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Sahara-Diplomatie : Le Maroc Surfe, l’Algérie se Noie

Institut Géopolitique Horizons by Institut Géopolitique Horizons
14 juin 2025
in Actualités, Maroc
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Sahara-Diplomatie : Le Maroc Surfe, l’Algérie se Noie
Institut Géopolitique Horizons
Analyse géopolitique – 14 juin 2025 Abdelhakim Yamani 

Résumé exécutif

La dynamique géopolitique au Maghreb connaît un tournant décisif en ce premier semestre 2025, caractérisé par deux trajectoires diamétralement opposées : d’une part, le Maroc qui accumule des avancées significatives dans le dossier du Sahara et renforce sa position régionale et internationale ; d’autre part, l’Algérie qui subit un isolement croissant tant sur le plan diplomatique que sécuritaire. Cette note analyse les récents développements et leur impact sur l’équilibre des forces au Maghreb et en Afrique. L’analyse met en lumière comment les signaux diplomatiques émanant de puissances comme la Chine et la Russie traduisent une évolution favorable au Maroc, tandis que l’Algérie fait face à une succession d’événements compromettants qui fragilisent sa position stratégique. Les implications pour la stabilité régionale et les perspectives d’évolution à court et moyen terme sont également examinées.

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Introduction

Le premier semestre 2025 marque un tournant significatif dans l’échiquier géopolitique maghrébin. Une série d’événements récents illustre l’évolution contrastée des positions marocaine et algérienne dans un contexte régional en pleine recomposition. D’un côté, le Maroc enregistre des avancées diplomatiques substantielles sur le dossier du Sahara, consolidant progressivement sa position ; de l’autre, l’Algérie s’enfonce dans un isolement multidimensionnel qui compromet sa stature régionale et internationale. Cette note d’orientation stratégique analyse cette double dynamique et ses implications pour l’avenir du Maghreb et du continent africain.

I. Le Maroc en position ascendante : accumulation des acquis diplomatiques

A. Les signaux diplomatiques chinois : une évolution discrète mais significative

La série de tweets publiée récemment par l’ambassade de Chine au Maroc constitue un développement subtil mais hautement révélateur dans le positionnement de Pékin sur la question du Sahara. L’approche chinoise, traditionnellement caractérisée par sa prudence et son non-alignement sur les questions territoriales sensibles, semble connaître une inflexion progressive en faveur de la position marocaine.[1]

Cette communication s’est structurée autour d’un parallèle culturel habilement construit entre les deux civilisations, sous le hashtag #Dialogue_des_Civilisations. L’ambassade chinoise a mis en parallèle, dans huit tweets consécutifs, les traditions culturelles des deux pays :

  • Comparaison entre le Hanfu chinois et le Caftan marocain comme expressions de l’identité nationale
  • Mise en parallèle de la diversité des arts populaires chinois (du chant jingyun de Beijing à l’art du changement de masques du Sichuan) avec les expressions artistiques marocaines (du taqtuqa du Nord au Gnawa du Sud)
  • Rapprochement entre les huit grandes écoles culinaires chinoises et la diversité de la gastronomie marocaine

La référence à la composante « saharo-hassanie » de l’identité marocaine, extraite directement de la Constitution du Royaume, représente un signal diplomatique dont la portée ne saurait être sous-estimée. Le tweet spécifique mentionnait : « Selon la Constitution du #Maroc, le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible. Son unité, forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, s’est nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, hébraique et méditerranéen. » Bien que ce tweet ait été rapidement supprimé, probablement en raison de son caractère prématuré dans la hiérarchie décisionnelle chinoise, ce geste témoigne d’une évolution favorable de la position chinoise.

Plusieurs facteurs expliquent cette évolution :

  • L’importance croissante du Maroc dans la stratégie chinoise des « Nouvelles Routes de la Soie » en Afrique, particulièrement après la signature du partenariat stratégique Maroc-Chine en 2022
  • La perception positive par Pékin de la stabilité marocaine et de sa politique africaine, en contraste avec l’instabilité régionale
  • L’alignement des intérêts économiques chinois avec la vision marocaine de développement des provinces sahariennes

Si la prudence diplomatique chinoise a conduit au retrait du message, la séquence de communication autour du « dialogue des civilisations » entre la Chine et le Maroc manifeste une volonté de rapprochement culturel qui pourrait préfigurer une évolution plus substantielle de la position chinoise à moyen terme.

B. Le signal russe : pragmatisme et repositionnement stratégique

L’invitation par l’ambassade russe à Rabat de notables des provinces sahariennes marocaines le 9 juin 2025 constitue un tournant significatif dans la position de Moscou.[2] Cette première historique, à laquelle ont assisté plusieurs Chioukhs, élus et notables Sahraouis, intervient dans un contexte de refroidissement des relations russo-algériennes et témoigne d’une approche de plus en plus pragmatique de la Russie sur le dossier du Sahara.

Cette évolution s’inscrit dans une réorientation stratégique plus large de la Russie en Afrique du Nord, qui cherche à diversifier ses partenariats régionaux face à l’incertitude croissante de l’alliance avec Alger. Le timing de ce signal diplomatique, coïncidant avec les difficultés croissantes de l’Algérie, n’est pas fortuit et traduit une lecture lucide par Moscou des dynamiques régionales en cours.

Il est particulièrement significatif que la Russie fasse partie du « Groupe des Amis du Sahara occidental », aux côtés de la France, l’Espagne, le Royaume-Uni et les États-Unis, qui prépare actuellement une conférence internationale sur le Sahara prévue pour l’été 2025. Cette initiative diplomatique d’envergure vise à formuler une recommandation formelle au Conseil de sécurité des Nations Unies en vue d’une résolution définitive du conflit en octobre 2025, comme l’a révélé l’Institut Géopolitique Horizons dans une publication récente.

La dimension économique n’est pas étrangère à ce rapprochement, le Maroc représentant désormais un marché plus fiable et dynamique pour les investissements russes dans la région.

C. La consolidation des soutiens internationaux à la position marocaine

Au-delà des signaux chinois et russes, le Maroc continue d’élargir le cercle des pays soutenant sa souveraineté sur le Sahara. Cette stratégie s’articule autour de trois axes complémentaires :

  1. L’extension géographique du soutien : avec désormais plus de 116 pays reconnaissant la souveraineté marocaine ou soutenant l’initiative d’autonomie, couvrant tous les continents et groupes régionaux
  2. L’approfondissement qualitatif du soutien : passage de positions ambiguës à des soutiens explicites à la marocanité du Sahara (comme illustré par les positions américaine, française, espagnole et allemande depuis 2020)
  3. L’ancrage institutionnel du soutien : intégration progressive du soutien à la position marocaine dans des accords bilatéraux et multilatéraux, rendant plus difficile tout revirement futur

Cette dynamique favorable au Maroc se manifeste également par l’ouverture continue de consulats à Laâyoune et Dakhla (désormais 30 représentations diplomatiques), témoignant d’une normalisation progressive du statut des provinces sahariennes dans les relations internationales.

D. Les percées diplomatiques stratégiques en Afrique

L’année 2025 a été marquée par des avancées diplomatiques majeures en Afrique, consolidant la position marocaine sur le dossier saharien. Deux reconnaissances récentes méritent une attention particulière en raison de leur poids géopolitique considérable :

1. Le Ghana : Le 5 juin 2025, le communiqué conjoint signé à Rabat entre le ministre marocain des Affaires étrangères et son homologue ghanéen marque l’aboutissement d’un processus diplomatique amorcé en janvier. Le Ghana, puissance influente en Afrique de l’Ouest et président actuel de l’ECOWAS, « considère le plan d’autonomie présenté par le Royaume du Maroc comme la seule base réaliste et durable d’une résolution mutuellement acceptée de la question sahraouie ». Cette reconnaissance, qui intervient après la suspension des relations diplomatiques avec la RASD en janvier 2025, est d’autant plus significative qu’elle émane d’un pays qui soutenait cette entité depuis 1979.

2. Le Kenya : Fin mai 2025, le Kenya a officiellement reconnu le plan d’autonomie marocain comme « la seule approche durable à la résolution de la question du Sahara ». Cette déclaration du ministre des Affaires étrangères Mudavadi lors de sa visite à Rabat constitue un tournant majeur, privant l’Algérie de son dernier allié significatif en Afrique de l’Est. Le Kenya était considéré comme un bastion historique de la diplomatie pro-sahraouie dans la région, hébergeant des représentations de la RASD et servant de relais aux positions algériennes.

Ces deux reconnaissances s’inscrivent dans une dynamique plus large de recomposition des alliances africaines autour de nouveaux critères : complémentarités économiques, partenariats technologiques et projets de développement concrets. La diplomatie économique marocaine, combinant accès privilégié aux fertilisants via l’OCP, investissements industriels et transferts technologiques, s’avère particulièrement efficace face à une Algérie qui peine à proposer des partenariats attractifs et durables.

E. La reconnaissance britannique : un tournant diplomatique majeur

Le dimanche 1er juin 2025, le ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy a annoncé à Rabat que le Royaume-Uni considérait désormais le plan d’autonomie marocain comme « la base la plus crédible, viable et pragmatique » pour résoudre le différend sur le Sahara occidental.[10] Cette décision marque un tournant diplomatique majeur, faisant du Royaume-Uni le troisième membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU à soutenir explicitement cette position après les États-Unis et la France.

L’importance de cette reconnaissance britannique réside dans plusieurs facteurs :

  • Le poids diplomatique du Royaume-Uni comme membre permanent du Conseil de sécurité
  • L’influence britannique dans le Commonwealth, susceptible d’entraîner d’autres pays dans son sillage
  • Le timing stratégique, intervenant à quelques mois de la conférence internationale prévue sur le Sahara
  • Le signal envoyé aux deux membres permanents restants du Conseil de sécurité (Russie et Chine)

Cette reconnaissance s’inscrit dans la dynamique internationale croissante en faveur du plan d’autonomie, renforçant considérablement la position marocaine à l’approche d’échéances diplomatiques cruciales.

F. Vers une résolution définitive : la conférence internationale en préparation

Des sources diplomatiques confirment la préparation d’une conférence internationale de haut niveau sur le Sahara occidental, prévue pour l’été 2025. Cette initiative réunit exclusivement les puissances majeures (le Groupe des Amis du Sahara occidental comprenant la France, la Russie, l’Espagne, le Royaume-Uni et les États-Unis, ainsi que les Émirats arabes unis et potentiellement la Chine) en vue d’une résolution définitive du conflit.

Cette conférence poursuit un objectif formel explicite : formuler une recommandation commune à l’attention du Conseil de sécurité des Nations Unies en vue de l’adoption en octobre 2025 d’une résolution définitive consacrant le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme unique base de règlement, reconnaissant la souveraineté pleine et entière du Royaume sur le Sahara, et abandonnant définitivement toute autre option de règlement, notamment référendaire.

Les récentes déclarations de l’ambassadeur marocain Omar Hilale lors du séminaire régional du C24 à Dili (21-23 mai 2025) confirment cette évolution, avec un durcissement stratégique sans précédent de la position marocaine. Pour la première fois dans une enceinte onusienne, Hilale a explicitement désigné l’Initiative marocaine d’autonomie comme « l’unique socle pour un règlement durable », abandonnant toute référence à d’autres options de règlement.

II. L’Algérie en situation critique : isolement et vulnérabilités multiples

A. La crise sécuritaire avec la Mauritanie : un revers stratégique majeur

La décision mauritanienne de déclarer la zone de Lbriga, limitrophe avec l’Algérie, zone militaire constitue un développement hautement préoccupant pour Alger.[7] Cette mesure exceptionnelle, prise le 21 mai 2025, traduit une dégradation significative de la confiance entre les deux pays et compromet la stratégie algérienne d’influence dans la région sahélo-saharienne.

La découverte d’un véritable arsenal du Polisario près de la localité d’Errichat représente un élément particulièrement accablant dans cette crise. Il ne s’agit pas d’une simple cache d’armes légères, mais d’un stock militaire conséquent comprenant notamment 50 missiles Grad de moyenne portée.[8] Cette découverte confirme non seulement l’utilisation du territoire mauritanien par le Polisario pour des activités militaires déstabilisatrices, mais révèle également l’ampleur de la menace potentielle que ces armements représentaient pour la sécurité régionale. Face à cette situation, le Polisario a demandé en vain la restitution de cet arsenal, confirmant ainsi sa propriété sur ces armes offensives.

L’incident du 3 juin 2025, où une patrouille mauritanienne a neutralisé une tentative d’infiltration de « plusieurs dizaines de membres du Polisario » utilisant des véhicules portant des plaques mauritaniennes falsifiées, démontre la détermination de Nouakchott à faire respecter sa souveraineté territoriale. L’utilisation décisive d’un drone militaire BZK-005 pour localiser et suivre le convoi illustre également la modernisation des capacités de surveillance mauritaniennes.

Les conséquences de cette crise sont multiples :

  • Impact direct sur le financement partiel du Polisario, qui utilisait cette zone pour développer des activités de contrebande, principalement de carburant
  • Coup porté à l’enrichissement personnel des dirigeants du Polisario impliqués dans ces trafics transfrontaliers
  • Érosion de l’influence algérienne en Mauritanie, traditionnellement considérée comme un partenaire stratégique
  • Renforcement des suspicions internationales quant au rôle déstabilisateur du Polisario dans la région sahélienne

La Mauritanie affirme depuis 2024 une doctrine de « défense proactive » caractérisée par l’acquisition de capacités drones offensives/défensives, des fermetures préventives de zones frontalières sensibles, et le refus croissant des ingérences extérieures dans ses choix sécuritaires. Cette posture intraitable face aux pressions diplomatiques de l’Algérie et du Polisario crée un précédent stratégique majeur dans la région.

B. La dégradation du statut international : sanctions et stigmatisations

L’inscription de l’Algérie par l’Union européenne sur la liste des pays à haut risque pour le blanchiment d’argent représente un coup sévère à sa crédibilité financière internationale.[3] Cette décision, qui résulte d’une évaluation approfondie des mécanismes de contrôle financier algériens, aura des répercussions significatives sur les flux d’investissements étrangers et les relations économiques avec l’Europe.

Parallèlement, la désignation par les États-Unis de l’association algérienne Baraka comme organisation terroriste étrangère (FTO) pour financement du Hamas constitue un développement particulièrement préoccupant.[4] Cette décision place l’Algérie dans une position embarrassante vis-à-vis de Washington et soulève des questions sur l’efficacité de ses mécanismes de lutte contre le financement du terrorisme.

À ces sanctions s’ajoute l’impact de la réaction algérienne à la reconnaissance britannique du plan d’autonomie marocain le 1er juin 2025. Le ministère algérien des Affaires étrangères a publié un communiqué véhément de « regret » le jour même de l’annonce par le ministre britannique David Lammy, démontrant une vigilance permanente et une capacité de réaction immédiate caractéristiques d’un état d’hypervigilance obsessionnelle. Cette réactivité instantanée, observée de manière récurrente lors de chaque soutien international au plan marocain, révèle selon certains analystes un schéma comportemental pathologique où l’Algérie réagit systématiquement avant le Front Polisario lui-même, pourtant premier concerné.

Note IGH :

Cette double sanction internationale intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’Algérie et ses partenaires occidentaux. Si les autorités algériennes ont vivement contesté ces décisions, les qualifiant de « politiquement motivées », les implications concrètes en termes d’accès aux marchés financiers internationaux et d’attractivité pour les investisseurs étrangers sont bien réelles et risquent de compromettre davantage la stabilité économique du pays, déjà fragilisée par la baisse des revenus pétroliers et gaziers.

C. La crise du renseignement : défections et compromissions

La défection du lieutenant-colonel « Marwan », ancien chef de poste de la DGDSE à l’ambassade algérienne à Rome et responsable central du département des Affaires Réservées, constitue une brèche majeure dans l’appareil sécuritaire algérien. Son statut d’officier supérieur ayant eu accès aux informations les plus sensibles du service fait de cette défection un événement d’une gravité exceptionnelle pour les services algériens.

Les implications de cette défection sont potentiellement dévastatrices :

  • Compromission possible de réseaux d’agents et d’opérations en cours
  • Exposition des méthodes opérationnelles et des stratégies de la DGDSE
  • Révélation potentielle des liens avec des organisations comme le Polisario et d’autres groupes soutenus par Alger
  • Mise au jour des opérations d’influence et de déstabilisation menées dans la région et en Europe

L’annonce probable de l’émission par la France de notices rouges contre deux membres de la DGDSE algérienne suggère que cette défection a déjà commencé à produire des effets concrets. Elle pourrait avoir fourni aux autorités françaises des informations compromettantes sur des opérations illégales menées par les services algériens sur le territoire français.[6]

Ces développements s’inscrivent dans un contexte plus large de répression extraterritoriale menée par les services algériens contre des opposants, comme l’illustrent les affaires Mohammed Tamalt (2016), Hichem Aboud (2024) et Amir DZ (2024). L’enlèvement d’Amir DZ le 29 avril 2024 en France révèle l’implication directe de la représentation consulaire algérienne, avec un agent du consulat figurant parmi les personnes mises en examen. Cette affaire a provoqué la plus grave crise franco-algérienne depuis la guerre d’Algérie, démontrant les coûts diplomatiques croissants de ces pratiques.

Ces opérations illégales sur le sol européen révèlent un paradoxe frappant du système algérien : d’un côté, un régime qui tente d’éliminer physiquement ses opposants à l’étranger par des opérations clandestines sophistiquées, de l’autre, un système incapable d’empêcher les fuites d’informations les plus sensibles. Ce contraste saisissant entre une « forteresse » en apparence et une « passoire » informationnelle traduit une crise profonde de la gouvernance sécuritaire algérienne.

D. La fragilisation de la stratégie polisarienne

Lors d’un entretien téléphonique à l’occasion de l’Aïd al-Adha début juin 2025, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a explicitement demandé à son homologue tunisien Kaïs Saïed d’accorder refuge à certaines personnalités du Front Polisario vivant actuellement ailleurs. Cette demande sans précédent, rapportée par Jeune Afrique et confirmée par plusieurs sources officielles,[5] traduit une inquiétude croissante quant à la sécurité et à la viabilité du mouvement séparatiste.

Cette démarche directe au plus haut niveau de l’État suggère une détérioration significative des conditions dans les camps de Tindouf et/ou des craintes quant à l’évolution de la situation régionale. Elle constitue un aveu à peine voilé des difficultés croissantes de l’Algérie à assurer la protection de ses protégés sahraouis face à la dynamique régionale favorable au Maroc.

Ce développement soulève plusieurs questions :

  • La capacité de l’Algérie à continuer d’assurer un soutien logistique et sécuritaire adéquat au Polisario
  • L’existence potentielle de tensions internes au sein du mouvement séparatiste
  • La crainte d’actions ciblées contre la direction du Polisario
  • L’anticipation d’une évolution défavorable du contexte régional nécessitant une dispersion préventive des cadres du mouvement

La réaction tunisienne à cette demande n’est pas connue, mais elle place Tunis dans une position délicate, risquant de compromettre ses relations avec le Maroc si elle y accède. Cette sollicitation algérienne s’inscrit dans une stratégie de dispersion des responsabilités sahraouies qui témoigne d’une fragilisation de la position algérienne sur ce dossier.

E. La pression sur les minorités religieuses : symptôme d’une dérive autoritaire

L’Algérie fait face à des critiques croissantes concernant son traitement des minorités religieuses, notamment des chrétiens kabyles. Entre février et mai 2025, une Coalition Chrétienne Kabyle dirigée par Elisabeth R. Myers a adressé des courriers formels au Bureau de la Foi de la Maison Blanche et au Secrétaire d’État américain Marco Rubio, dénonçant des violations systématiques de la liberté religieuse.

Cette campagne de plaidoyer, qui s’appuie sur un réseau d’organisations comme la Ligue Kabyle pour les Droits Humains et l’association Kabylie-Racines et Ailes, demande explicitement l’application du Global Magnitsky Act contre les responsables algériens et le conditionnement de l’aide américaine aux améliorations de la liberté religieuse.

Cette démarche s’inscrit dans un contexte d’isolement diplomatique croissant de l’Algérie, qui fait face simultanément à des crises avec la France, l’Espagne, le Mali et les Émirats arabes unis. Cette vulnérabilité diplomatique renforce la pertinence stratégique de la campagne, qui s’adresse à Washington à un moment où Alger dispose de moins d’alternatives crédibles pour contrer les pressions américaines.

F. L’érosion du soutien sud-africain : une fissure dans le dernier bastion diplomatique

Dans un développement majeur qui menace de priver l’Algérie de son dernier soutien diplomatique de poids sur la question du Sahara, le parti Umkhonto weSizwe (MK Party), formation politique influente en Afrique du Sud dirigée par l’ancien président Jacob Zuma, a publié en juin 2025 un document officiel de position apportant un soutien explicite à la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.[9]

Ce document de 16 pages, intitulé « South Africa & Morocco: A Strategic Partnership for African Unity, Economical Emancipation and Territorial Integrity », affirme clairement que « le Parti Umkhonto weSizwe, en tant qu’organisation profondément engagée dans les principes d’autodétermination, de souveraineté, d’intégrité territoriale et de libération des peuples opprimés, exprime son soutien à la position du Maroc sur la question du Sahara occidental ».

Le texte reconnaît la légitimité historique de la revendication marocaine : « Le Sahara occidental a été une partie intégrante du Maroc pendant des siècles. La revendication marocaine précède la colonisation et est enracinée dans l’allégeance tribale au trône marocain. » Il qualifie également la Marche Verte de 1975 d' »acte pacifique et puissant de décolonisation ».

Le MK Party soutient explicitement la solution d’autonomie proposée par le Maroc, affirmant qu’elle « pourrait offrir une voie équilibrée qui promeut la stabilité, la paix et le développement dans une région longtemps en proie au conflit » et appelle à « une résolution juste et équitable qui honore les droits et aspirations du peuple sahraoui dans le cadre de l’intégrité territoriale du Maroc ».

Cette prise de position d’un parti politique majeur sud-africain, devenu le principal parti d’opposition au parlement sud-africain après les élections de 2024, constitue une évolution potentiellement décisive dans la position de Pretoria, jusqu’ici l’un des soutiens les plus fermes de la RASD et de l’Algérie sur cette question. Si cette position venait à influencer la politique officielle sud-africaine, l’Algérie perdrait son dernier allié de poids sur la scène internationale, aggravant encore son isolement diplomatique.

G. La crise politique interne : le compte à rebours pour Tebboune

Le président Abdelmadjid Tebboune, réélu en septembre 2024 dans des conditions hautement contestées (84,3% des voix avec une participation réelle estimée à moins de 10% selon les observateurs indépendants), voit sa légitimité politique s’éroder à un rythme accéléré. La fraude électorale massive a été confirmée indirectement par les autorités judiciaires elles-mêmes avec la condamnation de trois anciens candidats et de nombreux élus locaux pour corruption électorale.

L’instabilité gouvernementale chronique, avec trois Premiers ministres différents depuis 2019 et de multiples remaniements ministériels, témoigne d’un pouvoir fragmenté. La nomination de Saïd Chengriha comme ministre délégué à la Défense en novembre 2024 marque une militarisation assumée du gouvernement et une perte d’autonomie présidentielle.

La convergence de facteurs déstabilisateurs pour le régime est sans précédent : résolution programmée du dossier du Sahara, crise avec la France atteignant des sommets historiques, perspective de plus en plus concrète d’une classification du Polisario comme organisation terroriste, menace de sanctions américaines, et enfin un isolement géopolitique et régional inédit.

Plusieurs scénarios d’éviction de Tebboune se dessinent :

  1. L’éviction constitutionnelle (probabilité : 45%) : Activation de l’article 102 de la Constitution concernant l’empêchement du président
  2. La démission forcée (probabilité : 35%) : Pression convergente de l’armée et des services de sécurité, potentiellement liée à des dossiers compromettants
  3. La rupture institutionnelle (probabilité : 15%) : Intervention directe de l’armée avec suspension temporaire de la Constitution
  4. Élections présidentielles anticipées (probabilité : 25%) : Option permettant de préserver les apparences démocratiques tout en permettant un changement contrôlé

La probabilité que Tebboune termine son second mandat (horizon 2029) est estimée à moins de 10%, avec une échéance probable d’éviction dans les 2-3 prochains mois, avant la prochaine réunion du Conseil de Sécurité sur le Sahara.

III. Implications stratégiques et perspectives d’évolution

A. Rééquilibrage des alliances régionales et internationales

L’évolution contrastée des positions marocaine et algérienne conduit à un rééquilibrage significatif des alliances dans la région. Les puissances internationales (États-Unis, France, Espagne, Russie, Chine) semblent progressivement s’aligner sur une vision qui reconnaît la légitimité des revendications marocaines, tout en maintenant une prudence diplomatique variable selon leurs intérêts spécifiques.

Cette tendance est renforcée par la perception croissante d’une stabilité marocaine contrastant avec les incertitudes algériennes. Les partenaires internationaux privilégient désormais la stabilité régionale et les perspectives économiques offertes par un Maghreb apaisé, plutôt que le maintien d’un statu quo conflictuel.

La position des organisations régionales et internationales évolue également :

  • L’Union africaine adopte une approche plus équilibrée, limitant progressivement le rôle de la « RASD »
  • L’Union européenne développe un partenariat de plus en plus étroit avec le Maroc, incluant implicitement les provinces sahariennes
  • Les organisations sous-régionales (CEDEAO, CEN-SAD) se rapprochent de la vision marocaine d’intégration régionale

Le communiqué du 1er juin 2025 du ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy, annonçant que le Royaume-Uni considère désormais le plan d’autonomie marocain comme « la base la plus crédible, viable et pragmatique » pour résoudre le différend sur le Sahara occidental, marque un tournant diplomatique majeur. Cette décision fait du Royaume-Uni le troisième membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU à soutenir explicitement cette position après les États-Unis et la France.[10]

Le soutien ghanéen au plan d’autonomie marocain, exprimé dans le communiqué conjoint du 5 juin 2025, représente également une victoire diplomatique stratégique pour Rabat. Le Ghana, puissance influente en Afrique de l’Ouest et président actuel de l’ECOWAS, reconnaît ce plan comme « la seule base réaliste et durable d’une résolution mutuellement acceptée », mettant fin à une reconnaissance de la RASD qui durait depuis 1979.

La position sud-africaine, traditionnellement l’un des plus fermes soutiens de la RASD avec l’Algérie, montre des signes d’évolution avec la déclaration du parti Umkhonto weSizwe (MK) dirigé par l’ancien président Jacob Zuma. En tant que principal parti d’opposition au parlement sud-africain, sa position explicite en faveur de la souveraineté marocaine sur le Sahara pourrait influencer la politique officielle de Pretoria à moyen terme, privant l’Algérie de son dernier allié de poids sur la scène internationale.[9]

B. Reconfiguration de l’équation sécuritaire au Sahel

La crise mauritano-algérienne et l’affaiblissement du Polisario modifient substantiellement l’équation sécuritaire dans la région sahélienne. Le Maroc renforce sa position d’acteur stabilisateur, tandis que la stratégie d’influence algérienne montre des signes d’essoufflement.

Cette évolution se manifeste par :

  • L’intensification de la coopération sécuritaire entre le Maroc et les pays du Sahel (Mauritanie, Sénégal, Niger)
  • Le renforcement de la présence économique marocaine dans la région, créant un ancrage d’influence durable
  • La multiplication des initiatives diplomatiques marocaines sur les questions sahéliennes (terrorisme, migration, développement)
  • La réduction progressive de l’influence algérienne, traditionnellement dominante dans certains pays comme le Mali et le Niger

Cette reconfiguration s’inscrit dans un contexte plus large de redéfinition des priorités sécuritaires régionales, où la lutte contre le terrorisme et la stabilisation politique prennent le pas sur les considérations idéologiques héritées de la guerre froide qui caractérisaient l’approche algérienne.

La décision mauritanienne de fermer la zone de Lbriga et son attitude intraitable face au Polisario témoignent d’une volonté croissante des pays sahéliens de préserver leur sécurité et leur souveraineté face aux ingérences régionales.[7] L’incident du 3 juin 2025, où une patrouille mauritanienne a neutralisé une tentative d’infiltration du Polisario, illustre cette nouvelle détermination.

C. Perspectives d’évolution du dossier du Sahara

L’accumulation des acquis diplomatiques marocains et l’affaiblissement de la position algérienne dessinent une trajectoire d’évolution favorable à la vision marocaine du règlement du conflit. La préparation d’une conférence internationale de haut niveau sur le Sahara occidental pour l’été 2025, réunissant exclusivement les puissances majeures (le Groupe des Amis du Sahara occidental, les Émirats arabes unis et potentiellement la Chine), vise à formuler une recommandation commune au Conseil de sécurité des Nations Unies en vue d’une résolution définitive en octobre 2025.

Cette conférence, dont l’existence est confirmée par les déclarations récentes de l’ambassadeur marocain Omar Hilale lors du séminaire régional du C24 à Dili (21-23 mai 2025), s’inscrit dans une convergence stratégique internationale sans précédent autour du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine.

Plusieurs scénarios se profilent à court et moyen terme :

Hypothèses de scénarios à moyen terme

  1. Scénario de consolidation progressive (probabilité : 75%) : Adoption unanime d’une recommandation en faveur du plan d’autonomie, entérinement par le Conseil de sécurité en octobre 2025, acceptation progressive de l’Algérie face à son isolement, transformation complète de la MINURSO
  2. Scénario de résistance partielle (probabilité : 20%) : Opposition algérienne maintenue mais affaiblie, conduisant à une résolution partielle avec abstentions au Conseil de sécurité
  3. Scénario de rupture (probabilité : 5%) : Crise interne majeure en Algérie conduisant à un réalignement de sa position sur le Sahara, résolution rapide du conflit sous l’égide de l’ONU, démantèlement des camps de Tindouf

Le scénario de consolidation progressive apparaît comme le plus probable à court terme, mais l’accélération récente des développements favorables au Maroc et l’accumulation des difficultés algériennes pourraient créer les conditions d’une évolution plus rapide vers le troisième scénario.

D. Défis et risques pour le Maroc

Malgré une dynamique globalement favorable, le Maroc fait face à plusieurs défis dans la poursuite de sa stratégie :

  • La gestion des attentes internes face à l’accélération des acquis diplomatiques
  • Le maintien d’un équilibre délicat entre les différentes puissances internationales impliquées dans la région (États-Unis, France, Russie, Chine)
  • La prévention d’éventuelles manœuvres de déstabilisation visant à compromettre les avancées diplomatiques
  • L’anticipation des conséquences d’une éventuelle crise politique majeure en Algérie

La préservation de la dynamique actuelle nécessitera une gestion fine des relations avec les partenaires internationaux et une vigilance accrue face aux tentatives de sabotage diplomatique ou sécuritaire.

💡 Recommandations

Recommandations institutionnelles

  • Renforcer les mécanismes de veille stratégique sur les positionnements des puissances émergentes (Chine, Inde, Brésil) concernant le dossier du Sahara
  • Développer une approche coordonnée entre les différentes institutions marocaines impliquées dans le dossier du Sahara pour capitaliser sur les avancées récentes
  • Élaborer des scénarios de contingence face à une éventuelle instabilité politique en Algérie

Recommandations géopolitiques

  • Approfondir le dialogue avec la Russie et la Chine pour encourager une évolution plus explicite de leurs positions respectives
  • Intensifier les initiatives diplomatiques auprès des pays africains encore hésitants, en mettant l’accent sur les bénéfices de l’intégration régionale
  • Développer une stratégie spécifique vis-à-vis de la Mauritanie pour capitaliser sur la crise mauritano-algérienne et renforcer l’ancrage sécuritaire régional
  • Engager un dialogue discret avec le parti Umkhonto weSizwe en Afrique du Sud pour favoriser une évolution de la position officielle sud-africaine

Recommandations économiques

  • Accélérer les grands projets de développement dans les provinces sahariennes pour consolider l’ancrage économique et social
  • Promouvoir des initiatives économiques transfrontalières avec la Mauritanie pour renforcer l’intégration régionale
  • Développer une stratégie d’attraction des investissements internationaux dans les provinces sahariennes, ciblant particulièrement les partenaires ayant récemment évolué sur la question

Conclusion

La dynamique géopolitique actuelle au Maghreb révèle un contraste saisissant entre la trajectoire ascendante du Maroc et la spirale d’isolement dans laquelle s’enfonce l’Algérie. Cette évolution, résultant d’une combinaison de facteurs diplomatiques, sécuritaires et économiques, dessine progressivement un nouvel équilibre régional plus favorable à la vision marocaine.

Les signaux diplomatiques émanant de puissances comme la Chine et la Russie, bien que subtils, traduisent une évolution significative du contexte international autour de la question du Sahara. La reconnaissance explicite du plan d’autonomie marocain par le Royaume-Uni, troisième membre permanent du Conseil de sécurité, constitue un tournant majeur, de même que les soutiens croissants en Afrique (Ghana, Kenya) et l’émergence d’une position favorable au Maroc au sein du principal parti d’opposition sud-africain.

Parallèlement, l’accumulation des difficultés algériennes (crise avec la Mauritanie, sanctions internationales, défections dans l’appareil sécuritaire, pression sur les minorités religieuses, instabilité politique interne) compromet sérieusement la capacité d’Alger à maintenir son opposition à la position marocaine. La découverte d’un arsenal militaire du Polisario en territoire mauritanien, comprenant 50 missiles Grad, illustre la déstabilisation régionale induite par la stratégie algérienne et le Polisario.

Cette reconfiguration ouvre des perspectives de résolution du conflit du Sahara selon les termes proposés par le Maroc, tout en posant de nouveaux défis en termes de gestion des relations régionales et internationales. L’enjeu pour le Maroc sera de transformer ces avancées tactiques en une solution stratégique durable, permettant l’émergence d’un Maghreb intégré et stable.

Dans ce contexte évolutif, les prochains mois seront déterminants, avec la conférence internationale prévue pour l’été 2025 et la résolution attendue du Conseil de sécurité en octobre. La capacité de résilience de la stratégie algérienne face à ces défis multiples sera particulièrement observée, de même que l’aptitude du Maroc à capitaliser sur sa dynamique favorable pour consolider ses acquis diplomatiques et les transformer en avancées concrètes sur le terrain.

Note méthodologique IGH

Cette analyse se fonde sur un croisement rigoureux de sources diplomatiques, médiatiques et académiques. Les informations concernant les positions diplomatiques des différentes puissances ont été vérifiées auprès de sources multiples pour garantir leur fiabilité. Les probabilités associées aux différents scénarios résultent d’une analyse collégiale menée par les experts de l’Institut Géopolitique Horizons, en tenant compte des tendances historiques et des dynamiques actuelles. Les évaluations concernant les vulnérabilités algériennes s’appuient sur des rapports officiels et des analyses d’experts indépendants spécialisés sur la région.

Notes de bas de page

  1. La série de tweets de l’ambassade de Chine au Maroc a été publiée puis partiellement supprimée en mai 2025. L’analyse se base sur les archives disponibles et les réactions officielles.
  2. La réception à l’ambassade russe de Rabat incluant des notables des provinces sahariennes a eu lieu le 9 juin 2025, marquant une première historique dans les relations russo-marocaines.
  3. L’inscription de l’Algérie par l’UE sur la liste des pays à haut risque pour le blanchiment a été officialisée lors de la réunion du Conseil Européen du 23 avril 2025.
  4. La désignation de l’association Baraka comme organisation terroriste étrangère par les États-Unis a été annoncée par le Département d’État le 15 mai 2025.
  5. L’information concernant la demande du président Tebboune à son homologue tunisien lors de leur entretien téléphonique à l’occasion de l’Aïd al-Adha a été rapportée par Jeune Afrique dans son édition du 5 juin 2025.
  6. Les informations relatives à l’émission probable de notices rouges par la France contre des membres de la DGDSE algérienne proviennent de sources médiatiques spécialisées et n’ont pas encore fait l’objet d’une confirmation officielle.
  7. La déclaration par la Mauritanie de la zone de Lbriga comme zone militaire a été officialisée par décret présidentiel le 21 mai 2025.
  8. La découverte d’un arsenal du Polisario comprenant 50 missiles Grad près d’Errichat a été confirmée par un communiqué de l’armée mauritanienne le 4 juin 2025.
  9. Le document de position du parti Umkhonto weSizwe soutenant la souveraineté marocaine sur le Sahara a été publié officiellement en juin 2025 et est accessible sur le site du parti.
  10. L’annonce du ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy reconnaissant le plan d’autonomie marocain comme « la base la plus crédible, viable et pragmatique » a été faite à Rabat le 1er juin 2025.

© Institut Géopolitique Horizons – 12 juin 2025

Reproduction et diffusion autorisées avec mention de la source

Tags: ANALYSEChineContexte géopolitiquediplomatieEtats-UnisfranceFront PolisariogéopolitiqueIGH Institut Géopolitique HorizonsLe Roi Mohammed VImaghrebMarocMohammed 6Mohammed VIONUpolisarioRABATRUSSIESaharasahara marocainSahara occidentalSahelSaïd ChengrihatebbouneTrump
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