La déclaration officielle du ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy, prononcée aujourd’hui dimanche 1er juin 2025 lors de son point de presse à Rabat aux côtés de son homologue marocain Nasser Bourita, consacrant le soutien du Royaume-Uni au plan d’autonomie sous souveraineté marocaine, constitue un tournant géopolitique majeur qui ébranle la stratégie algérienne au Sahara occidental. En tant que membre permanent du Conseil de sécurité et puissance influente du Commonwealth, le Royaume-Uni légitime de facto la souveraineté marocaine, isolant davantage Alger et fragilisant la position du Polisario dans les camps de Tindouf.
La déclaration historique de Rabat : contexte et portée
La visite officielle du ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy à Rabat, culminant par un point de presse conjoint avec son homologue marocain Nasser Bourita ce dimanche 1er juin 2025, a marqué un tournant décisif dans la position britannique sur le Sahara occidental. Cette déclaration officielle, selon laquelle « le Royaume-Uni soutient le plan d’autonomie marocain au Sahara et confirme sa détermination à agir conformément à cette position à tous les niveaux », prononcée depuis la capitale marocaine, revêt une dimension symbolique et politique majeure.
Le cadre diplomatique de la déclaration
Le choix du format – un point de presse conjoint entre les deux ministres des Affaires étrangères sur le sol marocain – amplifie considérablement la portée du message britannique. Cette mise en scène diplomatique contraste avec les déclarations habituelles publiées depuis Londres et témoigne de la volonté britannique d’afficher publiquement son alignement sur la position marocaine.
La présence physique de David Lammy aux côtés de Nasser Bourita pour annoncer cette position confère une solennité particulière à cette reconnaissance, égalant symboliquement la déclaration du président français Emmanuel Macron devant le Parlement marocain en octobre 2024.
Contexte stratégique : vers un dénouement historique
La convergence des signaux diplomatiques
Les déclarations récentes de l’ambassadeur marocain Omar Hilale lors du séminaire du C24 à Dili (21-23 mai 2025), qualifiant l’Initiative d’autonomie comme « l’unique socle pour un règlement durable », avaient préparé cette annonce britannique. La séquence diplomatique s’accélère conformément à nos prévisions sur la conférence internationale en préparation.
Le poids géopolitique britannique : bien plus qu’un soutien symbolique
Le Royaume-Uni n’est pas un acteur quelconque sur la scène internationale. Sa position de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, son influence au sein du Commonwealth et son leadership dans le monde anglo-saxon confèrent à cette déclaration un poids géopolitique considérable.
Cette annonce s’inscrit dans une dynamique plus large de reconnaissance internationale du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine. Mais contrairement aux soutiens précédents, celui de Londres résonne différemment dans les chancelleries mondiales. Le Royaume-Uni dispose d’un soft power considérable, particulièrement auprès des 54 nations du Commonwealth, représentant près de 2,5 milliards d’habitants.
L’effet multiplicateur anglo-saxon
La position britannique s’ajoute au soutien historique des États-Unis. Rappelons que dès avril 2025, le secrétaire d’État Marco Rubio avait déclaré que « les États-Unis reconnaissent la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental et soutiennent la proposition d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste du Maroc comme seule base d’une solution juste et durable ». Cette convergence anglo-américaine, renforcée par le soutien français à la souveraineté marocaine annoncé par le président Macron, crée un front occidental cohérent qui modifie substantiellement les rapports de force diplomatiques.
Alger face à l’effondrement de sa stratégie diplomatique
Pour l’Algérie, cette déclaration britannique représente un revers diplomatique majeur qui s’ajoute à une série d’échecs récents dans sa gestion du dossier sahraoui. La stratégie d’internationalisation du conflit menée depuis des décennies par Alger se heurte désormais à un mur de reconnaissances occidentales du plan marocain. Cette annonce confirme notre analyse du 24 mai 2025 sur l’isolement systémique d’Alger, prise dans un étau géopolitique entre l’encerclement émirati au Sahel et la militarisation mauritanienne de la zone de Lbriga.
L’Algérie, qui a investi des milliards de dollars dans le soutien au Polisario et la gestion des camps de Tindouf, voit sa stratégie géopolitique s’effriter. Le soutien britannique au Maroc intervient à un moment particulièrement délicat pour le régime algérien, confronté à des défis internes considérables et à une crise économique persistante.
L’isolement diplomatique systémique
La position britannique s’ajoute à l’échec cuisant du Polisario lors de sa visite à Nouakchott le 30 mai 2025. Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani avait alors catégoriquement refusé de revenir sur la militarisation de la zone de Lbriga et recommandé au Polisario de « considérer sérieusement la proposition marocaine d’autonomie ». Cette fermeté mauritanienne avait déjà confirmé notre analyse sur l’isolement croissant d’Alger et de son proxy.
Tindouf : l’onde de choc dans les camps
L’annonce britannique résonne particulièrement fort dans les camps de Tindouf, où vivent depuis près de 50 ans les réfugiés sahraouis. Cette nouvelle reconnaissance internationale du plan marocain, après l’échec diplomatique du Polisario en Mauritanie fin mai, fragilise encore davantage le discours séparatiste et remet en question la viabilité à long terme de sa stratégie.
Le Front Polisario, déjà affaibli par les divisions internes et la baisse du soutien international, se trouve dans une position de plus en plus inconfortable. L’échec cuisant de sa délégation à Nouakchott le 30 mai 2025, où ses « hauts responsables militaires » n’ont pu fléchir la position mauritanienne sur la zone de Lbriga, avait déjà démontré l’érosion de son influence régionale.
La remise en cause du narratif séparatiste
Implications géopolitiques pour le Maghreb
Cette déclaration britannique s’inscrit dans une recomposition plus large des équilibres maghrébins. Elle renforce la position du Maroc comme partenaire stratégique privilégié de l’Occident dans la région, au détriment de l’Algérie qui voit son influence régionale décliner.
L’impact sur l’Union du Maghreb Arabe
Cette polarisation croissante entre le Maroc et l’Algérie, amplifiée par les prises de position internationales, compromet davantage les perspectives d’intégration maghrébine. L’Union du Maghreb Arabe (UMA), déjà moribonde, s’éloigne encore plus de toute perspective de relance.
Perspectives d’évolution : vers la conférence d’octobre 2025
La reconnaissance britannique valide nos révélations exclusives du 24 mai concernant la conférence internationale restreinte prévue pour l’été 2025. Le Royaume-Uni, membre du « Groupe des Amis du Sahara occidental » avec la France, la Russie, l’Espagne et les États-Unis, confirme la convergence des puissances majeures autour du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine en vue de la résolution définitive d’octobre 2025.
L’effet domino semble déjà s’amorcer selon nos prévisions. Cette reconnaissance britannique pourrait catalyser d’autres prises de position similaires, notamment au sein de l’Union européenne où plusieurs pays réévaluent discrètement leur position sur le Sahara occidental.
L’accélération diplomatique annoncée
Recommandations stratégiques :
- Surveiller les préparatifs de la conférence internationale d’été 2025 révélée par l’Institut
- Analyser l’impact de cette décision sur les relations commerciales Maroc-Royaume-Uni post-Brexit
- Évaluer les réactions algériennes face à l’accélération de son isolement diplomatique
- Anticiper les conséquences sur la stabilité interne des camps de Tindouf
- Préparer l’analyse de l’après-règlement en octobre 2025 et ses implications pour l’intégration maghrébine
Conclusion : validation d’un basculement géopolitique historique
La déclaration britannique de soutien au plan d’autonomie marocain confirme intégralement nos révélations exclusives du 24 mai 2025 sur la préparation d’une conférence internationale en vue de la résolution définitive du conflit en octobre 2025. Cette reconnaissance d’un membre permanent du Conseil de sécurité valide le momentum diplomatique exceptionnel que nous avions analysé.
Au-delà de sa portée symbolique, cette prise de position britannique s’inscrit dans la convergence stratégique internationale sans précédent que nous avions identifiée : reconnaissances américaine et française, échec du Polisario en Mauritanie fin mai, plus de 116 États soutenant l’Initiative d’autonomie selon les derniers chiffres fournis par l’ambassadeur Hilale à Dili.
Cette onde de choc, qui se propage effectivement d’Alger à Tindouf, confirme notre analyse sur l’effondrement progressif d’une stratégie séparatiste anachronique face aux nouvelles réalités géopolitiques. L’isolement systémique de l’Algérie et de son proxy, entre encerclement émirati au Sahel et fermeté mauritanienne, illustre parfaitement le scénario de « déclin géopolitique » que nous avions exposé dans notre analyse prospective.
Cette déclaration britannique constitue la première validation concrète et publique de nos révélations sur la conférence internationale d’été 2025. Elle confirme que l’année 2025, cinquantenaire de la Marche Verte, se dessine bien comme le moment de vérité pour la résolution définitive de ce conflit artificiel vieux de cinquante ans.







