre Cognitive, Maroc
Reading Time: 14 mins read
97.9k
A A
0
La Souveraineté Communicationnelle du Makhzen
INSTITUT GÉOPOLITIQUE HORIZONS
Note d’intelligence stratégique — IGH-NIS-2026-08-25-01
La souveraineté communicationnelle du Makhzen
Ce qu’une parole religieuse a produit sans jamais le dire — Sebta, le Mawlid et la réception espagnole
Département Analyse — 25 août 2026

Une veillée religieuse au Palais royal de Rabat. Un ministre des Habous qui n’est pas chargé de la diplomatie. L’évocation de savants nés à Sebta et le rappel d’une mobilisation historique pour la récupération de villes occupées sur la façade atlantique. Aucune déclaration diplomatique. Aucune revendication territoriale formulée. Et pourtant, en moins de vingt-quatre heures, un Conseil de sécurité nationale convoqué à Madrid, une déclaration inédite dans l’histoire espagnole, une cascade de comparutions ministérielles et une classe politique en ordre de bataille. Comment une parole qui ne dit officiellement rien de géopolitique peut-elle produire un effet géopolitique de cette ampleur ? La réponse tient moins au contenu du discours qu’à la manière dont le Makhzen maîtrise les conditions mêmes de sa parole.

I. Une cérémonie religieuse devenue événement géopolitique

Le 24 août 2026, au Palais royal de Rabat, le Roi Mohammed VI préside la veillée du Mawlid Ennabaoui, en présence du prince héritier Moulay Hassan, du chef du gouvernement, des présidents des deux Chambres, du corps diplomatique islamique et d’un large aréopage religieux et civil. Le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Taoufiq, y prononce le discours traditionnel de la cérémonie. Il y évoque des figures religieuses nées à Sebta — le cadi Iyad, Abû al-‘Abbâs al-Zafî, l’imam al-Jazûlî — puis rappelle la mobilisation historique des Marocains, adossée aux textes soufis, pour la libération de villes occupées sur la façade atlantique. Ni « Sebta » ni « Mellilia » ne sont nommément désignées ; le contexte géographique et historique suffit à orienter l’écoute.

Le discours n’est ni un communiqué diplomatique ni une note adressée à Madrid. Il n’est prononcé ni par le ministre des Affaires étrangères, ni dans une conférence de presse, ni dans un cadre bilatéral. C’est une parole religieuse, prononcée dans un cadre cérémoniel, par un responsable dont le portefeuille relève du culte et du patrimoine spirituel.

Le contraste avec ce qui suit est saisissant. Relayé dans la nuit par l’agence MAP, le passage circule en quelques heures dans la presse espagnole, qui le lit comme une réactivation de la question de Sebta et de Mellilia. Le lendemain, Madrid convoque un Conseil de sécurité nationale, déclare pour la première fois de son histoire une « situation d’intérêt pour la sécurité nationale » à Sebta, et voit l’ensemble de son gouvernement défiler devant le Congrès. Aucun de ces éléments n’a pourtant été explicitement énoncé par Rabat. C’est cet écart entre l’absence de déclaration et l’ampleur de la réaction qui constitue le véritable objet de cette note.

II. Le contrôle du temps — une souveraineté temporelle

La communication politique contemporaine obéit, dans sa grande majorité, à une logique d’urgence : un événement survient, l’actualité en continu impose une demande de réaction, l’acteur politique répond, l’adversaire contre-répond. Le silence lui-même y devient un signal — une absence de réaction est aussitôt interprétée comme un aveu, une faiblesse ou une esquive. Dans ce régime, l’acteur politique perd progressivement la maîtrise de son propre agenda : c’est l’actualité qui décide quand il doit parler.

Le Makhzen peut se soustraire à cette temporalité. Rien ne l’oblige à répondre parce qu’une crise migratoire occupe les chaînes d’information espagnoles, ni à intervenir parce qu’un ministre a exigé une clarification. Il peut observer, laisser la séquence se dérouler, et choisir son propre moment. Or le moment retenu ici — la veillée du Mawlid — n’appartient ni au calendrier médiatique espagnol ni au tempo de la crise migratoire de Sebta. Il appartient au calendrier religieux et institutionnel marocain, fixé de longue date, indépendant de toute actualité bilatérale.

Cette maîtrise du quand constitue la première dimension de la souveraineté communicationnelle du Makhzen. Elle ne consiste pas à répondre plus vite ou plus fort que les autres acteurs du flux continu ; elle consiste à ne pas reconnaître que ce flux ait autorité sur le moment de sa propre parole.

III. Le contrôle du cadre — une souveraineté scénographique

Analyser un tel discours par son seul contenu textuel serait incomplet. Le dispositif d’énonciation — le lieu, l’occasion, l’assistance, le protocole — fait partie intégrante du message.

La parole n’est pas prononcée sur un plateau de télévision, dans un colloque universitaire ou lors d’une conférence de presse diplomatique. Elle l’est au sein du Palais royal, lors d’une cérémonie religieuse présidée par le Roi, en présence du gouvernement, des deux Chambres, des Forces armées royales et du corps diplomatique islamique. Cette scénographie s’inscrit dans la tradition des Makhzaniyât, cet ensemble de manifestations cérémonielles et protocolaires organisées autour de la personne du souverain, qui structure depuis des siècles la vie institutionnelle marocaine.

La même phrase, prononcée dans une interview ou un article universitaire, n’aurait pas produit la même portée. Le cadre confère à la parole une densité institutionnelle et une visibilité qu’aucun autre contexte ne lui aurait données — sans pour autant la faire basculer dans le registre diplomatique. On se situe dans une catégorie intermédiaire, difficile à nommer dans le vocabulaire habituel des relations internationales : une parole institutionnelle, non diplomatique dans sa forme, mais susceptible de produire des effets politiques.

IV. Qui parle, et dans quel langage — souverainetés énonciative et discursive

Ahmed Taoufiq n’est pas le porte-parole de la diplomatie marocaine. Son ministère relève du culte, du patrimoine religieux et des affaires islamiques. C’est précisément ce qui rend la séquence intéressante : une question susceptible d’intéresser la diplomatie peut être mise en résonance par un acteur qui n’en relève pas, dans un registre — l’histoire, la mémoire, le patrimoine spirituel — qui n’est pas celui de la diplomatie.

Face à une crise territoriale, la communication contemporaine attend généralement un vocabulaire identifiable : souveraineté, frontières, négociation, droit international. Le Makhzen peut refuser ce registre imposé et choisir de parler d’histoire plutôt que de diplomatie, de mémoire plutôt que de frontières, de continuité spirituelle plutôt que de contentieux territorial. Le discours de la veillée du Mawlid ne mentionne à aucun moment la souveraineté sur Sebta : il évoque un patrimoine religieux, des savants, une mobilisation spirituelle ancienne. C’est ce déplacement — parler de géopolitique sans employer le langage de la géopolitique — qui constitue la troisième et la quatrième dimension de cette souveraineté communicationnelle : le choix de qui parle, et le choix du registre dans lequel on parle.

V. Sebta : une réinscription civilisationnelle

Le passage consacré à Sebta ne doit pas être réduit à une revendication territoriale : l’opération qu’il opère est d’une autre nature. En rappelant que le cadi Iyad et d’autres figures majeures de la tradition religieuse marocaine sont originaires de cette ville, le discours réinscrit Sebta dans une géographie intellectuelle, religieuse et civilisationnelle marocaine — non dans une géographie juridique ou politique.

Il faut noter, à cet égard, un détail que l’historiographie du Mawlid documente de longue date : c’est une famille originaire de Sebta, les Banû al-‘Azafî, qui codifia et diffusa au XIIIe siècle la célébration même du Mawlid Ennabaoui dans l’Occident musulman. Le cadre cérémoniel choisi pour ce discours entretient ainsi, indépendamment de toute intention explicite, un rapport de continuité historique avec la ville dont il est question. Cette coïncidence structurelle mérite d’être relevée sans qu’on lui prête davantage de signification que ce qu’elle documente objectivement : un lien ancien entre Sebta et l’histoire religieuse marocaine, antérieur de plusieurs siècles à toute controverse territoriale contemporaine.

La formule qui rend justice à cette opération n’est donc pas « le Maroc revendique Sebta dans ce discours », mais plutôt : Sebta est réinscrite dans une continuité intellectuelle, religieuse et civilisationnelle marocaine. La distinction est décisive. Une revendication porte sur la souveraineté et relève du terrain diplomatique et juridique. Une réinscription mémorielle porte sur l’histoire et relève d’un tout autre terrain — un terrain qui peut, à certains égards, être plus profond que le premier, précisément parce qu’il ne se discute pas dans les mêmes termes.

VI. Les villes atlantiques et la mémoire du temps long

Le discours rappelle également la mobilisation historique des Marocains pour la récupération de villes occupées sur la façade atlantique — un précédent qui renvoie à des situations territoriales aujourd’hui bien connues, dont certaines furent, à certaines périodes, sous administration ou présence espagnole, avant que l’histoire n’évolue.

À aucun moment le discours n’établit de parallèle explicite entre ces précédents et la situation actuelle de Sebta. Il serait donc méthodologiquement incorrect d’y lire une annonce ou une prédiction. Mais l’effet de la mémoire historique ainsi convoquée n’en est pas moins réel : elle rappelle qu’une situation territoriale perçue comme définitivement stabilisée dans le temps court ne l’est pas nécessairement à l’échelle du temps long. Ce n’est pas une prédiction ; c’est la réactivation d’une possibilité historique, une mise en perspective plutôt qu’une annonce.

VII. La non-conclusion stratégique

Le mécanisme le plus significatif de la séquence tient sans doute à ce qu’elle ne dit pas.

On peut distinguer plusieurs niveaux de sens dans un tel discours : ce qui est littéralement énoncé ; ce que le contexte immédiat permet d’y associer ; les références historiques et mémorielles qu’il active ; et la conclusion que le destinataire peut lui-même en tirer. Le discours de la veillée du Mawlid s’arrête au troisième niveau. Il ne prononce jamais le quatrième.

Sebta y est intégrée à la géographie religieuse marocaine. La mobilisation historique pour la récupération de villes occupées y est rappelée. Mais aucune phrase ne dit que « Sebta doit être récupérée », que « l’histoire doit se répéter », ou que « l’Espagne doit quitter Sebta ». C’est au destinataire d’établir lui-même, s’il le souhaite, la connexion entre ces éléments. Cette mécanique peut être qualifiée de non-conclusion stratégique : le pouvoir fournit les éléments d’un raisonnement sans en prononcer la conclusion, et demeure ainsi maître de la frontière entre ce qu’il a dit et ce que d’autres ont compris.

VIII. La réception espagnole comme acte de décodage

C’est précisément cette frontière que la séquence espagnole des 24 et 25 août vient éclairer — non pas en révélant une intention marocaine, mais en donnant à voir, avec une netteté rare, comment une réception politique peut à elle seule transformer une parole religieuse en événement géopolitique.

Le passage consacré à Sebta est relayé dans la nuit par l’agence MAP. Dès le matin du 25 août, le média espagnol Démocrata.es publie un article titrant sur une « réouverture » marocaine de la revendication sur Sebta et Mellilia, reliant le discours de Taoufiq à des déclarations antérieures d’Abdellatif Ouahbi. Les réseaux sociaux espagnols relaient l’information sous des mots-clics associant Sebta, Mellilia, le Maroc et le président du gouvernement. Aucun de ces relais n’émane de Rabat ; ils constituent, de bout en bout, une lecture produite du côté espagnol.

Cette lecture déclenche, en quelques heures, une cascade institutionnelle sans précédent. Pedro Sánchez convoque, vingt-six jours après le début de la crise migratoire de Sebta, un Conseil de sécurité nationale, et déclare — une première dans l’histoire espagnole — une « situation d’intérêt pour la sécurité nationale » pour la ville, plaçant sa gestion sous un commandement unique confié à Ángel Víctor Torres. Le ministère des Affaires étrangères réaffirme, par la voix de ses services, que Sebta et Mellilia sont des villes espagnoles dont la souveraineté n’est pas négociable, et dément formellement des rumeurs, attribuées à des sources marocaines anonymes, selon lesquelles le chef de la diplomatie José Manuel Albares aurait accepté d’ouvrir un dialogue sur le statut de Sebta. La ministre de la Défense, Margarita Robles, devant le Congrès, reprend et amplifie sa formule selon laquelle les deux villes sont « españolísimas e intocables », présente des excuses aux habitants qui se sont sentis abandonnés, et évoque — sans nommer Rabat — l’hypothèse d’acteurs intéressés ayant pu exploiter la crise à des fins de déstabilisation. Le ministère de l’Intérieur présente le même jour deux avant-projets de loi sur l’asile et les étrangers, et la porte-parole du gouvernement présente Sebta comme le cœur battant de l’Espagne.

Sur la scène politique, le Parti populaire accuse le gouvernement de « trahison » et de « démission », Vox parle d’« invasion » et évoque une implication marocaine sans l’établir, tandis que les alliés du gouvernement défendent la fermeté de Robles tout en reconnaissant la tardiveté de la réponse de l’exécutif. La presse espagnole, de la droite conservatrice à la gauche, couvre la séquence en la reliant systématiquement à une lecture de « pression marocaine ».

Il importe de souligner ce que cette chronologie établit, et ce qu’elle n’établit pas. Elle établit qu’un discours religieux, sans mention explicite ni de Sebta ni de Mellilia, sans revendication formulée et sans acte diplomatique, a suffi à déclencher en moins de vingt-quatre heures l’activation de mécanismes de sécurité nationale inédits en Espagne. Elle n’établit en rien une intention marocaine de provoquer cette réaction, ni a fortiori une quelconque coordination entre le contenu du discours et son exploitation politique à Madrid — il n’est pas possible d’établir une intention non explicitement formulée. Ce que la séquence donne à observer, c’est un mécanisme : le destinataire ne se contente pas de répondre au message, il en produit publiquement une partie de la portée politique. La réaction espagnole devient elle-même, indépendamment de l’intention réelle de l’émetteur, l’un des éléments constitutifs de l’événement géopolitique.

IX. La souveraineté communicationnelle du Makhzen : essai de définition

Ces observations permettent de dégager le concept qui donne son titre à cette note. La souveraineté communicationnelle du Makhzen peut être définie comme la capacité d’une institution historique à conserver la maîtrise autonome du moment, du cadre, de l’énonciateur, du registre et du degré d’explicitation de sa parole, indépendamment des injonctions de l’actualité — tout en laissant la réception du destinataire produire une partie de ses effets politiques.

Ce concept se décline en six dimensions : la souveraineté temporelle, qui porte sur le choix du moment ; la souveraineté scénographique, qui porte sur le choix du cadre ; la souveraineté énonciative, qui porte sur le choix de qui parle ; la souveraineté discursive, qui porte sur le choix du registre et du sujet apparent ; la souveraineté sur l’explicitation, qui porte sur ce qui est dit, suggéré ou tu ; et la maîtrise indirecte de la réception, par laquelle l’institution construit un dispositif dont la réaction du destinataire devient elle-même partie intégrante de la communication.

Aucune de ces dimensions ne suppose une intention univoque ni un plan préétabli. Elles décrivent un système de conditions — un ensemble de choix structurels dont l’effet cumulé peut produire une portée politique majeure, sans qu’aucun acte isolé ne puisse être qualifié, à lui seul, de déclaration diplomatique.

QU’EST-CE QUE LE MAKHZEN ?

Le terme Makhzen, de l’arabe makhzan, dérive de la racine khazana — conserver, mettre en réserve. Il désigne à l’origine un lieu de stockage des ressources du pouvoir : impôts en nature, provisions, armes, métaux précieux. On le retrouve, dans les textes institutionnels marocains, dès l’époque almohade, pour désigner le trésor califal.

Son sens s’élargit progressivement. Le Makhzen ne désigne plus seulement le lieu où sont conservées les ressources, mais les structures chargées de les collecter, de les administrer et de les défendre. Sous les Saadiens, il acquiert une dimension administrative et politique beaucoup plus large, intégrant l’appareil militaire et gouvernemental lié au pouvoir central. Sous les Alaouites, il se consolide, développe ses réseaux territoriaux et ses mécanismes de centralisation et de médiation.

On peut résumer cette trajectoire : trésor, puis appareil fiscal, puis appareil administratif, puis appareil de gouvernement, puis architecture historique de l’État marocain. Il serait donc erroné d’en chercher un fondateur unique, ou de le réduire à une simple administration, à un « régime » au sens occidental du terme, ou à une structure occulte. Le Makhzen dépasse les individus et les gouvernements qui se succèdent : il constitue une architecture de continuité institutionnelle — une profondeur historique qui éclaire son rapport singulier au temps et à la communication.

Conclusion

La séquence étudiée n’est peut-être pas une réponse, au sens diplomatique du terme, à la crise de Sebta. Mais elle constitue un exemple remarquable de ce que cette note propose d’appeler la souveraineté communicationnelle du Makhzen.

Le Makhzen peut refuser que l’actualité décide quand il doit parler, de quoi il doit parler, dans quel langage et avec quel degré de précision. Il peut faire résonner une question géopolitique dans le langage de l’histoire plutôt que dans celui de la diplomatie. Il peut réinscrire un territoire dans une continuité civilisationnelle sans jamais formuler de revendication. Il peut fournir les éléments d’un raisonnement sans en prononcer la conclusion — et laisser cette conclusion advenir dans la réaction de l’autre.

Ce qui s’est joué à Madrid les 24 et 25 août l’illustre à sa manière : un Conseil de sécurité nationale convoqué, une déclaration inédite, une classe politique mobilisée — pour un discours qui n’a jamais nommé ni Sebta ni Mellilia. Dans un monde où le pouvoir semble appartenir à qui parle le plus vite, cette séquence suggère une autre hypothèse : que la véritable souveraineté communicationnelle tient peut-être moins à la capacité d’imposer un message qu’à celle de rester maître des conditions dans lesquelles ce message est produit — et que la preuve d’avoir été entendu réside parfois tout entière dans la réponse à ce qui n’a jamais été officiellement dit.

Sources : agence MAP ; Démocrata.es ; Politico Europe ; Euronews ; NAMPA ; déclarations officielles du gouvernement espagnol relayées par la presse ibérique (El Mundo, La Razón, El Confidencial, La Vanguardia).
IGH-NIS-2026-08-25-01 — Institut Géopolitique Horizons — horizons.ma
Tags: AfriqueCeutaContexte géopolitiquediplomatiediplomatie marocainediscours du Mawlidgéopolitiquegéopolitique du Maghrebgéopolitique MarocIGHIGH Institut Géopolitique Horizonsinstitut géopolitique horizonsLe Roi Mohammed VIMakhzenMarocMelillaMelliliaMohammed 6Mohammed VIMoroccoPrésides occupésRABATrelations Espagne Marocsahara marocainSahara occidentalSebtaSebta et Melliliasouverainetésouveraineté communicationnelle
Share35327Tweet22080Send
Institut Géopolitique Horizons

Institut Géopolitique Horizons

Related Posts

El Mawlid Ennabaoui 2026 : Devant Mohammed VI, le ministre des Habous rattache Sebta au patrimoine religieux marocain
Actualités

El Mawlid Ennabaoui 2026 : Devant Mohammed VI, le ministre des Habous rattache Sebta au patrimoine religieux marocain

24 août 2026
« El Moro » : Une mémoire et un héritage cognitif espagnols en couches
Actualités

« El Moro » : Une mémoire et un héritage cognitif espagnols en couches

24 août 2026
Le Maroc dans le conscient, l’inconscient et le subconscient espagnols
Actualités

Le Maroc dans le conscient, l’inconscient et le subconscient espagnols

24 août 2026
QUI CONNAÎT LE MAROC ?
Actualités

QUI CONNAÎT LE MAROC ?

21 août 2026
MAROC, MARRUECOS, MOROCCO… Et si la Souveraineté Commençait par le Nom ?
Documents Stratégiques

MAROC, MARRUECOS, MOROCCO… Et si la Souveraineté Commençait par le Nom ?

21 août 2026
Sebta, Mellilia : La Batalla del Relato
Actualités

Sebta, Mellilia : La Batalla del Relato

17 août 2026

Articles recommandées

  • All
  • Actualités
La Diplomatie par Procuration : Quand Christopher Ross plaide ce qu’Alger ne peut plus défendre à la  table de négociation

La Diplomatie par Procuration : Quand Christopher Ross plaide ce qu’Alger ne peut plus défendre à la table de négociation

6 mois ago
Le Gazoduc Afrique Atlantique (AAGP), Naissance d’un système géoéconomique

Le Gazoduc Afrique Atlantique (AAGP), Naissance d’un système géoéconomique

1 mois ago
Algérie : Loi sur la mobilisation générale – Analyse prospective et décryptage politico-stratégique

Algérie : Loi sur la mobilisation générale – Analyse prospective et décryptage politico-stratégique

1 an ago
Load More

Articles phares

  • Ghazaouet–Melilla : Quand une « simple ligne voyageurs » devient un enjeu de sécurité nationale

    Ghazaouet–Melilla : Quand une « simple ligne voyageurs » devient un enjeu de sécurité nationale

    88788 shares
    Share 35515 Tweet 22197
  • Assaut Migratoire à Sebta : À Qui Profite Le Timing ?

    88602 shares
    Share 35441 Tweet 22151
  • Tribune : Sebta et Mellilia, La Géopolitique du Momentum

    88591 shares
    Share 35436 Tweet 22148
  • Doctrine frontalière à géométrie variable : l’Espagne, Gibraltar et les enclaves de Sebta et Melilia

    88510 shares
    Share 35404 Tweet 22128
  • La Transformation Silencieuse des FAR

    88480 shares
    Share 35392 Tweet 22120
Twitter LinkedIn
Institut Géopolitique Horizons IGH

L’Institut Géopolitique Horizons (IGH)

Un centre d’expertise indépendant dédié à l’analyse géopolitique des régions du Maghreb, du Sahel et de l’Afrique atlantique. Fondé pour répondre aux besoins croissants de compréhension des dynamiques régionales, notre institut s’engage à produire des analyses rigoureuses et à favoriser le dialogue entre les acteurs de ces territoires.

Articles récents

  • La Souveraineté Communicationnelle du Makhzen 25 août 2026
  • El Mawlid Ennabaoui 2026 : Devant Mohammed VI, le ministre des Habous rattache Sebta au patrimoine religieux marocain 24 août 2026
  • « El Moro » : Une mémoire et un héritage cognitif espagnols en couches 24 août 2026

Catégories

  • Actualités
  • Afrique
  • Afrique Atlantique
  • Algérie
  • Analyse Stratégique
  • Communiqués de presse
  • Dépêche analytique
  • Documents
  • Documents Stratégiques
  • Guerre Cognitive
  • Libye
  • Maghreb
  • Maroc
  • Mauritanie
  • Monde
  • Non catégorisé
  • Note d’Orientation Stratégique
  • Podcast
  • Policy Brief
  • Sahel
  • Tribunes du Conseil scientifique et stratégique
  • Tunisie
  • غير مصنف

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
  • Login
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualités
  • Afrique
  • Maghreb
    • Maroc
    • Algérie
    • Sahel
    • Tunisie
    • Libye
    • Mauritanie
  • Documents
    • Communiqués de presse
    • Note d’Orientation Stratégique
  • Monde
  • Podcast
  • Qui sommes-nous?

© 2026 Horizons.ma — Institut indépendant d'analyse géopolitique et stratégique. Prospective sur les enjeux géopolitiques | #Maghreb #Sahel #Afrique #Géopolitique #Stratégie

Ce site utilise des cookies dans le cadre de l’analyse de l’audience et de l’amélioration de ses services. En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies conformément à notre Politique de confidentialité et de cookies.
-
00:00
00:00

Queue

Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00