La transformation silencieuse des FAR
Les bases de la souveraineté militaire marocaine
Dossier stratégique — IGH
Institut Géopolitique Horizons
« Explorer les Connexions, Comprendre les Enjeux »
Sommaire
I. Le faux récit : une simple course aux armements ?
II. 1999-2010 : remettre l’institution militaire en ordre
III. Les hommes : la première infrastructure de la puissance
IV. Refaire l’outil : infrastructures, logistique et maintenance
V. Changer la manière de faire la guerre
VI. De la plateforme au système : la révolution technologique
VII. Diversifier pour réduire les dépendances
VIII. Le tournant industriel : de l’achat à la production
X. 2020-2026 : le changement de palier
XI. AMTEC : le nouveau palier multidomaine
XII. Du Maroc puissance militaire au Maroc fournisseur de sécurité
XIII. L’Algérie : facteur stratégique, mais pas matrice unique
XIV. Mohammed VI : une méthode de transformation par briques et par paliers
Introduction
Pendant près de trois décennies, le Maroc a profondément transformé ses Forces armées royales sans jamais présenter cette transformation comme une grande refondation militaire.
Les regards se sont souvent concentrés sur les acquisitions : avions de combat, blindés, hélicoptères, drones, missiles ou systèmes de défense aérienne. Cette accumulation a naturellement alimenté le récit d’une course aux armements entre le Maroc et l’Algérie.
Cette lecture n’est pas fausse. Elle est insuffisante.
Car derrière les équipements, une transformation beaucoup plus vaste s’est opérée. Depuis l’accession de Mohammed VI au trône en 1999, les FAR ont progressivement évolué dans presque toutes leurs dimensions : commandement, générations d’officiers, formation, ressources humaines, infrastructures, organisation opérationnelle, renseignement, interopérabilité, technologies, maintenance, conditions sociales et, désormais, industrie de défense.
Cette transformation n’a pas été menée d’un seul bloc. Elle s’est construite par briques et par paliers.
Une réforme de la formation préparait de nouvelles compétences. Une nouvelle génération de cadres accompagnait l’évolution de l’organisation. Des infrastructures étaient adaptées aux nouveaux équipements. Les partenariats militaires ouvraient l’accès à de nouvelles technologies. Les capacités de maintenance réduisaient certaines dépendances. Puis l’industrie de défense commençait à transformer le Maroc de simple acquéreur en producteur de certaines capacités.
Chaque étape pouvait sembler isolée. L’ensemble ne l’était pas.
Sous l’autorité constitutionnelle et politique de Mohammed VI, chef suprême et chef d’état-major général des FAR, ces forces ont connu depuis 1999 une succession de transformations institutionnelles, capacitaires, technologiques et industrielles. C’est seulement en regardant ces vingt-sept années dans leur continuité que se dessine une architecture d’ensemble — une lecture rétrospective plutôt que la description d’un plan annoncé comme tel.
Le trait le plus remarquable de cette transformation est précisément son caractère silencieux. Il n’y a pas eu de proclamation annonçant la création d’une « nouvelle armée marocaine ». Il n’y a pas eu de grand plan public exposant simultanément tous les objectifs. Les différentes évolutions ont été annoncées au fil du temps, parfois comme de simples mesures techniques ou sectorielles.
La stratégie apparaît davantage par ses réalisations successives que par ses déclarations.
C’est pourquoi 2020 constitue moins un commencement qu’un changement de palier. Avec l’institutionnalisation du cadre de l’industrie de défense, le Maroc commence à compléter la modernisation de son appareil militaire par la construction d’une capacité industrielle et technologique nationale.
Le mouvement devient alors lisible : professionnaliser → moderniser → intégrer → technologiser → réduire les dépendances → produire.
Il ne s’agit pas d’affirmer l’existence d’un plan directeur unique élaboré dès 1999 — aucune source publique ne permet de l’établir. Il s’agit d’identifier, rétrospectivement, une cohérence stratégique dans l’accumulation successive des décisions prises depuis le début du règne. C’est cette lecture rétrospective que l’étude désigne comme une méthode de transformation « par briques et par paliers ».
La finalité n’est pas l’autarcie militaire. Elle est plus réaliste et plus ambitieuse à la fois : réduire les dépendances critiques, diversifier celles qui demeurent, maîtriser davantage de technologies et disposer d’une capacité nationale croissante pour soutenir, maintenir et renouveler l’outil militaire.
C’est dans cette perspective que la notion de souveraineté militaire prend son sens.
L’Algérie demeure évidemment un facteur majeur de la planification stratégique marocaine. Mais elle ne suffit plus à expliquer la transformation observée. Ce qui se construit dépasse le face-à-face algéro-marocain.
Le véritable sujet est donc de comprendre comment, pendant vingt-sept ans, les différentes briques d’un nouvel appareil militaire ont pu être progressivement assemblées, sous l’autorité politique de Mohammed VI, sans qu’aucune annonce publique n’en révèle l’ensemble de l’architecture. La question centrale de cette étude peut ainsi être formulée : comment, en vingt-sept ans, Mohammed VI a-t-il progressivement transformé les FAR sans jamais dévoiler publiquement l’ensemble de l’architecture qu’il était en train de construire ?
Question centrale
Comment, en vingt-sept ans, les FAR ont-elles été progressivement transformées, sous l’autorité politique de Mohammed VI, sans qu’aucune annonce publique n’en révèle l’ensemble de l’architecture ?
Trajectoire
professionnaliser → moderniser → intégrer → technologiser → autonomiser → produire
Note méthodologique
Ce dossier repose sur des sources ouvertes : documents institutionnels, textes juridiques, bases de données spécialisées, documents industriels, publications d’organisations internationales et sources de presse spécialisée.
Les informations sont distinguées selon leur niveau de confirmation. Une acquisition annoncée, une notification de vente, une commande, une livraison et une capacité opérationnelle ne sont pas considérées comme des réalités équivalentes.
De même, production locale, assemblage sous licence, maintenance, transfert technologique et conception nationale relèvent de niveaux différents de souveraineté industrielle.
Les projections à l’horizon 2030 sont présentées comme des trajectoires ou des objectifs, non comme des capacités déjà acquises.
L’analyse stratégique proposée par l’IGH constitue une lecture rétrospective de la cohérence des transformations observées ; elle ne suppose pas l’existence d’un plan directeur unique publiquement documenté depuis 1999.
I. Le faux récit : une simple course aux armements ?
Le Maroc et l’Algérie sont incontestablement engagés dans une compétition stratégique. Les acquisitions d’armement des deux pays alimentent régulièrement les analyses comparatives. Selon les données SIPRI couvrant la période 2021-2025, le Maroc est devenu le premier importateur africain de grands systèmes d’armes et se classe au 28e rang mondial ; le volume de ses importations d’armes majeures a progressé de 12 % par rapport à la période 2016-2020. L’Algérie se classe, pour sa part, au 33e rang mondial. Ces données mesurent le volume des transferts d’armes majeures selon la méthodologie SIPRI, et non leur valeur financière — une distinction qui vaut également pour les parts de marché par fournisseur mentionnées au chapitre VII. Le budget de l’Administration de la Défense nationale atteint 73 milliards de dirhams en 2026, soit environ 4 % du PIB selon les données citées dans le corpus — un chiffre annoncé par le ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense nationale, Abdellatif Loudiyi, en novembre 2025.
Ces chiffres sont réels. Ils traduisent un effort d’armement considérable. Mais ils ne constituent qu’une partie de l’histoire.
La compétition militaire entre Rabat et Alger est un fait établi. La rupture des relations diplomatiques en août 2021, la reprise des hostilités au Sahara occidental en novembre 2020 et la course aux armements régionale alimentent cette dynamique. Le Maroc consacre une part significative de ses acquisitions à la dissuasion et à la recherche d’une supériorité capacitaire face à son voisin oriental. Mais expliquer la transformation militaire marocaine principalement par cette compétition revient à regarder les acquisitions et à négliger l’architecture qui les rend possibles.
Une course aux armements explique des achats. Elle n’explique pas, simultanément, le renouvellement du commandement, la transformation des formations, la construction de nouvelles infrastructures, la modernisation des systèmes de commandement, la montée en puissance du renseignement, l’interopérabilité croissante avec les partenaires occidentaux, les nouvelles capacités de maintenance, les investissements technologiques, la naissance d’une industrie de défense, les transferts de technologie, la formation d’ingénieurs et de techniciens, la dimension sociale de l’institution, la coopération militaire avec l’Afrique, la construction de l’AMTEC, ou encore la formation militaire du prince héritier.
Les chiffres du SIPRI, les budgets annuels et les listes d’équipements ne capturent pas cette transformation structurelle. Ils mesurent un flux d’acquisitions. Ils ne mesurent pas la construction d’un écosystème — et c’est précisément cet écosystème qui distingue une armée qui achète d’une armée qui se transforme.
L’enjeu n’est donc plus seulement de savoir combien de chars, d’avions ou de drones le Maroc possède. Il est de comprendre comment ces équipements s’insèrent dans une architecture globale : formation des hommes, infrastructures d’emploi, maintenance, commandement, renseignement, interopérabilité, industrie de soutien, recherche et développement, diplomatie de défense. C’est le passage de l’arsenal à l’écosystème — et c’est ce déplacement de regard que cette étude propose d’opérer.
Repère — les quatre paliers de la trajectoire
| Palier 1 | 1999–2010 | Professionnaliser, remettre à niveau |
| Palier 2 | 2011–2019 | Transformer l’outil militaire |
| Palier 3 | 2020–2026 | Réduire les dépendances, industrialiser |
| Palier 4 | 2026–2030 | Intégrer, expérimenter, produire, exporter |
II. 1999-2010 : remettre l’institution militaire en ordre
En 1999, lorsque Mohammed VI accède au trône, les FAR sont une armée marquée par la guerre du Sahara occidental (1975-1991). Leur structure, leur culture de commandement, leurs réflexes opérationnels et leur génération d’officiers portent l’empreinte de ce conflit. L’armée est une institution de la guerre froide et de la guerre du Sahara, plus qu’une armée de la modernité technologique.
Les structures héritées de l’ère Hassan II sont celles d’une armée de masse, organisée autour de la défense territoriale et de la contre-insurrection au Sahara. La chaîne de commandement, les formations, les doctrines et les infrastructures reflètent cette histoire. Le haut commandement est composé d’officiers qui ont, pour la plupart, combattu au Sahara : leur légitimité repose sur l’expérience du feu, leur formation est celle d’une armée de la guerre froide, et les profils techniques, technologiques ou interarmées y sont peu représentés.
Les premières années du règne sont consacrées à une remise à niveau progressive. Il ne s’agit pas de transformer l’armée d’un coup, mais de la professionnaliser, de moderniser ses formations et de préparer le terrain pour les évolutions ultérieures. Cette professionnalisation passe par la formation, la spécialisation et l’élévation des standards : les écoles militaires existantes — l’Académie royale militaire (ARM) de Meknès, l’École royale de l’Air de Marrakech, l’École royale des sous-officiers — en constituent les premiers outils.
Les acquisitions de cette période restent modestes au regard de ce qui suivra : 23 chasseurs F-16 C/D dans les années 2000-2010, la modernisation d’environ 880 chars M60A3, l’acquisition d’environ 148 chars T-72 via des intermédiaires, et 18 systèmes d’artillerie PHL-03/AR-2 chinois vers 2010. Ces acquisitions traduisent une volonté de remise à niveau plutôt qu’une transformation capacitaire majeure.
La formation des officiers et sous-officiers reste centrée sur les écoles existantes, tandis que les échanges avec les partenaires étrangers — France, États-Unis — existent mais demeurent limités. Le renouvellement générationnel commence timidement : les premiers officiers formés dans un contexte post-guerre du Sahara accèdent à des responsabilités, mais le haut commandement reste dominé par la génération du Sahara.
Il faut ici éviter le piège du « grand tournant » unique. La transformation est cumulative dès l’origine : aucun acte fondateur unique ne vient réformer l’armée d’un coup ; ce sont une succession de décisions, de nominations, d’investissements et de réformes sectorielles, chacune préparant la suivante sans qu’aucune ne proclame l’ensemble, qui la font progresser. C’est la méthode des briques et des paliers, observable dès le premier jour du règne.
III. Les hommes : la première infrastructure de la puissance
La transformation des FAR commence par les hommes. Avant les avions, les chars et les drones, il faut former ceux qui les emploieront, les maintiendront et les commanderont.
Le système de formation militaire marocain s’appuie sur un ensemble d’écoles aux vocations complémentaires. L’Académie royale militaire (ARM) de Meknès forme les officiers de carrière sur un cursus de trois ans sanctionné par une licence en sciences militaires, accessible par concours national. L’École royale de l’Air (ERA) de Marrakech, créée en 1970, forme les officiers aviateurs après classes préparatoires et concours national commun, délivrant à la fois un diplôme d’officier et un diplôme d’ingénieur d’État. L’École royale des sous-officiers (ERSO) forme les sous-officiers de carrière sur deux ans, aux côtés de l’École royale des sous-officiers de la Gendarmerie royale et de l’École royale de la Marine royale. Le Collège royal de l’enseignement militaire supérieur (CREMS), à Kénitra, dispense le Cours supérieur de défense et le Cours d’état-major. Une nouvelle École royale des études militaires avancées, en construction en 2025-2026, doit former les officiers supérieurs aux nouvelles doctrines de défense et aux technologies émergentes, sur un campus doté de simulateurs et de centres de recherche. Deux centres de recrutement et de formation interarmes (CRFI) complètent ce dispositif, à El-Hajeb et à Kasbat-Tadla.
La formation supérieure inclut également des passages par des institutions étrangères, au premier rang desquelles le Collège interarmées de défense (CID) français, aujourd’hui École de guerre. Le général Abdelfattah Louarak y obtient un certificat d’études supérieures en 2010 ; le général Mohammed Berrid y est breveté avec un master en défense nationale, obtenu alors qu’il n’était que commandant — un parcours académique précoce qui mérite d’être noté.
La modernisation des équipements exige, en parallèle, une spécialisation technique croissante : opérateurs de drones, techniciens de maintenance aéronautique, spécialistes de guerre électronique, ingénieurs en systèmes d’information, personnels médicaux militaires. Des centres dédiés voient le jour à Benslimane (opérateurs de drones, techniciens de maintenance aéronautique) et à Berrechid (équipages de blindés).
Le service militaire obligatoire, suspendu en 2006, est rétabli par la loi n° 44-18 d’août 2018 et devient pleinement opérationnel à partir d’octobre 2019. D’une durée de douze mois continus — quatre mois de formation militaire générale, huit mois de formation professionnelle ou de spécialisation —, il concerne les hommes et les femmes de 19 à 25 ans, avec possibilité de rappel jusqu’à 40 ans en cas de besoin. Des exemptions sont prévues pour inaptitude physique, soutien familial ou, pour les femmes, mariage et garde d’enfants ; les personnes condamnées à une peine criminelle ou à une peine d’emprisonnement ferme de plus de six mois n’y sont pas assujetties. Le nombre de conscrits est passé d’environ 134 000 en 2019 à 178 166 en 2022, soit une hausse de 33 %, un niveau élevé qui se maintient depuis. Au-delà de la préparation à la défense, ce dispositif vise l’intégration professionnelle et sociale des jeunes, le renforcement de la citoyenneté et la mixité sociale et régionale.
Depuis 2020, les FAR ont accentué la féminisation de leurs effectifs : accès des femmes à tous les grades et spécialités — infanterie, blindés, artillerie, génie, transmissions, santé —, recrutement massif dans le cadre du service militaire, création de promotions féminines dans les écoles militaires, et aménagement des infrastructures et des équipements en conséquence.
Le renouvellement générationnel du commandement constitue à cet égard un phénomène stratégique à part entière. Il s’est traduit par la mise à la retraite progressive de responsables qui semblaient parfois inamovibles, et par l’adaptation des profils aux nouvelles exigences opérationnelles et technologiques. Le général Bouchaïb Arroub, inspecteur général des FAR de 2014 à janvier 2017, est annoncé malade à partir de mai 2016. Lui succède le général Abdelfattah Louarak, né en 1955 à Ben Ahmed, issu de la promotion 1976 de l’ARM Meknès dans l’arme de l’infanterie. Sa carrière l’a mené du Sahara — où il sert au sein du 11e régiment d’infanterie motorisée pendant une dizaine d’années, entre 1976 et 1986 — à la 2e brigade d’infanterie parachutiste, puis à la formation des forces spéciales marocaines et à la direction du 3e Bureau de l’état-major général. Nommé inspecteur général les 17 et 18 janvier 2017, promu général de corps d’armée le 31 juillet suivant, il conduit dès ses premiers mois un mouvement important dans les rangs des officiers supérieurs, décrit par certaines sources comme une opération de renouvellement visant à écarter certains officiers de la « génération Hassan II » au profit d’une nouvelle génération. Son profil est celui d’un bâtisseur et d’un organisateur plus que d’un chef de guerre — un maillon de transition entre l’armée traditionnelle et l’armée en transformation des années 2020. (Le cumul, ou non, de l’inspection générale avec le commandement de la Zone Sud pour le général Louarak est discuté selon les sources ; des réajustements organiques sont intervenus au fil des ans.) Le général Belkhir El Farouk lui succède en septembre 2021, cumulant l’inspection générale avec le commandement de la Zone Sud, avant que le général Mohammed Berrid ne soit nommé à ce double poste le 22 avril 2023.
Né en 1955 comme son prédécesseur, Mohammed Berrid est issu de l’ARM Meknès dans l’arme blindée. Sa carrière débute au 3e groupe d’escadrons blindés à El Hajeb, se poursuit au Sahara occidental au début des années 1980 dans le sous-secteur de Mahbès, puis à la direction du 3e Bureau de l’état-major général à partir de 2014. Promu général de corps d’armée en juillet 2023, son profil hybride — homme de terrain et planificateur d’état-major — se traduit par un mandat marqué par une coopération renforcée avec les États-Unis et l’AFRICOM, la France et la Mauritanie, la supervision de l’AMTEC et de l’industrie de défense, ainsi qu’une diplomatie de défense particulièrement active : entretiens avec le général américain Dagvin Anderson et le chef d’état-major des armées françaises Fabien Mandon, visites en Mauritanie auprès du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, rencontres avec la MINURSO. Il reçoit la Légion du mérite américaine et est fait commandeur de la Légion d’honneur française en décembre 2025. C’est lui qui signe, le 13 juillet 2026 à Stuttgart, l’accord fondateur de l’AMTEC — dont il sera question au chapitre XI. (Cette section reste strictement factuelle : les changements de commandement établis sont distingués des interprétations qui peuvent être faites de leurs motivations.)
La formation militaire du prince héritier Moulay El Hassan, né le 8 mai 2003, peut également être analysée comme un élément de continuité institutionnelle à long terme — sous réserve de ne pas lui attribuer une finalité qui ne serait pas explicitement documentée par les sources disponibles. Son parcours, rigoureux et progressif, comprend : nominations à des grades militaires dès l’adolescence, entrée à l’École royale de l’Air de Marrakech à partir de 2021-2022, baccalauréat international obtenu en 2020 avec mention très bien, études de gouvernance, sciences politiques et relations internationales à l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguérir. Promu colonel-major en 2025 à 22 ans, il est nommé coordinateur des bureaux et services de l’état-major général des FAR le 2 mai 2026 — une nomination qui rappelle celle du roi Mohammed VI lui-même à un poste similaire, en 1985, par Hassan II. Il préside en juin 2026 la sortie des promotions du Cours supérieur de défense et du Cours d’état-major au CREMS de Kénitra. L’article 43 de la Constitution marocaine de 2011 fait du roi le chef suprême et chef d’état-major général des FAR ; cette formation combine ainsi dimensions théoriques, pratiques et institutionnelles pour préparer le futur souverain à cette responsabilité.
La transformation des FAR porte enfin sur les conditions de vie et de travail des militaires eux-mêmes : rénovation et construction de casernes, cités militaires et prêts immobiliers préférentiels pour le logement ; extension du centre hospitalier militaire Mohammed V de Rabat, nouvelles cliniques régionales et, fait notable, mise en place de cellules d’écoute et de soutien psychologique pour la santé mentale ; revalorisation des soldes et primes de risque, de spécialité et de rendement pour la rémunération ; bourses scolaires, aides sociales et régime de retraite pour la protection sociale. Cette dimension sociale — moins visible que les acquisitions d’équipements — participe directement de la fidélisation et de la cohésion de l’institution, complétée par des stages de perfectionnement continu et des échanges croissants avec les partenaires étrangers.
IV. Refaire l’outil : infrastructures, logistique et maintenance
Les infrastructures constituent une deuxième armée invisible. Ce sont elles qui permettent aux équipements de devenir des capacités militaires durables. Le Maroc ne modernise donc pas seulement son arsenal : il modernise l’environnement de fonctionnement de son armée.
Le réseau des bases aériennes fait l’objet d’une refonte importante entre 2025 et 2026. La base de Sidi Slimane (5e base aérienne, région de Rabat-Salé-Kénitra) et celle de Ben Guerir, près de Marrakech, sont toutes deux modernisées pour accueillir les futurs F-16 Block 72 Viper, dans le cadre d’un appel d’offres de l’US Air Force lancé en novembre 2023 : système d’arrêt des avions, simulateurs de vol, installations de stockage sécurisé des données de combat. Plus au sud, la base de Bir Anzarane, près de Dakhla, connaît une transformation plus radicale : d’ancienne base pour hélicoptères, elle devient une base polyvalente moderne — pistes allongées, hangars, dépôts de carburant, ateliers de maintenance, systèmes de défense aérienne — capable d’accueillir chasseurs, drones et hélicoptères d’attaque Apache. Sa mise en service, prévue fin 2026, répond à une logique claire de surveillance et de projection vers le Sahara occidental et le Sahel. Les bases de Kénitra, Laâyoune, Dakhla, Smara et Boujdour font l’objet d’extensions ou de rénovations complémentaires.
Le mur de défense et les zones tampons du Sahara occidental constituent, pour leur part, un théâtre opérationnel majeur, dont l’importance se lit dans les visites d’inspection régulières des généraux Louarak puis Berrid.
Sur le plan de la défense aérienne, la base de Sidi Yahya El Gharb, près de Rabat, créée entre 2017 et 2020 et opérationnelle depuis 2021, abrite les systèmes chinois FD-2000B (portée jusqu’à 250 km) et Sky Dragon 50 (portée jusqu’à 50 km), avec leurs systèmes de commandement et de contrôle intégrés — un maillon du bouclier antimissile multicouche que complètent les bases de Rabat, Casablanca, Laâyoune et Dakhla.
Ce mouvement d’infrastructures s’accompagne d’un effort équivalent dans le domaine de la maintenance. Le centre de maintenance aéronautique (MAM) de Benslimane, projet conjoint associant MEDZ, Maintenance Aéro Maroc — filiale de Sabena Engineering — et Maintenance Aeronautic Assets, doit disposer d’un hangar de 8 000 m² opérationnel en 2026, dédié à la maintenance lourde des F-16 et des C-130 Hercules des Forces royales air, avec le soutien technique de Lockheed Martin. L’ambition affichée est d’en faire un hub régional de maintenance, réparation et révision (MRO) pour l’Afrique du Nord et de l’Ouest — l’enjeu étant de réduire la dépendance aux ateliers étrangers tout en développant un savoir-faire local potentiellement exportable. Dans le même esprit, l’accord de compensation industrielle conclu avec Boeing prévoit 150 millions de dollars de sourcing de pièces de rechange auprès de fabricants locaux, pour les 36 Apache incluant l’option.
Cet ensemble d’infrastructures — bases, logistique, réseaux de communication et de commandement, intégration progressive du système Link 16 — ne se comprend que relié aux briques humaines et industrielles décrites dans les chapitres suivants. Prise isolément, chaque base ou chaque centre de maintenance n’est qu’un chantier parmi d’autres. Mise en relation avec la formation des hommes et la construction d’une industrie de défense, elle devient un élément d’architecture.
V. Changer la manière de faire la guerre
Le Maroc passe progressivement d’une logique de plateformes à une logique de systèmes. L’enjeu n’est plus seulement : avion, plus char, plus hélicoptère, plus drone. Il devient : capteurs, renseignement, communications, commandement, données, effecteurs, défense aérienne, guerre électronique et systèmes autonomes, reliés entre eux. La transformation porte désormais sur l’architecture de combat elle-même, dans le cadre d’une approche multidomaine — terre, air, mer, cyber, électromagnétique — encore émergente, qui met l’accent sur la résilience des communications en environnement contesté, l’intégration des drones dans la boucle renseignement-feu-manœuvre, et la coordination interarmées et interalliée dans des scénarios complexes.
Cette doctrine se construit et s’éprouve à travers un cycle d’exercices de plus en plus dense. En interne, les FAR multiplient les entraînements interarmées, les exercices de forces spéciales — contre-terrorisme, reconnaissance, combat urbain —, les manœuvres de défense aérienne associant détection, interception et tir de missiles, ainsi que des exercices de secours humanitaire. Sur le plan bilatéral, l’exercice African Lion est lancé en 2004 — année où le Maroc est également désigné allié majeur hors-OTAN des États-Unis, deux décisions distinctes mais concomitantes — avec une première édition organisée en 2005 ; devenu annuel, il est aujourd’hui présenté comme la plus grande manœuvre militaire du continent africain, et son édition 2027 est annoncée comme le démonstrateur officiel du futur AMTEC. Avec la France, l’exercice annuel Marathon associe Forces royales air et Armée de l’air et de l’espace française : en 2025, à Guelmim, il a réuni pour la première fois F-16 marocains et Rafale français dans des scénarios tactiques combinés. Avec le Royaume-Uni, Jebel Sahara, organisé depuis 1989, en était à sa 25e édition en octobre 2025, près de Marrakech, associant Gendarmerie royale, bataillons parachutistes des FAR et Royal Gibraltar Regiment. L’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Turquie et Israël complètent ce réseau d’exercices bilatéraux, tandis que le Maroc participe aux exercices multinationaux UNITAS (avec les États-Unis et le Brésil), Flintlock (lutte antiterroriste au Sahel), Phoenix Express et Sea Breeze, ainsi qu’au Dialogue méditerranéen de l’OTAN, engagé depuis 1995.
L’interopérabilité qui résulte de cet entraînement continu peut se lire en trois phases. De 2000 à 2010, elle reste une coopération militaire classique : exercices conjoints, formation, échanges d’équipements, interopérabilité de circonstance, avec peu d’intégration technique avancée entre armées. De 2011 à 2020, elle se renforce sur le plan technique — acquisition de systèmes compatibles avec les standards de l’OTAN, exercices plus complexes, feuille de route Maroc-USA 2020-2030, normalisation avec Israël en décembre 2020 — sans pour autant atteindre une intégration stratégique. À partir de 2021, elle franchit un palier supplémentaire : le 3 février 2026, un test mené à Agadir en coordination avec les forces aériennes américaines en Europe et en Afrique fait du Maroc la première nation partenaire du continent africain à intégrer le système Link 16 — une liaison tactique sécurisée utilisée par les forces américaines, les membres de l’OTAN et plusieurs pays partenaires, permettant l’échange de données tactiques en temps quasi réel. Cette intégration technique ne constitue pas une adhésion ou une intégration institutionnelle du Maroc à l’OTAN. Le Maroc renforce parallèlement son interopérabilité avec les forces américaines dans une logique inspirée des principes du JADC2 (Joint All-Domain Command and Control), notamment à travers l’acquisition du logiciel TRAX et du terminal de transmission KOR-24A STT, dans la continuité de la feuille de route Maroc-USA 2026-2036 signée en avril 2026. On distingue ainsi quatre niveaux croissants d’interopérabilité — déconfliction, coordination, intégration opérationnelle, intégration des systèmes — le Maroc se rapprochant, sur certains segments, de ce dernier niveau.
Cette évolution s’accompagne d’une montée en puissance du renseignement — capteurs de surveillance, de reconnaissance et de renseignement (ISR), drones Hermes 900, Hermes 450 et Harfang/Heron, traitement de données appuyé sur l’intelligence artificielle — et d’une architecture C4ISR (commandement, contrôle, communications, informatique, renseignement, surveillance, reconnaissance) de plus en plus intégrée, complétée par des capacités naissantes de guerre électronique et de cyberdéfense destinées à préparer l’armée à un environnement contesté, marqué par le brouillage et le déni de positionnement satellite. Les drones et systèmes autonomes — Bayraktar TB2, Akinci, Hermes 900, munitions rôdeuses SpyX — s’intègrent progressivement dans cette même boucle renseignement-feu-manœuvre, dont la coordination interarmées et interalliée constitue désormais l’enjeu central.
VI. De la plateforme au système : la révolution technologique
Le passage décrit au chapitre précédent peut se résumer d’une formule : l’ancienne équation — avion, plus char, plus hélicoptère, plus drone — cède la place à une nouvelle équation, celle des capteurs, du renseignement, des communications, du commandement, des données, des effecteurs, de la défense aérienne, de la guerre électronique et des systèmes autonomes, mis en réseau. La transformation ne porte plus sur des objets isolés, mais sur une architecture de combat.
Cette architecture s’appuie sur un traitement de données de plus en plus massif, où l’intelligence artificielle vient assister le renseignement et l’identification de cibles à partir de capteurs multiples. Elle s’incarne notamment dans le partenariat noué en juin 2026 avec Harmattan AI, start-up française fondée en 2024 et partenaire de Dassault Aviation, qui prévoit la création au Maroc d’un centre de recherche et développement dédié à l’intelligence artificielle appliquée à la défense, adossé à des partenariats avec les universités marocaines pour la formation de chercheurs locaux. Ce partenariat s’accompagne du développement de deux systèmes de défense anti-drones : Gobi, intercepteur cinétique conçu pour la chasse aux petits drones en environnement contrôlé, et Gobi Tempest, intercepteur présenté comme autonome et tous temps, capable d’emporter une charge d’environ 800 grammes sur une portée d’environ 12 kilomètres, destiné aux menaces plus lourdes. Ces développements illustrent l’émergence d’une capacité marocaine dans le domaine des systèmes autonomes de lutte anti-drones, sans qu’il soit possible, à ce stade, d’en déduire une pleine maturité opérationnelle ou une autonomie technologique complète.
Cette architecture de combat repose enfin sur des communications résilientes — au premier rang desquelles Link 16 et le terminal KOR-24A STT —, conçues pour fonctionner dans un environnement contesté où le brouillage et le déni de positionnement satellite sont anticipés comme des menaces ordinaires, ainsi que sur des capacités naissantes de guerre électronique et de cyberdéfense. C’est la convergence de l’ensemble de ces briques technologiques — et non l’acquisition d’un système isolé — qui constitue, pour les FAR, le véritable changement d’échelle.
VII. Diversifier pour réduire les dépendances
Le Maroc ne cherche pas nécessairement à produire seul ce qu’il achète. Il cherche progressivement à diversifier ses sources d’approvisionnement, à éviter une dépendance exclusive envers un partenaire, à obtenir des transferts technologiques, à maîtriser la maintenance et à développer des compétences locales. La souveraineté militaire n’est donc pas l’autarcie : c’est la capacité à choisir et à maîtriser ses dépendances.
Les États-Unis demeurent, de loin, le premier fournisseur du Maroc, avec environ 60 % du volume des transferts d’armes majeures sur la période 2021-2025, selon SIPRI. Le programme le plus emblématique porte sur les F-16 Block 72 Viper : le programme porte sur 25 appareils neufs ainsi que sur la modernisation des 23 F-16 C/D déjà en service, pour un montant évalué à environ 3,8 milliards de dollars — certaines sources faisant état de 24 appareils plutôt que 25, une divergence non tranchée ici faute de source primaire ; le programme, approuvé en 2019 et officialisé en 2020, en est au stade de la commande, avec des livraisons attendues entre 2025 et 2027 et non encore achevées à ce jour. S’y ajoutent 24 hélicoptères d’attaque AH-64E Apache Guardian (plus une option de 12 supplémentaires), pour un montant estimé entre 4,2 et 4,25 milliards de dollars selon les sources : la production a débuté chez Boeing à Mesa (Arizona) en 2023, un premier lot a été livré en février 2025 et un second en avril 2026, la flotte n’étant pas encore complète. Le volet terrestre comprend plus de 360 chars Abrams : environ 200 à 222 exemplaires du modèle M1A1 SA acquis à partir de 2012, et 162 exemplaires du modèle plus récent M1A2 SEPv3, commandés entre 2015 et 2018 et livrés à partir de décembre 2023 — le chiffre agrégé additionnant lui-même deux fourchettes distinctes. S’y ajoutent 18 systèmes d’artillerie HIMARS approuvés (notifiés) en 2023 pour 524,2 millions de dollars, dont les livraisons sont seulement attendues vers 2027, et des capacités antichars Javelin dans le cadre d’un programme américain dont les quantités doivent être distinguées entre missiles, lanceurs et équipements associés, une source évoquant 200 lanceurs et 612 missiles sans que cette répartition soit confirmée de façon univoque. La défense aérienne bénéficie du système Patriot PAC-3 MSE, approuvé en 2021, dont seuls les premiers composants sont arrivés en 2025 — le système n’étant pas présenté ici comme opérationnel. Cette relation ne se limite pas aux ventes d’équipements : elle s’incarne dans les feuilles de route stratégiques signées en 2020 puis en 2026, dans l’intégration du système Link 16, dans l’exercice African Lion, dans la compensation industrielle Boeing de 150 millions de dollars, et désormais dans l’AMTEC.
La France représente environ 10 % du volume des transferts d’armes majeures sur la même période, toujours selon SIPRI. Le système sol-air VL MICA, commandé en 2020 et livré en 2022 pour 192 millions d’euros, en constitue l’acquisition la plus documentée ; certaines sources évoquent également un projet d’acquisition de 30 avions Mirage 2000-9E, dont la livraison serait prévue vers 2027 — une information qui n’est pas confirmée par des sources officielles françaises ou marocaines et doit être considérée avec prudence. Quatorze accords ont par ailleurs été signés le 16 juillet 2026, à l’occasion d’une visite du chef du gouvernement Aziz Akhannouch à Paris, dont deux portent explicitement sur l’industrie de défense et la cybersécurité — leurs détails techniques n’ayant pas été rendus publics. Le partenariat stratégique avec Harmattan AI, signé en juin 2026, complète cette relation, aux côtés de l’exercice Marathon et de la remise de la Légion d’honneur au général Berrid en décembre 2025.
Israël pèse pour environ 24 % du volume des transferts d’armes majeures sur la période, selon la même source, une relation rendue possible par la normalisation diplomatique de décembre 2020. Le contrat le plus important porte sur le système de défense antimissile multicouche Barak MX, signé en février 2022 avec Israel Aerospace Industries pour 500 millions de dollars — faisant du Maroc le troisième pays acquéreur de ce système après l’Inde et le Vietnam. S’y ajoutent plusieurs familles de drones — Hermes 900 et Hermes 450 d’Elbit Systems, Harfang/Heron d’IAI — ainsi que les munitions rôdeuses SpyX de BlueBird Aero Systems, filiale d’IAI, dont la production est désormais localisée à Benslimane. Certaines sources évoquent également la livraison de neuf systèmes d’artillerie PULS d’Elbit Systems vers 2023 — une information à considérer avec la prudence que suggère sa source unique.
La Turquie fournit au Maroc ses drones Bayraktar : treize exemplaires du TB2 acquis en 2021 pour environ 70 millions de dollars, complétés par des lots supplémentaires en 2022 et 2024, et un accord pour le drone Akinci, de plus longue portée, dont la production doit démarrer en 2026 dans une usine Baykar installée à Benslimane — la première implantation industrielle du groupe turc sur le continent africain. L’Inde, de son côté, s’illustre par le partenariat avec Tata Advanced Systems pour la production locale du véhicule blindé WhAP 8×8 à Berrechid, ainsi que par l’installation annoncée en février 2026 d’unités de production du groupe MKU, spécialisé dans les équipements individuels de protection de cinquième génération ; un projet d’avion de chasse « Made in Morocco » associant les deux pays est également évoqué, mais les détails en restent flous et le projet paraît se situer à un stade très préliminaire. La Chine demeure un fournisseur de systèmes de défense aérienne et d’artillerie plus anciens — FD-2000B et Sky Dragon 50 commandés en 2017, chars VT-1A livrés en 2011, systèmes PHL-03/AR-2 et WS-2D. L’Ukraine a livré des lanceurs antichars Skif, tandis que le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et l’Allemagne contribuent à la coopération par l’entraînement et les exercices conjoints plutôt que par la vente d’équipements majeurs.
Cette diversification s’accompagne de transferts de technologie encore modestes mais réels : le taux de localisation initial du WhAP 8×8 est de 35 %, pour un objectif de localisation de 50 % non encore atteint à la date de rédaction ; BlueBird forme des ingénieurs marocains à l’assemblage et à la maintenance ; Boeing consacre 150 millions de dollars au sourcing local de pièces de rechange dans le cadre de sa compensation industrielle sur le programme Apache. Elle ne doit cependant pas masquer les limites persistantes de cette autonomie : le Maroc reste dépendant des licences étrangères et de composants critiques — moteurs, capteurs haute performance, électronique et logiciels avancés —, et la recherche et développement fondamentale endogène demeure, pour l’instant, embryonnaire, à l’exception des projets récents menés avec Harmattan AI en intelligence artificielle. C’est précisément cette combinaison — diversifier sans dépendre d’un seul fournisseur, obtenir des transferts sans prétendre à l’autonomie totale — qui définit la souveraineté militaire telle qu’elle se construit au Maroc : non pas l’autarcie, mais la maîtrise progressive des dépendances.
VIII. Le tournant industriel : de l’achat à la production
Le passage qui structure ce chapitre peut se résumer en une séquence : acheter, intégrer, maintenir, moderniser, produire, développer, exporter. L’industrie de défense n’est donc pas une conséquence secondaire du réarmement marocain. Elle en devient progressivement une composante stratégique à part entière.
La production locale ne doit toutefois pas être assimilée à une conception nationale : plusieurs des programmes présentés dans ce chapitre reposent sur des partenariats industriels, des licences ou des transferts technologiques, avec une montée progressive — et encore partielle — du taux de localisation. Cette distinction structure l’ensemble de ce qui suit.
Le socle juridique de cette industrie naissante est la loi n° 10-20, promulguée par le dahir n° 1-20-70 du 25 juillet 2020. Elle soumet à autorisation préalable toute activité de fabrication, de commerce, d’importation, d’exportation, de transit, de transbordement et de transport des matériels et équipements de défense et de sécurité, répartis en trois catégories (A, B, C), crée une commission nationale chargée de superviser le secteur, ouvre la possibilité pour les fabricants autorisés d’exporter sous licence — valable trois ans — délivrée par l’Administration de la défense nationale, et prévoit des sanctions pénales lourdes pouvant atteindre vingt ans de prison. Son décret d’application, le décret n° 2-21-405 de 2021, en précise les modalités ; de nouvelles règles douanières sont venues renforcer, en août 2025, le contrôle et la traçabilité des flux. La gouvernance du secteur repose sur l’Administration de la défense nationale comme autorité centrale, et sur une société de gestion des zones industrielles de défense associant l’ALEM et MEDZ, filiale de la Caisse de dépôt et de gestion.
Deux zones d’accélération industrielle dédiées à la défense, approuvées par le Conseil des ministres en juin 2024, matérialisent ce cadre : Berrechid et Benslimane, dans la région de Casablanca-Settat, auxquelles s’ajoutent cinq projets supplémentaires en cours d’étude ou de finalisation en 2025-2026. À Berrechid, l’usine Tata Advanced Systems Maroc (TASM), née d’un accord signé le 30 septembre 2024 et inaugurée le 23 septembre 2025, assemble le véhicule blindé WhAP 8×8 — 150 exemplaires prévus sur trois ans. Le taux de localisation initial est de 35 %, avec un objectif de 50 % non encore atteint à la date de rédaction ; il s’agit d’un assemblage local sous licence et transfert technologique progressif, non d’une conception nationale du véhicule. Les premières livraisons aux FAR sont intervenues en décembre 2025 et janvier 2026 ; l’usine a atteint sa pleine capacité de production dès septembre 2025, soit trois mois avant l’échéance initialement fixée, avec un potentiel évalué à 250 blindés tous les dix-huit mois. Il s’agit de la première grande installation de fabrication de défense au Maroc, et du premier assemblage local de véhicules militaires de ce niveau.
À Benslimane se concentre un pôle plus diversifié. Le turc Baykar y installe, à partir de 2025, la production du drone Akinci — conception, fabrication et maintenance avancée —, avec un démarrage prévu en 2026 et une double vocation, équiper les FAR et exporter vers l’Afrique : c’est la première implantation industrielle du groupe sur le continent. L’israélien BlueBird Aero Systems, filiale d’IAI, y a inauguré en novembre 2025 une usine de munitions rôdeuses SpyX. Cette implantation industrielle marque l’entrée du Royaume dans la production locale de ce type de munitions, avec un programme de formation d’ingénieurs marocains à l’assemblage et à la maintenance. Le centre MAM, déjà décrit au chapitre IV, y assure la maintenance lourde des flottes F-16 et C-130. Harmattan AI, enfin, y installe son centre de recherche et développement en intelligence artificielle militaire, adossé aux systèmes Gobi et Gobi Tempest présentés au chapitre VI. Le groupe indien MKU, spécialisé dans les équipements individuels de protection de cinquième génération — casques, protections balistiques —, complète ce dispositif industriel, dont l’installation a été annoncée par l’ambassadeur de l’Inde en février 2026.
Globalement, entre 2021 et 2025, au moins dix projets industriels liés à la défense ont été autorisés, pour un investissement cumulé estimé à environ 260 millions de dollars et plus de 2 500 emplois directs attendus dans des métiers spécialisés — ingénierie, production, maintenance, recherche et développement. Le nombre moyen d’emplois mensuels dans le secteur est passé de 24 en 2019 à 36 en 2022, signe d’une montée en régime progressive avant l’accélération de 2024-2026 ; cinq projets supplémentaires sont en étude ou en finalisation pour 2025-2026.
La loi 10-20 autorise explicitement l’exportation des matériels produits localement, sous licence de l’Administration de la défense nationale. Le cadre industriel et juridique prépare ainsi le Maroc à une montée en puissance des exportations de matériels et de solutions de défense vers l’Afrique du Nord, le Sahel et l’Afrique de l’Ouest, en misant sur des atouts spécifiques : proximité géographique et culturelle, capacité à proposer des packages intégrés associant équipement, formation, maintenance et soutien logistique, accès à des technologies occidentales, turques, israéliennes et indiennes. À la date de rédaction, cette capacité d’exportation demeure toutefois une ambition en construction plutôt qu’une réalité industrielle pleinement démontrée à grande échelle, et se heurte à des contraintes réelles — contrôles à l’export, sensibilité géopolitique de la vente de drones et de munitions rôdeuses dans des zones de conflit, concurrence déjà installée de la Turquie, d’Israël, de la Chine, de la Russie, de l’Europe et des États-Unis sur le marché africain.
Le Maroc reste, à ce stade, en phase de montée en gamme plutôt que d’autonomie complète : il demeure dépendant des licences étrangères et de composants critiques — moteurs, capteurs haute performance, certains éléments d’électronique et de logiciels —, et sa chaîne de valeur locale, encore en construction, repose largement sur des partenariats technologiques et des licences de production plutôt que sur une conception entièrement nationale. Mais la séquence est désormais engagée : acheter, intégrer, maintenir, moderniser, produire, développer, exporter.
IX. Construire l’écosystème
L’industrie de défense marocaine ne constitue pas un secteur isolé. Elle s’insère dans un écosystème plus vaste, où les FAR — commanditaire principal et utilisateur final — sont reliées aux usines de production (Tata, Baykar, BlueBird, Harmattan AI, MAM, MKU), aux ingénieurs et techniciens formés localement, aux universités et centres de recherche partenaires — au premier rang desquels l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguérir —, aux centres de formation spécialisés, aux capacités de maintenance et à un tissu naissant de startups de défense.
La formation des ingénieurs et techniciens s’appuie sur des partenariats académiques croissants : Harmattan AI forme des chercheurs marocains en intelligence artificielle appliquée à la défense, BlueBird forme des ingénieurs à l’assemblage et à la maintenance de ses systèmes, le centre MAM forme des techniciens et ingénieurs aéronautiques. La recherche et développement reste concentrée sur quelques pôles — le centre d’intelligence artificielle militaire d’Harmattan AI, le futur centre d’innovation de l’AMTEC — mais s’accompagne d’un début de dynamique entrepreneuriale : des essais conduits dans la région de Tan-Tan début août 2026, associés à une start-up de défense présentée par les sources disponibles comme américano-israélienne, ont ainsi été rapportés comme une première expérimentation liée à cette dynamique — une information dont la chaîne de confirmation (système, tir, organisateur, lien institutionnel avec l’AMTEC) reste, à ce stade, incomplètement établie par une source primaire unique et doit donc être maniée avec prudence. Le modèle de gouvernance qui se dessine associe militaires, industriels de la défense, startups et universités dès la phase de conception, afin de raccourcir le cycle entre recherche, essais et déploiement opérationnel — un principe que l’on retrouvera, amplifié, dans l’architecture même de l’AMTEC.
Cette dynamique s’appuie enfin sur un tissu industriel préexistant — aérostructures, câblage, sous-traitance, logistique — issu notamment de l’aéronautique civile, et sur des technologies à vocation duale, civile et militaire, comme la sécurité frontalière ou la surveillance maritime, potentiellement exportables vers les partenaires africains.
C’est à ce stade que les briques commencent véritablement à former une architecture. Une usine, prise isolément, n’explique rien. Mais une usine, reliée à une école, à un centre de maintenance, à un partenariat universitaire, à une capacité d’exportation et à une logique multidomaine émergente, forme un ensemble cohérent. Cette convergence est le signe que la transformation des FAR n’est plus seulement capacitaire : elle devient systémique.
X. 2020-2026 : le changement de palier
Avant 2020, deux paliers s’étaient déjà succédé : la professionnalisation et la remise à niveau de 1999 à 2010, portées par les premières acquisitions de F-16 C/D et de M60A3 et par le lancement d’African Lion ; puis, de 2011 à 2019, la transformation de l’outil militaire lui-même, marquée par l’arrivée des premiers chars Abrams, des systèmes chinois FD-2000B et Sky Dragon 50, le rétablissement du service militaire en 2018, et la nomination du général Louarak à la tête de l’inspection générale en 2017.
2020 n’est donc pas un commencement. C’est un changement de palier — et il importe de le comprendre ainsi plutôt que comme le point de départ de la transformation. Plusieurs ruptures structurelles y coïncident : l’adoption du cadre juridique de l’industrie de défense avec la loi 10-20 ; la signature de la feuille de route stratégique Maroc-USA 2020-2030 ; la normalisation des relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham, ouvrant un nouveau canal d’approvisionnement ; la reprise des hostilités au Sahara occidental en novembre 2020 ; et une accélération sensible des acquisitions — F-16 Viper, Apache, M1A2 SEPv3, Patriot, Barak MX, TB2, HIMARS — qui prépare le terrain de la production locale à venir.
Ce qui distingue véritablement 2020 des années précédentes, c’est la convergence simultanée de plusieurs logiques jusque-là disjointes — juridique, géopolitique, partenariale, industrielle, technologique et humaine — dans une même fenêtre temporelle. Cette convergence marque un changement qualitatif : l’armée ne se modernise plus seulement, elle engage une réduction progressive de certaines de ses dépendances critiques. Le nouveau cadre industriel qui en résulte — zones d’accélération de Berrechid et Benslimane, société de gestion associant ALEM et MEDZ, autorité centrale de l’Administration de la défense nationale — se double d’une accélération technologique (intégration de Link 16, adoption des principes JADC2, montée en puissance des drones et des munitions rôdeuses, premiers systèmes autonomes de défense aérienne) et d’un début de production et de maintenance locales à Berrechid et à Benslimane, pendant que le service militaire se consolide et que de nouvelles écoles se construisent.
Les différentes briques commencent alors à s’interconnecter : industrie, formation, recherche, maintenance, innovation, exportation et diplomatie de défense forment progressivement un même tissu. Le Maroc passe d’un modèle d’importateur à un modèle combinant production locale, transfert de technologie et ambition d’exportation régionale — la transition la plus visible de cette étude, et celle qui prépare directement le palier suivant.
XI. AMTEC : le nouveau palier multidomaine
Le 13 juillet 2026, au siège de l’US Africa Command à Stuttgart, le général Mohammed Berrid, inspecteur général des FAR et commandant de la Zone Sud, et le général américain Dagvin Anderson, commandant de l’AFRICOM, signent un mémorandum d’entente créant l’Africa Multidomain Training and Experimentation Center — l’AMTEC. Présenté comme un jalon du partenariat stratégique de défense entre Rabat et Washington, le projet comporte d’emblée une dimension régionale explicite : former et équiper des armées africaines partenaires, en particulier dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Il doit s’implanter dans la région de Tan-Tan, dans le sud-ouest du Maroc, à proximité de l’espace maritime des Canaries — une zone déjà utilisée comme terrain d’essais par les FAR et les forces américaines.
L’AMTEC est, à la date de rédaction, un projet institutionnalisé par un mémorandum d’entente et engagé dans une phase de préparation et d’expérimentation. Il ne doit pas être présenté comme un centre pleinement opérationnel. Cinq statuts distincts doivent être gardés à l’esprit tout au long de ce chapitre : le mémorandum d’entente signé, le projet d’infrastructure, la phase de préparation, les expérimentations déjà conduites sur le site, et la mise en service future — ces statuts ne sont pas interchangeables.
Son architecture fonctionnelle repose sur trois pôles intégrés. La zone d’entraînement multidomaine (MDTA) doit offrir un espace permanent d’entraînement simultané dans les domaines terrestre, aérien, maritime, cyber et électromagnétique, y compris en environnement dégradé — communications et navigation satellite brouillées —, avec des scénarios combinés associant FAR, forces américaines et partenaires africains, et l’intégration de systèmes sans pilote dans des manœuvres tactiques. L’Académie des drones doit former des opérateurs, planificateurs et instructeurs marocains et africains à l’intégration des petits systèmes aériens sans pilote dans les opérations — appui feu, renseignement, surveillance, logistique légère —, à la gestion sécurisée de l’espace aérien et à la synchronisation entre renseignement, feu et manœuvre, avec une orientation explicite vers la lutte antiterroriste au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Le centre d’innovation et d’expérimentation, enfin, doit permettre de développer, tester et évaluer rapidement des technologies de sécurité à faible coût et produisables en série — drones et essaims de drones, capteurs, guerre électronique, cybersécurité, munitions de croisière low-cost, systèmes autonomes —, selon un modèle de gouvernance associant dès la conception militaires, industriels, startups et universités.
La mise en service complète du complexe est prévue pour 2030, avec l’exercice African Lion 2027 comme démonstrateur officiel du concept avant cette échéance. Des essais conduits dans la région de Tan-Tan au début du mois d’août 2026 ont été présentés, par des sources de presse spécialisée relayant des éléments du département de la Guerre américain et de l’AFRICOM, comme une première expérimentation associée à la dynamique AMTEC. Ces essais doivent être distingués de la mise en service formelle du centre : la chaîne documentaire disponible ne permet pas d’établir avec certitude, à partir d’une source primaire unique, l’ensemble des éléments du dossier (système précis, organisateur industriel, lien institutionnel formel avec l’AMTEC), et cette information est donc rapportée ici avec la prudence qu’elle impose plutôt que comme un fait pleinement stabilisé.
Analyse IGH — la logique stratégique qui sous-tend le projet peut se lire à trois niveaux, sans que ces lectures constituent des déclarations officielles des parties. D’un point de vue stratégique, le projet peut être interprété comme susceptible de contribuer à une logique américaine de renforcement capacitaire des partenaires africains, tout en limitant le recours à une présence militaire américaine directe et permanente, et en accélérant, à Tan-Tan, le cycle entre expérimentation et déploiement de solutions low-cost. Pour Rabat, l’AMTEC pourrait consolider le statut de hub régional du Maroc pour l’entraînement, l’expérimentation et la projection vers l’Afrique du Nord, le Sahel et l’Afrique de l’Ouest, tout en donnant accès à des technologies émergentes et en offrant un levier supplémentaire de diplomatie de défense vis-à-vis des partenaires européens. Pour les pays africains partenaires, enfin, le centre représenterait à la fois une opportunité de formation et de montée en capacité, et un facteur de dépendance accrue envers l’axe maroco-américain.
Le projet confirme ainsi le rôle pivot du Maroc dans l’architecture de sécurité euro-atlantique en Afrique du Nord et au Sahel, au-delà des exercices annuels comme African Lion, vers une coopération plus structurelle portant sur la formation, la doctrine et l’innovation. Son accent sur la lutte antiterroriste et la formation à l’usage des drones vise directement les théâtres du Sahel central et occidental — Mali, Burkina Faso, Niger, nord du Bénin, du Togo et du Ghana —, avec la possibilité, à moyen terme, de standardiser les doctrines d’emploi des drones chez les partenaires africains et de favoriser l’émergence d’un marché régional de solutions de défense low-cost. Sa localisation, à proximité de l’espace maritime des Canaries, lui confère également une dimension atlantique sud — surveillance maritime, protection des approches, potentiel de projection vers l’Atlantique central. Le projet a par ailleurs suscité des réactions politiques et médiatiques en Espagne et en Algérie, certaines mettant en avant ses implications pour l’équilibre sécuritaire régional ; ces réactions, rapportées par la presse, ne sont pas détaillées ici faute de sources primaires suffisamment précises pour en établir la portée institutionnelle exacte. Pour l’Union européenne et l’OTAN, l’AMTEC peut se lire — analyse IGH — à la fois comme un actif complémentaire au renforcement des capacités africaines et comme un facteur de rééquilibrage vers un axe Rabat-Washington dans la gouvernance de la sécurité régionale.
Ce projet n’est pas sans risques ni points de vigilance : sensibilité géopolitique liée à la proximité des Canaries, questions de gouvernance et de sélection des pays partenaires admis à l’Académie des drones, risque de prolifération technologique dans des contextes fragiles, décalage possible entre le calendrier affiché et la montée en puissance réelle des capacités et des financements. Trois scénarios d’évolution peuvent être envisagés pour la période 2026-2030. Le premier, jugé le plus probable, est celui d’une montée en puissance progressive : consolidation des installations d’essais, multiplication des tests entre 2026 et 2027, African Lion 2027 comme démonstrateur multidomaine, puis ouverture graduelle de l’Académie des drones et du centre d’innovation entre 2028 et 2030. Le deuxième est celui d’une accélération technologique et d’une expansion régionale plus rapide, si les premiers tests rencontrent le succès et attirent startups et industriels internationaux, avec le risque d’une dépendance technologique accrue envers le pôle maroco-américain. Le troisième, enfin, envisage des contrecoups géopolitiques — tensions régionales, critiques sur les droits humains ou l’usage répressif des technologies, pressions européennes — susceptibles de restreindre l’accès de certains pays au centre et de fragmenter partiellement son impact.
L’AMTEC ne constitue pas, en définitive, un sujet séparé du reste de cette étude. Il en est l’aboutissement concret : la convergence, en un même lieu, des FAR, de l’AFRICOM, des industriels de la défense, des startups et des universités ; la réunion de la formation, de l’expérimentation, de l’innovation et de la diplomatie de défense ; l’application, à l’échelle d’un territoire, de la logique multidomaine et de la dimension régionale déjà à l’œuvre dans les chapitres précédents.
XII. Du Maroc puissance militaire au Maroc fournisseur de sécurité
Depuis 2000, et plus encore depuis 2020, le Maroc a signé une série d’accords de coopération militaire avec les pays africains, dans le cadre d’une stratégie plus large de retour en Afrique et de positionnement comme hub régional de sécurité et de formation.
Avec les pays du G5 Sahel, cette coopération s’appuie sur des relations anciennes et structurées. La Mauritanie en constitue le partenaire le plus établi, avec une commission militaire mixte qui en était à sa sixième session en 2026, et une visite du général Berrid à Nouakchott en avril 2026, reçu par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Avec le Mali, un accord de coopération militaire a été signé en février 2025, suivi de la première réunion de la commission militaire mixte le même mois. Avec le Burkina Faso, l’accord signé en juillet 2024 a été validé par le gouvernement marocain en mai 2025, après une première session de la commission mixte en décembre 2024. Le Niger et le Tchad bénéficient d’accords de coopération dans le cadre du G5 Sahel. Le Maroc soutient par ailleurs activement le Collège de défense du G5 Sahel à Nouakchott, en offrant chaque année 203 places de formation aux officiers originaires des pays du Sahel dans ses établissements militaires — un chiffre qui, à lui seul, mesure l’ampleur de cet effort de formation régionale.
En Afrique de l’Ouest, des accords stratégiques ont été signés avec la Côte d’Ivoire en mai 2025, le Ghana en avril 2025 et la Gambie en octobre 2025 — cette dernière prévoyant la création d’une commission militaire mixte alternant entre Rabat et Banjul —, tandis que la Guinée et le Sénégal bénéficient d’accords dans le cadre de la CEDEAO, et que le Nigeria, le Togo, le Bénin, le Liberia et la Sierra Leone entretiennent des accords de coopération militaire avec Rabat. En Afrique centrale, le Cameroun a signé un accord-cadre en mars 2025, le Gabon coopère dans le cadre de la CEEAC, et des accords existent également avec le Congo, la République démocratique du Congo, la Guinée équatoriale et la Centrafrique. Ces accords couvrent, de manière assez systématique, la formation des cadres militaires dans les écoles marocaines, les exercices conjoints, la coordination du renseignement, le soutien technique et logistique et, souvent, la santé militaire.
Le Maroc participe par ailleurs régulièrement aux opérations de maintien de la paix de l’ONU et de l’Union africaine — déploiement de contingents au Mali, en Guinée, au Mozambique et au Liban, envoi d’hôpitaux de campagne — et coordonne son action avec la MINURSO sur le plan opérationnel, sécuritaire et logistique, notamment à travers les rencontres du général Berrid avec le commandant de la force, le général MD Fakhrul Ahsan.
Cette diplomatie de défense s’accompagne d’un positionnement euro-atlantique déjà ancien mais consolidé : statut d’allié majeur hors-OTAN depuis 2004, participation au Dialogue méditerranéen de l’OTAN depuis 1995, intégration de Link 16, feuilles de route successives avec les États-Unis, quatorze accords signés avec la France en juillet 2026. L’ensemble de ces briques — formation des cadres africains, exportation d’équipements, AMTEC, industrie de défense naissante, capacité à proposer des packages intégrés — dessine un déplacement progressif : celui d’un Maroc qui, sans renoncer à son statut de puissance militaire régionale, se positionne de plus en plus comme fournisseur de sécurité pour ses partenaires africains.
XIII. L’Algérie : facteur stratégique, mais pas matrice unique
La compétition militaire entre le Maroc et l’Algérie est un fait établi, qu’il serait vain de nier. Elle se traduit par une course aux armements régionale bien documentée, par la rupture des relations diplomatiques en août 2021, et par les positions respectives des deux pays au classement SIPRI — 28e rang mondial pour le Maroc, 33e pour l’Algérie —, le Maroc consacrant en 2026 environ 73 milliards de dirhams, soit environ 4 % de son PIB, au budget de son Administration de la Défense nationale. Elle façonne directement la posture marocaine au Sahara occidental, où le mur de défense, la reprise des hostilités en novembre 2020 et la Zone Sud — commandée depuis 2023 par le général Berrid en sa qualité d’inspecteur général — concentrent une attention opérationnelle constante, matérialisée par les visites d’inspection répétées des généraux successifs.
Mais cette compétition, aussi réelle soit-elle, ne suffit plus à expliquer l’ensemble de la transformation décrite dans les chapitres précédents. Elle n’explique pas, à elle seule, le renouvellement générationnel du commandement, incarné par la succession Louarak-Belkhir El Farouk-Berrid ; la transformation des écoles et de la formation ; les nouvelles infrastructures, de Sidi Yahya El Gharb à Bir Anzarane ; la modernisation des systèmes de commandement avec Link 16 et JADC2 ; la montée en puissance du renseignement et de l’interopérabilité ; les nouvelles capacités de maintenance comme le centre MAM ; les investissements dans l’intelligence artificielle et les systèmes autonomes ; la naissance d’une industrie de défense associant Tata, Baykar, BlueBird et Harmattan AI ; les transferts de technologie et la formation d’ingénieurs qui les accompagnent ; la dimension sociale de l’institution militaire ; le rétablissement du service militaire obligatoire et la féminisation des effectifs ; la préparation militaire du prince héritier ; la construction de l’AMTEC ; ou encore l’ensemble de la coopération militaire déployée vers le Sahel et l’Afrique de l’Ouest. Ce que la seule théorie de la course aux armements ne peut expliquer, en somme, dépasse largement ce qu’elle explique.
Le résultat de cette transformation à double détente — dissuasion face à l’Algérie d’un côté, construction d’un écosystème plus large de l’autre — se traduit par un bouclier antimissile multicouche et par une supériorité qualitative que le Maroc affiche vis-à-vis de la plupart des armées africaines, combinée à une capacité de projection régionale croissante. Mais la matrice de cette transformation reste plus large que le seul face-à-face avec Alger : elle intègre le Sahara, certes, mais également le Sahel, l’Afrique de l’Ouest et l’ancrage euro-atlantique du royaume.
XIV. Mohammed VI : une méthode de transformation par briques et par paliers
Il n’y a pas eu, en vingt-sept ans, de proclamation annonçant la création d’une « nouvelle armée marocaine ». Il n’y a pas eu de grand plan public exposant simultanément l’ensemble des objectifs poursuivis. Chaque décision — une base, une école, un avion, un exercice, un partenariat, une réforme juridique, une usine, un centre de maintenance, une nouvelle technologie — a pu être présentée séparément, souvent comme une mesure technique ou sectorielle parmi d’autres.
La stratégie apparaît ainsi davantage par ses réalisations successives que par ses déclarations. Vingt-sept ans de décisions, une brique après l’autre : c’est cette accumulation qui révèle, a posteriori, l’architecture qu’elle a fini par former. On peut lire ce silence relatif non comme l’absence de stratégie, mais, à l’inverse, comme une méthode : ne pas dévoiler l’objectif final permet de construire progressivement les capacités nécessaires sans exposer prématurément la trajectoire poursuivie. Rétrospectivement, cette manière de procéder dans le domaine militaire peut être rapprochée d’une méthode de pouvoir plus générale, observable sur l’ensemble du règne : peu d’annonces, beaucoup d’actions ; peu de dévoilement, beaucoup d’accumulation ; une stratégie qui devient lisible surtout après coup.
C’est seulement en regardant les vingt-sept années du règne dans leur continuité que cette architecture devient lisible — une architecture que l’on peut interpréter comme construite, palier après palier, sous l’impulsion politique de Mohammed VI, sans qu’aucune source ne documente un plan d’ensemble arrêté dès l’origine. La phrase qui résume le mieux cette méthode, et qui traverse l’ensemble de cette étude, tient en une formule : rien n’a été construit d’un seul bloc ; tout a été construit par briques et par paliers.
« Rien n’a été construit d’un seul bloc. Tout a été construit par briques et par paliers. »
XV. Vers une souveraineté militaire marocaine ?
Le terme de souveraineté militaire doit être employé avec précision. Il ne s’agit pas d’affirmer que le Maroc chercherait à pouvoir tout produire seul : la souveraineté militaire, telle qu’elle se dessine dans cette étude, n’est pas l’autarcie. Elle désigne plutôt la recherche d’une capacité nationale croissante à choisir ses partenaires, à diversifier ses sources, à intégrer les systèmes qu’il acquiert, à former ses hommes, à maintenir et réparer ses équipements, à moderniser ce qui existe, à développer certaines technologies, à produire certaines capacités et à soutenir durablement son effort de défense. C’est, en somme, une souveraineté sélective, pleinement compatible avec le maintien de partenariats internationaux denses.
Ce qui est déjà maîtrisé aujourd’hui relève principalement de la formation, de l’entraînement, de l’emploi des forces, de la maintenance courante, de l’intégration des systèmes et de l’interopérabilité avec les partenaires occidentaux, ainsi que du début de production locale de véhicules blindés et de munitions rôdeuses. Ce qui reste dépendant, en revanche, concerne les moteurs, les capteurs de haute performance, l’électronique critique, les logiciels avancés et les plateformes majeures — F-16, Apache, Abrams —, dont l’acquisition demeure soumise à des licences étrangères et à des chaînes d’approvisionnement internationales que le Maroc ne maîtrise pas.
Entre ces deux pôles se dessine une zone d’autonomie sélective, à trois vitesses. Certains segments sont d’ores et déjà maîtrisés — production locale de blindés, de drones, de munitions rôdeuses, maintenance aéronautique, systèmes anti-drones autonomes. D’autres sont en cours de construction — recherche et développement endogène, composants électroniques. D’autres, enfin, relèvent encore de l’horizon : intelligence artificielle militaire avancée, systèmes autonomes de nouvelle génération, conception entièrement nationale de plateformes majeures. Les prochaines briques de cette trajectoire sont d’ores et déjà identifiables : montée en gamme des usines existantes, augmentation du taux de localisation, lancement de nouveaux projets dans les munitions, l’électronique et le naval, premières exportations significatives vers l’Afrique, montée en puissance complète de l’AMTEC à l’horizon 2030, et émergence progressive de systèmes véritablement endogènes.
C’est de la combinaison de ces briques — et non de la possession d’une arme ou d’un système en particulier — que dépendra, à terme, la capacité du Maroc à soutenir un effort de défense dans la durée : résilience logistique, soutien industriel local, capacité à conduire des opérations prolongées avec une indépendance croissante vis-à-vis des contraintes d’approvisionnement extérieur.
Conclusion
Vingt-sept ans de silence, une architecture désormais visible.
Le véritable changement n’est peut-être pas que le Maroc possède aujourd’hui davantage d’armes. C’est qu’il possède progressivement davantage de moyens pour les employer, les maintenir, les intégrer, les faire évoluer et, sur certains segments, les produire.
La transformation des FAR n’a pas été annoncée comme une révolution. Elle a été construite comme une succession de paliers, une brique après l’autre : professionnaliser et remettre à niveau entre 1999 et 2010 ; transformer l’outil militaire entre 2011 et 2019 ; institutionnaliser la réduction des dépendances critiques et construire l’écosystème industriel entre 2020 et 2026 ; intégrer, expérimenter, diffuser, produire et exporter, enfin, sur l’horizon 2026-2030.
Le mouvement devient ainsi lisible : professionnaliser → moderniser → intégrer → technologiser → réduire les dépendances → produire.
Ce qui a réellement changé depuis 1999 ne se réduit donc pas au volume des équipements acquis : c’est l’apparition, brique après brique, d’un commandement renouvelé, d’un système de formation élargi, d’infrastructures reconstruites, d’une approche multidomaine encore émergente et, depuis 2020, d’un cadre industriel et technologique national. Plusieurs de ces briques peuvent aujourd’hui être considérées comme consolidées : le renouvellement générationnel du commandement, le service militaire obligatoire, le réseau de bases et de centres de maintenance, l’intégration croissante aux standards interalliés (Link 16, JADC2), ainsi que les premières lignes de production locale de blindés et de munitions rôdeuses. D’autres dépendances, en revanche, demeurent critiques : les moteurs, les capteurs de haute performance, l’électronique avancée, les logiciels et les plateformes majeures restent soumis à des licences étrangères, et la recherche et développement endogène n’en est encore qu’à ses débuts. Le prochain palier, tel qu’il se dessine à l’horizon 2030, devrait se jouer sur la montée en régime de l’AMTEC, l’augmentation du taux de localisation industrielle et l’apparition des premières exportations significatives — sans que rien, à ce stade, ne permette d’en garantir le rythme ni l’ampleur.
La finalité n’est pas l’autarcie militaire. Elle est à la fois plus réaliste et plus ambitieuse : réduire les dépendances critiques, diversifier celles qui demeurent, maîtriser davantage de technologies et disposer d’une capacité nationale croissante pour soutenir, maintenir et renouveler l’outil militaire — sans jamais prétendre à une indépendance totale, ni la présenter comme acquise. Cette souveraineté reste, par construction, progressive, sélective, incomplète et dynamique : ce que le Maroc maîtrise déjà, ce qu’il est en train de maîtriser, et ce qui restera, pour un temps encore, dépendant de ses partenaires extérieurs, coexistent et coexisteront encore dans les prochaines années.
C’est cette construction silencieuse, plus que le seul volume des achats d’armement, qui constitue la véritable histoire militaire des vingt-sept premières années du règne de Mohammed VI.
Le Maroc n’est pas devenu autonome militairement. Il a construit, depuis 1999, les conditions d’une autonomie militaire sélective, en réduisant certaines dépendances, en diversifiant ses partenariats, en développant des capacités locales de maintenance, de production, d’intégration technologique et d’expérimentation — tout en restant dépendant de technologies étrangères critiques.
Sources principales
Cette page recense, par grande catégorie, les types de sources effectivement mobilisées dans la constitution du corpus documentaire de ce dossier. Le détail intégral, source par source, figure dans la bibliographie générale en fin de document.
- SIPRI — Arms Transfers Database, données couvrant la période 2021-2025
- SIPRI Yearbook
- U.S. Africa Command (AFRICOM) — communications relatives à l’AMTEC
- Textes juridiques marocains — dahir n° 1-20-70 portant loi n° 10-20 ; décret n° 2-21-405
- Administration de la Défense nationale (Maroc) — déclarations et annonces publiques, notamment celles du ministre délégué Abdellatif Loudiyi
- Forces armées royales (FAR) — communication institutionnelle
- Documents et communiqués industriels — Tata Advanced Systems, Baykar, BlueBird Aero Systems, Harmattan AI, MKU, Boeing
- Sources de presse spécialisée défense et presse généraliste marocaine et internationale effectivement citées — voir bibliographie
Cette liste ne constitue pas une bibliographie complète : elle identifie les catégories de sources sur lesquelles repose l’analyse. Certaines catégories mentionnées dans le cadre méthodologique de référence de l’IGH — Defense Security Cooperation Agency (DSCA), U.S. Department of Defense, U.S. Department of State — n’ont pas donné lieu, à ce stade, à une source primaire directement identifiée et exploitée dans le corpus ; leur absence de la bibliographie ci-après en est le reflet et ne doit pas être comblée artificiellement.
Annexes
Les annexes suivantes rassemblent, sous forme de tableaux de référence, les données chronologiques et capacitaires détaillées dont la richesse aurait alourdi le récit principal. Elles permettent d’en préserver la traçabilité sans en interrompre la lecture.
Annexe A — Chronologie transversale détaillée
Palier 1 — 1999-2010 : professionnaliser, remettre à niveau
| Année | Événement |
|---|---|
| 1999 | Accession de Mohammed VI au trône |
| 2000-2010 | Acquisition de 23 F-16 C/D |
| 2004 | Création d’African Lion ; Maroc désigné allié majeur hors-OTAN |
| 2005 | Première édition d’African Lion |
| 2006 | Suspension du service militaire obligatoire |
| 2010 | Acquisition de 18 systèmes PHL-03/AR-2 ; certificat CID (France) pour le général Louarak |
Palier 2 — 2011-2019 : transformer l’outil militaire
| Année | Événement |
|---|---|
| 2011 | Livraison de 54 chars VT-1A (Chine) |
| 2012 | Acquisition de 200 à 222 chars M1A1 Abrams SA |
| 2014 | Berrid directeur du 3e Bureau ; Arroub inspecteur général |
| 2015-2018 | Commande de 162 chars M1A2 SEPv3 Abrams |
| 2016 | Le général Arroub annoncé malade |
| 2017 | Commande FD-2000B et Sky Dragon 50 ; acquisition WS-2D ; Louarak nommé inspecteur général (17-18 janvier), promu général de corps d’armée (31 juillet) ; construction de la base de Sidi Yahya El Gharb |
| 2018 | Rétablissement du service militaire (loi 44-18, août) |
| 2019 | Service militaire opérationnel (octobre) ; approbation de 25 F-16 Viper et modernisation des 23 appareils existants ; contrat pour 24 AH-64E Apache ; commande VL MICA |
Palier 3 — 2020-2026 : réduire les dépendances, industrialiser
| Année | Événement |
|---|---|
| 2020 | Loi 10-20 (25 juillet) ; feuille de route Maroc-USA 2020-2030 (2 octobre) ; normalisation avec Israël (décembre) ; officialisation F-16 Viper ; reprise des hostilités au Sahara (novembre) |
| 2021 | Décret 2-21-405 ; premières livraisons Barak MX ; acquisition de 13 TB2 ; Hermes 900 ; approbation Patriot ; Louarak remplacé par Belkhir El Farouk (septembre) ; rupture diplomatique avec l’Algérie (août) |
| 2022 | Contrat Barak MX signé (février, 500 M$) ; livraison VL MICA ; commande d’un 2e lot de TB2 (6 drones) |
| 2023 | Berrid nommé inspecteur général et commandant Zone Sud (22 avril), promu général de corps d’armée (juillet) ; livraison M1A2 SEPv3 (décembre) ; livraison Barak MX ; approbation de 18 HIMARS ; acquisition PULS ; début de production Boeing pour l’Apache |
| 2024 | Zones industrielles de défense approuvées (juin) ; accord Tata/WhAP (30 septembre) ; nouveau lot de TB2 ; installation de BlueBird ; accord Harmattan AI annoncé |
| 2025 | Inauguration de l’usine Tata à Berrechid (23 septembre) ; premières livraisons WhAP ; livraison du 1er lot d’Apache (février) ; usine BlueBird inaugurée (novembre) ; composants Patriot livrés ; accord Baykar ; 14e Comité consultatif de défense à Washington ; promotion du prince Moulay El Hassan au grade de colonel-major ; exercice Marathon 2025 ; 25e édition de Jebel Sahara (octobre) ; accord MKU annoncé ; accords avec le Burkina Faso (juillet), la Côte d’Ivoire (mai), le Ghana (avril), la Gambie (octobre), le Cameroun (mars) et le Mali (février) |
| 2026 | Signature de l’AMTEC (13 juillet, Stuttgart) ; test du missile Anthem (6 août) ; intégration de Link 16 (test du 3 février, Agadir) ; feuille de route 2026-2036 (avril) ; 14 accords Maroc-France (16 juillet) ; accord Harmattan AI signé (juin) ; Moulay El Hassan nommé coordinateur de l’état-major (2 mai) ; 2e lot d’Apache livré (avril) ; budget de l’Administration de la Défense nationale porté à environ 73 Mds MAD ; visite du général Berrid en Mauritanie (avril) ; Légion d’honneur remise au général Berrid |
Palier 4 — 2026-2030 : intégrer, expérimenter, diffuser, produire, exporter
| Année | Événement |
|---|---|
| 2027 | African Lion comme démonstrateur de l’AMTEC ; livraisons de HIMARS et de F-16 Viper attendues |
| 2028-2030 | Montée en régime de l’AMTEC ; ouverture de l’Académie des drones et du centre d’innovation ; premières exportations significatives attendues |
| 2030 | Mise en service complète de l’AMTEC ; objectif de hub régional de production et de maintenance |
Annexe B — Matrice des briques
| Brique | Période | Fonction | Palier | Statut |
|---|---|---|---|---|
| Renouvellement du commandement | 2017-2023 | Moderniser la tête de l’institution | 2-3 | ACQUIS |
| Formation et écoles | Continu | Produire les compétences | 1-2-3 | OPÉRATIONNEL |
| Service militaire | 2018-2026 | Élargir le vivier | 2-3 | OPÉRATIONNEL |
| Féminisation | 2020 et après | Diversifier les ressources humaines | 3 | EN DÉPLOIEMENT |
| Dimension sociale | Continu | Fidéliser, renforcer la cohésion | 1-2-3 | OPÉRATIONNEL |
| Bases aériennes | 2017-2026 | Permettre l’emploi des équipements | 2-3 | EN DÉPLOIEMENT |
| Base de défense aérienne | 2017-2021 | Protéger le territoire | 2-3 | OPÉRATIONNEL |
| Installations du Sud | 2020-2026 | Projeter vers le Sahara et le Sahel | 3 | EN CONSTRUCTION |
| Maintenance / MRO | 2025-2026 | Soutenir dans la durée | 3-4 | EN CONSTRUCTION |
| Acquisition de plateformes | 2000-2026 | Équiper | 1-2-3 | EN DÉPLOIEMENT |
| Bouclier multicouche | 2017-2026 | Protéger l’espace aérien | 2-3 | EN DÉPLOIEMENT |
| Drones et munitions rôdeuses | 2021-2026 | Renseigner, frapper | 3 | EN DÉPLOIEMENT |
| C4ISR / Link 16 / JADC2 | 2025-2026 | Connecter, commander | 3-4 | EN CONSTRUCTION |
| Guerre électronique / cyber | 2020-2026 | Contester, résister | 3-4 | EN CONSTRUCTION |
| IA / systèmes autonomes | 2026 et après | Automatiser la défense | 3-4 | PROJET |
| Loi 10-20 | 2020 | Encadrer l’industrie | 3 | ACQUIS |
| Zones industrielles | 2024-2026 | Produire localement | 3 | OPÉRATIONNEL |
| Usines (Tata, Baykar, BlueBird, Harmattan) | 2024-2026 | Fabriquer | 3-4 | EN DÉPLOIEMENT |
| Transferts technologiques | 2020-2026 | Maîtriser | 3-4 | EN CONSTRUCTION |
| R&D / universités | 2026 et après | Innover | 4 | PROJET |
| Diversification des fournisseurs | 2000-2026 | Réduire les dépendances | 1-2-3 | ACQUIS |
| Accords bilatéraux | 2020-2026 | Ancrer les partenariats | 3 | ACQUIS |
| Coopération africaine | 2020-2026 | Projeter l’influence | 3-4 | EN DÉPLOIEMENT |
| AMTEC | 2026-2030 | Expérimenter, former, diffuser | 4 | PROJET |
| Diplomatie de défense | 2020-2026 | Positionner le Maroc | 3-4 | OPÉRATIONNEL |
| Exportation | 2026 et après | Rentabiliser, influencer | 4 | PROJECTION |
| Prince héritier | 2025-2026 | Continuité institutionnelle | 3-4 | EN DÉPLOIEMENT |
Annexe C — Tableau récapitulatif des acquisitions majeures
Les statuts sont normalisés (ANNONCÉ / NOTIFIÉ / COMMANDÉ / EN PRODUCTION / LIVRÉ / EN SERVICE / OPÉRATIONNEL / PROJET) et ne doivent pas être interprétés comme équivalents entre eux. La colonne Source renvoie au numéro de note de la bibliographie générale.
| Domaine | Système | Fournisseur | Quantité | Statut | Notification / commande | Livraison | Mise en service | Coût annoncé / estimé | Source |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Air | F-16 C/D | États-Unis | 23 | EN SERVICE | Années 2000 | 2000-2010 | En service | — | Corpus, note 6 (achats d’armement) |
| Air | F-16 Block 72 Viper | États-Unis | 25 (24 selon certaines sources) | COMMANDÉ | Approuvé 2019 ; officialisé 2020 | Attendue 2025-2027 | Non atteinte | ~3,8 Mds$ | Corpus, note 6 |
| Air | Mirage 2000-9 | France | 30 (non confirmé) | PROJET — NON CONFIRMÉ | Non confirmé | ~2027 (non confirmé) | — | Non confirmé | Corpus, note 6 — information non confirmée officiellement |
| Air | AH-64E Apache | États-Unis | 24 (+12 option) | EN LIVRAISON PARTIELLE | 2019-2020 | 1er lot fév. 2025 ; 2e lot avril 2026 | Flotte non complète | 4,2-4,25 Mds$ | Corpus, notes 6-7 |
| Air | Bayraktar TB2 | Turquie | 13 + 6 + lot 2024 | EN SERVICE | 2021 | 2021-2024 | En service | ~70 M$ (1er lot) | Corpus, note 6 |
| Air | Bayraktar Akinci | Turquie | Non précisée | EN PRODUCTION | Accord 2023 | Attendue fin 2025-2026 | Non atteinte | — | Corpus, notes 3, 6 |
| Air | Hermes 900 | Israël | ~4 | EN SERVICE | — | ~2021 | En service | — | Corpus, note 6 |
| Air | Hermes 450 | Israël | — | EN SERVICE | — | Années 2010 | En service | — | Corpus, note 6 |
| Air | Harfang/Heron | Israël/Airbus | 3 | EN SERVICE | — | — | En service | — | Corpus, note 6 |
| Air | SpyX | Israël (BlueBird) | — | EN PRODUCTION LOCALE | — | Implantation usine 2024-2025 | Production en cours | — | Corpus, note 3 |
| Terre | M1A1 Abrams SA | États-Unis | 200-222 | EN SERVICE | — | À partir de 2012 | En service | >1 Md$ | Corpus, note 6 |
| Terre | M1A2 SEPv3 Abrams | États-Unis | 162 | EN LIVRAISON | Commandé 2015-2018 | À partir de déc. 2023 | Livraisons en cours | ~1,259 Md$ | Corpus, note 6 |
| Terre | M60A3 TTS | États-Unis | ~880 | EN SERVICE | — | Depuis 1973 | En service | — | Corpus, note 6 |
| Terre | T-72B/BK | Ex-URSS | ~148 | EN SERVICE | — | — | En service | — | Corpus, note 6 |
| Terre | VT-1A / MBT-2000 | Chine | 54 | EN SERVICE | — | 2011 | En service | — | Corpus, note 6 |
| Terre | WhAP 8×8 | Inde (Tata) | 150 prévus | EN PRODUCTION LOCALE | Accord 30/09/2024 | 1res livraisons déc. 2025 / janv. 2026 | Livraisons en cours | — | Corpus, notes 3, 6 |
| Terre | HIMARS | États-Unis | 18 | NOTIFIÉ | Approuvé/notifié 2023 | Attendue ~2027 | Non atteinte | 524,2 M$ | Corpus, note 6 |
| Terre | PULS | Israël | 9 (selon certaines sources) | NON CONFIRMÉ | — | ~2023 (selon certaines sources) | Non confirmée | — | Corpus, note 6 — source unique |
| Terre | PHL-03/AR-2 | Chine | 18 | EN SERVICE | — | 2010 | En service | — | Corpus, note 6 |
| Terre | WS-2D | Chine | 18 | EN SERVICE | — | 2018 | En service | — | Corpus, note 6 |
| Terre | Javelin | États-Unis | Quantité non stabilisée (missiles/lanceurs à distinguer) | EN SERVICE (partiel) | — | — | En service (partiel) | — | Corpus, note 6 — unité non confirmée avec certitude |
| Terre | Skif | Ukraine | 125 lanceurs + 1 000 missiles | EN SERVICE | — | — | En service | — | Corpus, note 6 |
| Terre | HJ-8L | Chine | — | EN SERVICE | — | — | En service | — | Corpus, note 6 |
| Défense aérienne | Patriot PAC-3 MSE | États-Unis | — | EN LIVRAISON PARTIELLE | Approuvé 2021 | Composants arrivés 2025 | Non confirmée opérationnelle | — | Corpus, note 6 |
| Défense aérienne | Barak MX | Israël (IAI) | — | EN SERVICE | Signé fév. 2022 | À partir de 2023 | En service | 500 M$ | Corpus, note 6 |
| Défense aérienne | FD-2000B | Chine | — | EN SERVICE | Commandé 2017 | 2020-2021 | En service | — | Corpus, note 6 |
| Défense aérienne | Sky Dragon 50 | Chine | — | EN SERVICE | 2017 | 2017+ | En service | — | Corpus, note 6 |
| Défense aérienne | VL MICA | France (MBDA) | — | EN SERVICE | Commandé 2020 | 2022 | En service | 192 M€ | Corpus, note 6 |
| Missiles | Stinger | États-Unis | 600 | NOTIFIÉ | Notification Congrès 2025-2026 | Non livré | Non atteinte | 825 M$ | Corpus, note 6 |
| Missiles | GBU-39/B | États-Unis | 500 | NOTIFIÉ | Notification Congrès 2025-2026 | Non livré | Non atteinte | — | Corpus, note 6 |
| Missiles | ATACMS | États-Unis | — | NOTIFIÉ / COMMANDÉ | 2024 | Non précisée | Non atteinte | 227 M$ | Corpus, note 6 |
Annexe D — Tableau récapitulatif des accords majeurs
| Partenaire | Accord | Date | Portée |
|---|---|---|---|
| États-Unis | Feuille de route 2020-2030 | 2 octobre 2020 | Coopération stratégique sur dix ans |
| États-Unis | Feuille de route 2026-2036 | Avril 2026 | Prolongation, Link 16, JADC2 |
| États-Unis | AMTEC | 13 juillet 2026 | Centre multidomaine de Tan-Tan |
| Israël | Barak MX | Février 2022 | 500 M$, défense antimissile |
| France | 14 accords | 16 juillet 2026 | Industrie de défense et cybersécurité |
| France | Harmattan AI | Juin 2026 | Systèmes autonomes de défense aérienne |
| Turquie | Baykar / usine Benslimane | 2025-2026 | Production de l’Akinci |
| Inde | Tata WhAP 8×8 | 30 septembre 2024 | Usine de Berrechid, 150 véhicules |
| Chine | FD-2000B + Sky Dragon 50 | 2017 | Défense aérienne longue et moyenne portée |
| Mauritanie | Commission militaire mixte | 2026 (6e session) | Coopération sahélienne |
| Mali | Accord de coopération militaire | Février 2025 | Formation, soutien |
| Burkina Faso | Accord de coopération militaire | Juillet 2024 | Formation, exercices |
| Côte d’Ivoire | Accord stratégique de défense | Mai 2025 | Formation, santé militaire |
| Ghana | Accord de coopération | Avril 2025 | Formation, exercices |
| Gambie | Accord de coopération | Octobre 2025 | Commission mixte |
| Cameroun | Accord-cadre | Mars 2025 | Formation, exercices |
Annexe E — Tableau récapitulatif des infrastructures
| Infrastructure | Localisation | Statut | Fonction |
|---|---|---|---|
| Base aérienne de Sidi Slimane | Rabat-Salé-Kénitra | Modernisation 2025-2026 | F-16 Viper |
| Base aérienne de Ben Guerir | Près de Marrakech | Modernisation 2025-2026 | F-16 Viper, stockage de données |
| Base aérienne de Bir Anzarane | Près de Dakhla | Extension 2025-2026 | Chasseurs, drones, Apache |
| Base aérienne de Kénitra | Kénitra | Modernisation | Drones, transport |
| Base aérienne de Laâyoune | Laâyoune | Extension | Sahara |
| Base aérienne de Dakhla | Dakhla | Modernisation | Transport, drones |
| Base aérienne de Smara | Smara | Rénovation | Sahara |
| Base aérienne de Boujdour | Boujdour | Modernisation | Surveillance |
| Base de défense aérienne de Sidi Yahya El Gharb | Près de Rabat | Opérationnelle depuis 2021 | FD-2000B, Sky Dragon 50 |
| Zone industrielle de Berrechid | Casablanca-Settat | Opérationnelle depuis 2025 | Tata WhAP 8×8 |
| Zone industrielle de Benslimane | Casablanca-Settat | 2025-2026 | Baykar, BlueBird, MAM, Harmattan AI |
| MAM | Benslimane | Opérationnel en 2026 | Maintenance F-16, C-130 |
| Usine Tata | Berrechid | Inaugurée le 23/09/2025 | WhAP 8×8 |
| Usine Baykar | Benslimane | Production 2026 | Akinci |
| Usine BlueBird | Benslimane | Inaugurée en 11/2025 | SpyX |
| Centre Harmattan AI | Benslimane | 2026 | Gobi, Gobi Tempest, IA |
| École royale des études militaires avancées | — | Construction 2025-2026 | Formation des officiers supérieurs |
| CHU Mohammed V militaire | Rabat | Extension 2025-2026 | Santé militaire |
| AMTEC | Tan-Tan | 2026-2030 | Multidomaine, drones, innovation |
Annexe F — Tableau récapitulatif des projets industriels
| Projet | Partenaire | Localisation | Production | Taux de localisation |
|---|---|---|---|---|
| WhAP 8×8 | Tata (Inde) | Berrechid | 150 blindés / 3 ans | 35 % → 50 % |
| Akinci | Baykar (Turquie) | Benslimane | Drones MALE/HALE | — |
| SpyX | BlueBird (Israël) | Benslimane | Munitions rôdeuses | — |
| Gobi / Gobi Tempest | Harmattan AI (France) | Benslimane | Défense anti-drones autonome | — |
| MAM | Sabena / MAA / Lockheed | Benslimane | Maintenance F-16, C-130 | — |
| Équipements 5e génération | MKU (Inde) | — | Casques, protections | — |
| Compensation Boeing | Boeing (États-Unis) | National | Pièces Apache | 150 M$ |
| LAMV | Tata (Inde) | Berrechid | Blindé multi-rôle | En développement |
Chiffres globaux : dix projets industriels autorisés entre 2021 et 2025 ; environ 260 millions de dollars d’investissements ; plus de 2 500 emplois directs ; emplois mensuels dans l’industrie de défense passés de 24 en 2019 à 36 en 2022 ; cinq projets supplémentaires en étude pour 2025-2026.
Annexe G — Note sur les sources
L’intégralité des sources rassemblées pour cette étude a été conservée et reliée aux informations qu’elles documentent, classées par note source d’origine afin d’en préserver la traçabilité. Elles sont présentées intégralement ci-dessous, dans la bibliographie générale. Aucune source n’a été inventée ; aucune source n’a été attribuée à une information à laquelle elle n’était pas reliée dans le corpus documentaire d’origine. Les niveaux de prudence indiqués dans le corps du texte — « non confirmé », « selon certaines sources », « à un stade préliminaire », « discuté selon les sources » — ont été strictement conservés et ne doivent pas être lus comme des faits établis.
Bibliographie générale
1. AMTEC (Africa Multidomain Training and Experimentation Center) à Tan-Tan
- [1] Drones et menaces sur la sécurité: le dangereux virage militaire américain au Maroc — https://algeriepatriotique.com/2026/08/10/drones-et-menaces-sur-la-securite-le-dangereux-virage-militaire-americain-au-maroc/
- [2] Une société américano-israélienne tire un missile de croisière à bas coût dans le sud marocain, inaugurant le guichet d’essais à trente jours de l’armée de terre américaine — https://barlamane.com/fr/une-societe-americano-israelienne-tire-un-missile-de-croisiere-a-bas-cout-dans-le-sud-marocain-inaugurant-le-guichet-dessais-a-trente-jours-de-larmee-de-terre-americaine/
- [3] n°1280. Tan-Tan: du laboratoire militaire américain au champ de tir hypersonique de l’US Army — https://ledesk.ma/enclair/tan-tan-du-laboratoire-militaire-americain-au-champ-de-tir-hypersonique-de-lus-army/
- [4] Les États-Unis et le Maroc construisent un centre de formation militaire — https://adf-magazine.com/fr/2026/08/les-etats-unis-et-le-maroc-construisent-un-centre-de-formation-militaire/
- [5] Drones, IA, guerre électronique: à Tan-Tan, le Maroc et les États-Unis vont créer un centre militaire inédit — https://medias24.com/2026/07/14/drones-ia-guerre-electronique-a-tan-tan-le-maroc-et-les-etats-unis-vont-creer-un-centre-militaire-inedit-1722155/
- [6] Maroc–États-Unis: un centre conjoint de formation militaire verra le jour à Tan-Tan — https://lematin.ma/nation/maroc-usaun-centre-conjoint-de-formation-militaire-verra-le-jour-a-tan-tan/355904
- [7] Morocco, AFRICOM launch plan for African defense training hub in Tan-Tan — https://en.hespress.com/141860-morocco-africom-launch-plan-for-african-defense-training-hub-in-tan-tan.html
- [8] Entretien. Le colonel Michael Gacheru décrypte les ambitions américaines derrière le nouveau centre militaire de Tan-Tan — https://fr.le360.ma/politique/entretien-le-colonel-michael-gacheru-decrypte-les-ambitions-americaines-derriere-le-nouveau-centre_GR2LYZKVYFHEXBJOD6Z6X4GQ7Q/
- [9] Tan-Tan: du laboratoire militaire américain au champ de tir… — https://www.europesays.com/afrique/177458/
- [10] Le Maroc et l’Africom scellent un accord pour créer à Tan-Tan… — https://www.barlamane.com/fr/le-maroc-et-lafricom-scellent-un-accord-pour-creer-a-tan-tan-dici-a-2030-un-centre-africain-dentrainement-multidomaine-une-academie-de-drones-et-un-pole-dessais-te/
- [11] Washington et Rabat créent un centre militaire de formation aux drones à Tan-Tan — https://info.fr/washington-rabat-centre-formation-militaire-drones-tan-tan/
- [12] Les États-Unis prévoient de créer une « académie de drones… — https://www.zonearmee.com/les-etats-unis-prevoient-de-creer-une-academie-de-drones-au-maroc-dans-le-cadre-dune-nouvelle-strategie/
- [13] Maroc–États-Unis: Tan-Tan accueillera un centre africain de… — https://lenew.ma/maroc-etats-unis-centre-militaire-multidomaine-tan-tan/
- [14] Le Maroc et AFRICOM créent un centre d’entraînement militaire… — https://lareleve.ma/197354/
- [15] États-Unis: le département de la guerre se félicite du premier test d’un missile israélo-américain au Maroc — https://mobile.telquel.ma/instant-t/2026/08/12/etats-unis-le-departement-de-la-guerre-se-felicite-du-premier-test-dun-missile-israelo-americain-au-maroc_2003140/
- [16] L’israélo-américain Covenant Industries a testé son missile Anthem à Tan-Tan — https://ledesk.ma/2026/08/08/lisraelo-americain-covenant-industries-a-teste-son-missile-anthem-a-tan-tan/
- [17] Défense | Maroc/ USA – Tan-Tan: l’AMTEC franchit une première étape avec un test américain — https://article19.ma/accueil/archives/191188
- [18] Le Maroc teste un missile à 200 km des Canaries, Madrid sommé de s’expliquer — https://www.bladi.net/maroc-teste-missile-km-canaries-madrid-somme-expliquer,123081.html
- [19] Le Maroc et les États-Unis mènent leur premier exercice au centre d’entraînement de Tan Tan. — https://www.agenzianova.com/fr/news/Le-Maroc-et-les-%C3%89tats-Unis-m%C3%A8nent-leur-premier-exercice-au-centre-d’entra%C3%AEnement-de-Tan-Tan./
- [20] LGV, dessalement, CHU, ports: ce que prépare le PLF 2027 — https://medias24.com/2026/08/06/lgv-dessalement-chu-ports-ce-que-prepare-le-plf-2027-1737823/
2. AMTEC
- [1] US plans to create ‘drone academy’ in Morocco amid strategy shift — https://taskandpurpose.com/news/us-morocco-drone-academy/
3. Industrie de l’armement au Maroc
- [1] Le Maroc développe à tout-va son industrie d’armement — https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/03/20/le-maroc-developpe-a-tout-va-son-industrie-d-armement_6672746_3212.html
- [2] Autonomie stratégique, industrie de défense et budget militaire — https://www.lodj.ma/Autonomie-strategique-industrie-de-defense-et-budget-militaire-comment-le-Maroc-accelere-face-aux-vulnerabilites_a155370.html
- [3] Industrie de la défense: le Maroc a-t-il les moyens de ses ambitions?, H24info — https://www.h24info.ma/industrie-de-la-defense-le-maroc-a-t-il-les-moyens-de-ses-ambitions/
- [4] Industrie de défense: comment et pourquoi le Maroc change d’échelle — https://fr.le360.ma/politique/industrie-de-defense-comment-et-pourquoi-le-maroc-change-dechelle_KSSTSRRJSJBQJLNB4HHXCTFNDY/
- [5] — http://www.sgg.gov.ma/BO/bo_fr/2021/BO_7028_Fr.pdf
- [6] [PDF] Le régime juridique de l’industrie de défense au Maroc- Policy Center — https://www.policycenter.ma/sites/default/files/2022-01/PP-28-21-El%20Houdaigui-BAKKALI-VF.pdf
- [7] Le Maroc pose les bases juridiques pour développer son industrie militaire — https://lematin.ma/journal/2021/maroc-pose-bases-juridiques-developper-industrie-militaire/363184.html
- [8] Hélicoptères, drones, blindés: Le Maroc renforce son industrie militaire — https://medias24.com/2025/03/09/roundup-comment-le-maroc-renforce-son-industrie-de-defense/
- [9] Industrie militaire: 10 nouveaux projets pour 260 M$- Médias24 — https://medias24.com/2025/11/14/industrie-de-defense-loudiyi-confirme-10-nouveaux-projets-pour-260-m/
- [10] Le Maroc accélère la modernisation de son appareil militaire et mise… — https://www.atalayar.com/fr/articulo/politique/maroc-accelere-modernisation-son-appareil-militaire-et-mise-sur-son-industrie-defense/20250731120000217193.html
- [11] Défense et armement: les grandes ambitions industrielles… — https://fr.le360.ma/politique/defense-et-armement-les-grandes-des-ambitions-industrielles-du-royaume_TZBNMOTOWNE5JLQTRX6TFIPRA4/
- [12] Industrie de la défense: les principaux premiers projets amorcés par… — https://fr.le360.ma/politique/industrie-de-la-defense-les-principaux-premiers-projets-amorces-par-le-maroc_I42AY426O5DIZGEN4CCGYUFL3E/
- [13] Des sociétés internationales ont investi 260 millions de $… — https://www.agenceafrique.com/62200-des-societes-internationales-ont-investi-260-millions-de-dans-lindustrie-darmement-au-maroc.html
- [14] Industrie militaire: Le Maroc franchit un cap stratégique avec la production des blindés WhAP 8×8 — https://fr.le7tv.ma/2025/12/31/industrie-militaire-le-maroc-franchit-un-cap-strategique-avec-la-production-des-blindes-whap-8×8/
- [15] Défense: L’Inde livre les premiers blindés WhAP 8×8 produits à Berrechid pour les FAR — https://fr.hespress.com/455502-defense-linde-livre-les-premiers-blindes-whap-8×8-produits-a-berrechid-pour-les-far.html
- [16] Le Maroc lance la production locale de véhicules blindés WhAP 8×8 — https://www.telegraphe.ma/fr/le-maroc-lance-la-production-locale-de-vehicules-blindes-whap-8×8
- [17] Système de défense marocain: Face aux défis actuels et… — https://perspectivesmed.com/systeme-de-defense-marocain-face-aux-defis-actuels-et-futurs-des-think-tank-evaluent-le-potentiel-marocain/
- [18] Inauguration à Berrechid de l’usine de fabrication des véhicules… — https://maroc.ma/fr/actualites/inauguration-berrechid-de-lusine-de-fabrication-des-vehicules-blindes-de-combat-whap-8×8
- [19] India’s TATA opens armoured vehicles plant in Morocco — https://www.reuters.com/world/india/indias-tata-opens-armoured-vehicles-plant-morocco-2025-09-23/
- [20] Le Maroc, nouvelle terre de production des drones turcs- Le Monde — https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/02/07/le-maroc-nouvelle-terre-de-production-des-drones-turcs_6536325_3212.html
- [21] Benslimane, futur hub des drones de défense marocains- Medias24 — https://medias24.com/2025/11/12/benslimane-futur-pole-de-lindustrie-de-defense-les-details-des-projets-baykar-et-bluebird/
- [22] Le Maroc se dotera d’une usine de drones — https://fr.sputniknews.africa/20250201/le-maroc-se-dotera-dune-usine-de-drones—–1070454412.html
- [23] Drones « Made in Morocco »: l’usine géante de Benslimane… — https://www.bladi.net/drones-made-in-morocco-usine-geante-benslimane-sera,119841.html
- [24] Défense: Harmattan AI va produire au Maroc des systèmes… — https://lematin.ma/nation/defense-harmattan-ai-va-produire-au-maroc-des-systemes-autonomes/351179
- [25] BlueBird opens suicide drone facility in Morocco — https://www.jpost.com/defense-and-tech/article-874136
- [26] BlueBird Opens New Plant in Morocco to Begin Production… — https://www.assahifa.com/english/morocco/bluebird-opens-new-plant-in-morocco-to-begin-production-of-spy-x-kamikaze-drones/
- [27] Comment, brique par brique, le Maroc édifie son propre complexe… — https://fr.le360.ma/politique/comment-brique-par-brique-le-maroc-edifie-son-propre-complexe-militaro-industriel_KSLS6PRFJVG55CPBA2XLB2DXKA/
- [28] actualite-detail- Artemis — https://jurispromaroc.com/artemis/actualite-detail/defense-nationale–materiels-et-equipements-de-defense-et-securite-armes-et-munitions.-8340
- [29] Rabat, le 08 Août 2025 — https://defenseatlas.com/vb/index.php?attachments=34140/
- [30] Industrie militaire au Maroc: les détails du décret d… — https://fr.le360.ma/politique/industrie-militaire-au-maroc-les-details-du-decret-dapplication-publie-au-dernier-bulletin-officiel-243970/
- [31] New Framework Law Sets Ground for Arms Industry in… — https://www.moroccoworldnews.com/2020/07/67931/new-framework-law-sets-ground-for-arms-industry-in-morocco/
- [32] Décret pris pour l’application de la loi n° 10-20 relative aux… — https://qanounalert.com/document/decret/adala-justice-d-cret-pris-pour-l-application-de-la-loi-n-10-20-r-xwvi1l
- [33] Morocco Tightens Grip on Weapons Trade: New Regulations… — https://en.bladi.net/morocco-tightens-grip-weapons-trade-regulations-reshape-defense-industry,116270.html
- [34] Armement: Le Maroc renforce son dispositif industriel — https://maroc-diplomatique.net/armement-le-maroc-renforce-son-dispositif-industriel/
- [35] Tata begins armoured vehicle production in Morocco — https://www.janes.com/defence-intelligence-insights/defence-news/land/tata-begins-armoured-vehicle-production-in-morocco
- [36] The Moroccan Armed Forces received their first locally…- Zona Militar — https://www.zona-militar.com/en/2026/01/15/the-moroccan-armed-forces-received-their-first-locally-manufactured-whap-8×8-armored-vehicles/
- [37] Tata Advanced Systems opens first overseas defence manufacturing… — https://manufacturing.economictimes.indiatimes.com/news/aerospace-defence/tata-advanced-systems-opens-first-overseas-defence-manufacturing-facility-in-morocco/124071478
- [38] Le Maroc inaugure une unité de montage de blindés 8×8 TATA — https://www.menadefense.net/le-maroc-inaugure-une-unite-de-montage-de-blindes-8×8-tata/
- [39] Morocco Continues Air Power Push With Maintenance… — https://adf-magazine.com/2025/11/morocco-continues-air-power-push-with-maintenance-hangar/
- [40] Défense. F-16 et C-130: les travaux d’un Centre de… — https://fr.le360.ma/politique/defense-f-16-et-c-130-les-travaux-dun-centre-de-maintenance-aeronautique-lances-a-ben-slimane_AUCX6EFP2JDHTJ6VNNRBUIFY74/
- [41] Groundbreaking Ceremony for Maintenance Aéro Maroc’s New… — https://english.defensearabia.com/groundbreaking-ceremony-for-maintenance-aero-marocs-new-hangar-a-strategic-leap-in-moroccos-aerospace-sovereignty-and-regional-mro-excellence/
- [42] Le Maroc inaugure une usine de drones Baykar à Benslimane… — https://marocpresse.com/le-maroc-inaugure-une-usine-de-drones-baykar-a-benslimane-pour-2026/
- [43] Un énorme projet. Le Maroc et un géant turc ont lancé une usine de drones- HIBAPRESS — https://fr.hibapress.com/news-164261.html
- [44] Israel’s BlueBird to Establish Drone Manufacturing in Morocco — https://www.armyrecognition.com/news/army-news/2024/israel-s-bluebird-to-establish-drone-manufacturing-in-morocco
- [45] IAI- Israel Aerospace Industries subsidiary BlueBird Aero Systems… — https://www.linkedin.com/posts/the-defense-post_iai-israel-aerospace-industries-activity-7396442182531923968-8xoM
- [46] Au Maroc, une usine de fabrication de drones militaires verra bientôt le jour — https://fr.le360.ma/politique/au-maroc-une-usine-de-fabrication-de-drones-militaires-verra-bientot-le-jour_CDSMGKA44BDXBCAZ5RJCHILW6Y/
- [47] Système anti-drones: les Forces armées royales verrouillent… — https://www.maghreb-intelligence.com/systeme-anti-drones-les-forces-armees-royales-verrouillent-le-ciel-marocain-en-faisant-appel-lia-francaise/
- [48] Le Maroc conclut avec Harmattan AI un partenariat stratégique pour produire sur son territoire des systèmes autonomes de défense aérienne et créer un centre d’intelligence artificielle militaire dès 2026 — https://barlamane.com/fr/le-maroc-conclut-avec-harmattan-ai-un-partenariat-strategique-pour-produire-sur-son-territoire-des-systemes-autonomes-de-defense-aerienne-et-creer-un-centre-dintelligence-artificielle-militai/
- [49] Harmattan AI s’allie aux FAR pour produire des systèmes de… — https://ledesk.ma/2026/06/17/harmattan-ai-sallie-aux-far-pour-produire-des-systemes-de-defense-autonomes/
- [50] Harmattan AI and the Kingdom of Morocco Sign Major Strategic… — https://harmattan.ai/blog/harmattan-ai-and-the-kingdom-of-morocco-sign-major-strategic-partnership-for-national-defense/
- [51] Le Maroc conclut avec Harmattan AI un partenariat stratégique… — https://www.barlamane.com/fr/le-maroc-conclut-avec-harmattan-ai-un-partenariat-strategique-pour-produire-sur-son-territoire-des-systemes-autonomes-de-defense-aerienne-et-creer-un-centre-dintelligence-artificielle-militai/
- [52] Armement: Le Maroc en passe de produire des systèmes de… — https://linformation.ma/news/politique/armement-le-maroc-en-passe-de-produire-des-systemes-de-defense-autonomes-avec-l-aide-de-harmattan-ai/64420
- [53] Voici la technologie d’Harmattan AI que le Maroc utilisera… — https://www.atalayar.com/fr/articulo/politique/voici-technologie-dharmattan-ai-que-maroc-utilisera-pour-chasser-drones-maniere-autonome/20260623130254226977.html
- [54] GOBI High-Speed Drone Interceptor — https://harmattan.ai/systems/gobi/
- [55] Abderrahmane Mekkaoui: “Le groupe indien MKU qui s’installe au Maroc est le leader mondial des équipements militaires de 5ème génération” — https://www.maroc-hebdo.com/article/abderrahmane-mekkaoui-le-groupe-indien-mku-qui-sinstalle-au-maroc-est-le-leader-mondial-des-equipements-militaires-de-5eme-generation
- [56] L’Industrie de Défense Marocaine: Souveraineté et Opportunités… — https://cercle-k2.fr/etudes/l-industrie-de-defense-marocaine-souverainete-et-opportunites-pour-la-france
- [57] Le Maroc et la Turquie renforcent leur collaboration dans le… — https://www.atalayar.com/fr/articulo/politique/maroc-et-turquie-renforcent-leur-collaboration-dans-domaine-lindustrie-militaire/20250127130825210342.html
- [58] Défense au Maghreb: Israël renforce son ancrage via le Maroc — https://lanouvelletribune.info/2026/07/defense-au-maghreb-israel-renforce-son-ancrage-via-le-maroc/
- [59] Industrie Militaire: Vers un avion de chasse militaire “Made in Morocco” grâce au partenariat stratégique avec l’Inde — https://fr.le7tv.ma/2026/05/12/industrie-militaire-vers-un-avion-de-chasse-militaire-made-in-morocco-grace-au-partenariat-strategique-avec-linde/
- [60] Industrie de défense: la France avance ses pions sur le marché marocain — https://fr.hespress.com/463763-industrie-de-defense-la-france-avance-ses-pions-sur-le-marche-marocain.html
- [61] Défense – Le Maroc et la France préparent un nouveau palier de coopération stratégique — https://article19.ma/accueil/archives/190397
- [62] 2026 en ligne de mire, Production militaire et Commerce extérieur, cadre commun validé, ce plan d’exportations intrigue les industriels — https://www.europe-infos.fr/actualites/10622/2026-en-ligne-de-mire-production-militaire-et-commerce-exterieur-cadre-commun-valide-ce-plan-dexportations-intrigue-les-industriels/
- [63] Building Autonomous Forces | Harmattan AI — https://www.harmattan.ai/
4. Parcours et mission du général Abdelfattah Louarak
- [1] Mohammed VI nomme Belkhir El Farouk à la place de Abdelfattah Louarak, inspecteur général des FAR — https://ledesk.ma/encontinu/mohammed-vi-nomme-belkheir-farouk-la-place-de-abdelfattah-louarak-inspecteur-general-des-far/
- [2] Inspection générale des FAR: le roi remplace Louarak par Belkhir El Farouk — https://h24info.ma/maroc/inspection-generale-des-far-le-roi-remplace-louarak-par-belkhir-el-farouk/
- [3] Abdelfattah Louarak- Wikipedia — https://en.wikipedia.org/wiki/Abdelfattah_Louarak
- [4] Inspector general (Morocco)- Wikipedia — https://en.wikipedia.org/wiki/Inspector_general_(Morocco)
- [5] Maroc: Mohammed VI nomme le nouveau numéro 2 de l’armée — https://www.jeuneafrique.com/394295/politique/maroc-mohammed-vi-nomme-nouvel-inspecteur-general-de-larmee/
- [6] Révélations exclusives sur Abdelfatah Louarak, promu par le Roi au grade de général de Corps d’armée — https://fr.le360.ma/politique/revelations-exclusives-sur-abdelfatah-louarak-promu-par-le-roi-au-grade-de-general-de-corps-darmee-129901/
- [7] Le Roi nomme le général El Ouarrak Inspecteur général des FAR — https://quid.ma/a-la-une/le-roi-nomme-le-general-el-ouarrak-inspecteur-general-des-far
- [8] Le Roi Mohammed VI nomme le Général de division Abdelfatah… — https://atlasinfo.fr/Le-Roi-Mohammed-VI-nomme-le-General-de-division-Abdelfatah-Louarak-Inspecteur-general-des-FAR_a78742.html
- [9] Le Roi nomme le Général de division Abdelfatah Louarak… — https://www.medi1news.com/fr/article/79378
- [10] Le Souverain désigne El Farouk Belkhir nouveau inspecteur… — https://lopinion.ma/fr/actu-maroc/le-souverain-designe-el-farouk-belkhir-nouveau-inspecteur-general-des-far_a36641?articleId=733922ed-a0ea-48fc-9bb2-0fa218f5b6b1
- [11] Maroc: Changement à la tête de l’armée- Anadolu Ajansı — https://www.aa.com.tr/fr/afrique/maroc-changement-%C3%A0-la-t%C3%AAte-de-larm%C3%A9e/2879456
- [12] Maroc: nouvelle nomination à la tête de l’armée — https://www.arabnews.fr/node/142461/monde-arabe
- [13] [Série] Maroc-Algérie: généraux et hommes de l’ombre (3/4) — https://www.jeuneafrique.com/1118181/politique/armee-renseignements-qui-sont-les-chefs-de-lappareil-securitaire/
- [14] Éclairage – « L’armée marocaine tourne la page d’Hassan II, » selon Mondafrique — https://article19.ma/accueil/archives/62401
- [15] Nominations et mises à la retraite: Mohammed VI met son armée en ordre de marche-Maghreb Intelligence — https://www.maghreb-intelligence.com/nominations-mises-a-retraite-mohammed-vi-met-armee-ordre-de-marche/
- [16] Forces armées royales (Maroc) — Wikipédia — https://fr.wikipedia.org/wiki/Forces_arm%C3%A9es_royales_(Maroc)
- [17] L’Inspecteur général des FAR s’entretient avec le Commandant de la Force de la Minurso — https://ledesk.ma/encontinu/linspecteur-general-des-far-sentretient-avec-le-commandant-de-la-force-de-la-minurso/
- [18] Le général Mohammed Berrid reçoit le commandant de la Minurso — https://h24info.ma/maroc/linspecteur-far-commandant-minurso/
- [19] Maroc: L’inspecteur général des FAR s’entretient avec le… — https://www.yabiladi.com/articles/details/175188/maroc-inspecteur-general-entretient-avec.html
- [20] Maroc: ce que l’on sait de la mission en Mauritanie du général Berrid, inspecteur général des FAR — https://www.jeuneafrique.com/1786690/politique/maroc-ce-que-lon-sait-de-la-mission-en-mauritanie-du-general-berrid-inspecteur-general-des-far/
- [21] Le général Berrid reçu par le président Ghazouani pour renforcer la coopération militaire Maroc-Mauritanie — https://fr.hespress.com/468805-le-general-berrid-recu-par-le-president-ghazouani-pour-renforcer-la-cooperation-militaire-maroc-mauritanie.html
- [22] SM le Roi, Chef Suprême et Chef d’État-major Général des FAR nomme le Général de Corps d’Armée, Belkhir El Farouk… — https://www.mapexpress.ma/actualite/societe-et-regions/sm-roi-chef-supreme-chef-detat-major-general-far-nomme-general-corps-darmee-belkhir-el-farouk-inspecteur-general-far-commandant-zone-sud-em-far/
- [23] Le général Louarak procède à des changements dans les rangs des officiers — https://fr.le360.ma/politique/le-general-louarak-procede-a-des-changements-dans-les-rangs-des-officiers-126801/
- [24] Visite d’inspection du Général Louarak dans la zone du mur de défense — https://www.bladi.net/general-louarak-zone-mur-defense,74278.html
- [25] Les raisons de la visite du Général Louarak en zone tampon — https://fr.hespress.com/166962-les-raisons-de-la-visite-du-general-louarak-en-zone-tampon.html
- [26] Le Maroc accueille la plus ancienne et la plus récente des missions diplomatiques des États-Unis — https://quid.ma/politique/le-maroc-accueille-la-plus-ancienne-et-la-plus-recente-des-missions-diplomatiques-des-etats-unis
- [27] Mohamed Berrid — Wikipédia — https://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Berrid
- [28] Mohammed Berrid- Wikipedia — https://en.wikipedia.org/wiki/Mohammed_Berrid
- [29] UN CHEF, UNE MISSION — https://www.lemonde.fr/archives/article/1951/01/25/un-chef-une-mission_2067953_1819218.html
- [30] Le Maroc et le Bénin satisfaits de l’élargissement de la coopération militaire à d’autres domaines- Journal du Togo — https://www.journaldutogo.com/le-maroc-et-le-benin-satisfaits-de-lelargissement-de-la-cooperation-militaire-a-dautres-domaines/
- [31] 5+5 Défense: Les FAR engagées dans la réalisation des différents… — https://maroc-diplomatique.net/55-defense-les-far-engagees-dans-la-realisation-des-differents/
- [32] Qui est Belkhir El Farouk, le nouvel Inspecteur Général des FAR? — https://maroc-diplomatique.net/qui-est-belkhir-el-farouk-le-nouvel-inspecteur-general-des-far/
- [33] « Jamais sans ma tenue de combat »: Hommage au Général de Corps d’Armée Belkhir El Farouk- Le collimateur — https://lecollimateur.ma/85985
5. Parcours et mission du général Mohammed Berrid
- [1] Au Maroc, Mohammed Berrid, nouvel inspecteur général des FAR — https://www.jeuneafrique.com/1439015/politique/au-maroc-mohammed-berrid-nouveau-numero-deux-de-larmee/
- [2] Dix choses à savoir sur Mohammed Berrid, nouveau… — https://www.jeuneafrique.com/1439350/politique/dix-choses-a-savoir-sur-mohammed-berrid-nouveau-patron-de-larmee-marocaine/
- [3] FAR: les enjeux du « renew » du haut Commandement — https://www.lopinion.ma/FAR-les-enjeux-du-renew-du-haut-Commandement_a43051.html
- [4] Le Roi nomme Mohammed Berrid nouvel Inspecteur général des FAR — https://fr.le360.ma/politique/le-roi-nomme-mohammed-berrid-nouvel-inspecteur-general-des-far_U5UAU4XEL5EG7CGHA4Q7W2XVZY/
- [5] Qui est Mohammed Berrid, le nouvel Inspecteur Général des FAR — https://lopinion.ma/fr/actu-maroc/qui-est-mohammed-berrid-le-nouvel-inspecteur-general-des-far-_a69862?articleId=daef4e12-4253-4ba6-be45-dfeeb07a13d1
- [6] Biographie du Général de Division Mohammed Berrid nouvel Inspecteur Général des FAR et Commandant la Zone Sud- Aldar Français — https://fr.aldar.ma/11382.html
- [7] Biographie du Général de Division Mohammed Berrid… MAP Express — https://www.mapexpress.ma/actualite/societe-et-regions/biographie-du-general-division-mohammed-berrid-nouvel-inspecteur-general-far-commandant-zone-sud/
- [8] Gestion du système de corruption et normalisation avec Israël… — https://ebourse.dz/gestion-du-systeme-de-corruption-et-normalisation-avec-israel-le-general-mohammed-berrid-un-tankiste-pour-calmer-la-colere-des-far/
- [9] FAR: Mohammed Berrid promu au grade de général de corps d’armée — https://fr.le360.ma/politique/far-mohammed-berrid-promu-au-grade-de-general-de-corps-darmee_UND4D2YKAZD5FEEJLMW4YNFS5A/
- [10] Maroc-USA: la coopération militaire au cœur d’un entretien entre l… — https://medias24.com/2026/05/08/maroc-usa-la-cooperation-militaire-au-coeur-dun-entretien-entre-linspecteur-des-far-et-le-chef-de-lafricom-1673211/
- [11] Défense: le général Berrid à Nouakchott pour consolider les… — https://medias24.com/2026/04/08/defense-le-general-berrid-a-nouakchott-pour-consolider-les-relations-militaires-maroc-mauritanie-1656042/
- [12] Le général Mohammed Berrid reçu à Paris par le chef d’état-major des armées françaises — https://maroc-diplomatique.net/le-general-mohammed-berrid-recu-a-paris-par-le-chef-detat-major-des-armees-francaises/
- [13] L’Inspecteur Général des FAR s’entretient à Washington avec le Chef d’Etat-Major des Armées des États-Unis — https://snrtnews.com/fr/article/linspecteur-general-des-far-sentretient-a-washington-avec-le-chef-detat-major-des-armees-0
- [14] L’Inspecteur Général des FAR s’entretient avec le Commandant de l’AFRICOM — https://fr.le360.ma/politique/linspecteur-general-des-far-sentretient-avec-le-commandant-de-lafricom_J3QDWFH3JJFQHAEMNUBSX6ONHU/
- [15] Défense: L’inspecteur général des FAR se réunit avec le chef des armées françaises — https://www.yabiladi.com/articles/details/196964/defense-l-inspecteur-general-reunit-avec.html
- [16] Renforcement de la coopération militaire: une délégation des FAR en visite officielle en Mauritanie — https://industries.ma/renforcement-de-la-cooperation-militaire-une-delegation-des-far-en-visite-officielle-en-mauritanie/
- [17] Le Général de Corps d’Armée, Inspecteur Général des FAR et Commandant la Zone Sud s’entretient avec le ministre mauritanien de la Défense — https://snrtnews.com/fr/article/le-general-de-corps-darmee-inspecteur-general-des-far-et-commandant-la-zone-sud-0
- [18] Le Général de Corps d’armée, Inspecteur Général des FAR et le Chef d’état-major des armées US saluent la dynamique de coopération militaire maroco-américaine — https://snrtnews.com/fr/article/le-general-de-corps-darmee-inspecteur-general-des-far-et-le-chef-detat-major-des-armees-us
- [19] Une délégation conduite par l’Inspecteur Général des FAR… — https://lematin.ma/nation/linspecteur-general-des-far-effectue-une-visite-de-travail-en-mauritanie/339183
- [20] Le nouveau Chef des armées françaises reçoit l’Inspecteur… — https://www.lopinion.ma/Le-nouveau-Chef-des-armees-francaises-recoit-l-Inspecteur-general-des-FAR_a71468.html
- [21] Berrid reçoit le sous-secrétaire adjoint à la guerre des États… — https://fr.le360.ma/politique/cooperation-militaire-berrid-recoit-le-sous-secretaire-adjoint-a-la-guerre-des-etats-unis-damerique_EEAASHQCVZHAPHQC6FEQ62STKI/
- [22] Le général de corps d’armée Mohammed Berrid reçoit l’insigne de commandeur de la Legion d’honneur… — https://fr.le360.ma/politique/le-general-de-corps-darmee-mohammed-berrid-recoit-linsigne-de-commandeur-de-la-legion-dhonneur-a_ESIPNRNFNBAWDKODH3CXTNGNXU/
- [23] Le Maroc et la Mauritanie renforcent leur coopération en matière de… — https://www.atalayar.com/fr/articulo/politique/maroc-et-mauritanie-renforcent-leur-cooperation-matiere-securite-face-linstabilite-croissante-au-sahel/20260410131000224698.html
- [24] Africom: Le général Mohammed Berrid reçoit la Légion du mérite américaine — https://lareleve.ma/190132/
- [25] L’Inspecteur général des FAR s’entretient avec le commandant de la… — https://medias24.com/2026/01/15/linspecteur-general-des-far-sentretient-avec-le-commandant-de-la-minurso-2-1612106/
- [26] 70e anniversaire des FAR: L’Inspecteur général Mohammed Berrid préside la cérémonie à Rabat — https://www.lavieeco.com/au-royaume/70eme-anniversaire-des-far-linspecteur-general-mohammed-berrid-preside-la-ceremonie-a-rabat/
- [27] Mohammed Berrid — https://www.maroc24.com/fr/tag/mohammed-berrid/
6. Achats d’armement par le Maroc depuis 2000
- [1] Le Maroc devient le plus grand importateur d’armes du continent africain — https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260311-le-maroc-devient-le-plus-grand-importateur-d-armes-du-continent-africain
- [2] Modernisation militaire: les armes acquises par le Maroc à… — https://www.fr-infos.com/modernisation-militaire-les-armes-acquises-par-le-maroc-a-lepreuve-des-conflits-modernes/
- [3] Le Maroc bat son record de dépenses militaires en 2026 — https://www.bladi.net/maroc-bat-record-depenses-militaires-2026,118042.html
- [4] Armement: Le Maroc 28ème importateur mondial, premier en Afrique — https://lopinion.ma/fr/actu-maroc/armement–le-maroc-28eme-importateur-mondial-premier-en-afrique_a43084?articleId=931c45c8-9e20-414c-aa9a-c52d0a30a3a2
- [5] Morocco Military Spending 2025: $5.2B Defence Budget — https://militaryspend.org/country-profiles/morocco
- [6] Armée royale (Maroc) — Wikipédia — https://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_royale_(Maroc)
- [7] List of equipment of the Royal Moroccan Army- Wikipedia — https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_equipment_of_the_Royal_Moroccan_Army
- [8] Le Maroc multiplie et diversifie ses achats de matériel… — https://www.cridem.org/C_Info.php?article=780285
- [9] Après Israël, la France arme le Maroc avec 30 Mirage 2000- Afrik — https://www.afrik.com/apres-israel-la-france-arme-le-maroc-avec-30-mirage-2000
- [10] Les FAR augmentent leur stock de drones militaires turcs — https://telquel.ma/instant-t/2025/01/06/les-far-augmentent-leur-stock-de-drones-militaires-turcs_1911799/
- [11] Le Maroc reçoit des chars de combat américains — https://www.atalayar.com/fr/articulo/politique/maroc-recoit-des-chars-combat-americains/20231207113719194516.html
- [12] chars, missiles, drones et service militaire- Bladi.net — https://www.bladi.net/comment-maroc-forme-armee-moderne-puissante,117966.html
- [13] Défense anti-aérienne: les FAR font un pas de plus vers les “Patriot” — https://www.lopinion.ma/Defense-anti-aerienne-les-FAR-font-un-pas-de-plus-vers-les-Patriot_a65546.html
- [14] Boeing s’apprête à livrer au Maroc ses premiers hélicoptères Apache — https://fr.hespress.com/408718-boeing-sapprete-a-livrer-au-maroc-ses-premiers-helicopteres-apache.html
- [15] Le Maroc se dote du système américain de défense… — https://rapideinfo.mr/le-maroc-se-dote-du-systeme-americain-de-defense-aerienne-patriot/
- [16] Maroc: Des camions transportant des missiles Patriot…- MADAR — https://fr.madar.mr/actualites/maroc-des-camions-transportant-des-missiles-patriot-americains-arrivent-dans-le-cadre-dun-accord-avec-le-pentagone/
- [17] Artillerie lourde: Washington approuve la vente au Maroc… — https://fr.le360.ma/politique/artillerie-lourde-washington-approuve-la-vente-au-maroc-de-18-himars-les-lance-missiles-les-plus_A5FLRCH5IRCQXCTKHQF7EKI3DU/
- [18] Armement: Le Maroc négocie avec la Chine une commande de missiles — https://www.yabiladi.com/articles/details/134307/armement-maroc-negocie-avec-chine.html
- [19] Maroc-Israël: pourquoi le royaume s’offre un système de défense antimissile — https://www.jeuneafrique.com/1313323/politique/maroc-israel-pourquoi-le-royaume-soffre-un-systeme-de-defense-antimissile/
- [20] Défense aérienne: comment le Maroc édifie un bouclier technologique — https://fr.le360.ma/politique/defense-aerienne-comment-le-maroc-edifie-un-bouclier-technologique_ZAAORBU2KFBIHKHOCGG6TFWWOM/
- [21] Morocco acquires Israeli Barak MX Air and Missile Defense System — https://www.armyrecognition.com/news/army-news/army-news-2023/morocco-acquires-israeli-barak-mx-air-and-missile-defense-system
- [22] Le Maroc débourse 500 millions de dollars pour un système antimissile israélien — https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/maroc-israel-contrat-systeme-antimissile-normalisation-armement-algerie
- [23] Washington approuve la vente de 25 avions de combat F-… — https://www.lefigaro.fr/flash-eco/washington-approuve-la-vente-de-25-avions-de-combat-f-16-au-maroc-20190325
- [24] Maroc: la commande militaire passe à la phase de production — https://www.bladi.net/maroc-commande-militaire,69795.html
- [25] Le Maroc officialise son achat de 24 chasseurs F-16 Viper- Le Desk — https://ledesk.ma/enoff/le-maroc-officialise-son-achat-de-24-chasseurs-f-16-viper/
- [26] Mirage 2000-9 et F-16: Le Maroc muscle sa flotte aérienne — https://www.actu-maroc.com/mirage-2000-9-et-f-16-le-maroc-muscle-sa-flotte-aerienne/
- [27] Boeing démarre la production des 24 hélicoptères Apache pour le Maroc — https://medias24.com/2023/11/14/boeing-demarre-la-production-des-24-helicopteres-apache-pour-le-maroc/
- [28] L’acquisition des Apache par le Maroc représente un changement stratégique — https://fr.hespress.com/409384-lacquisition-des-apache-par-le-maroc-represente-un-changement-strategique.html
- [29] L’armée de l’air marocaine reçoit ses premiers hélicoptères d’attaque Apache- Raids Aviation Magazine — https://raids-aviation.fr/2025/03/11/larmee-de-lair-marocaine-recoit-ses-premiers-helicopteres-dattaque-apache/
- [30] Aéronautique: après l’achat des hélicoptères Apache, le Maroc et Boeing passent un accord de compensation industrielle — https://afrique.latribune.fr/entreprises/industrie/aeronautique/2023-02-10/aeronautique-apres-l-achat-des-helicopteres-apache-le-maroc-et-boeing-passent-un-accord-de-compensation-industrielle-951366.html
- [31] Défense. Le Maroc réceptionne un deuxième lot d’hélicoptères… — https://fr.le360.ma/politique/defense-le-maroc-receptionne-un-deuxieme-lot-dhelicopteres-apache-ah-64e_5IV5TSIFZNDYBHLU2DIGPDKFSY/
- [32] Défense: les FAR commandent un deuxième lot de drones armés turcs Bayraktar TB-2 — https://fr.le360.ma/politique/defense-les-far-commandent-un-deuxieme-lot-de-drones-armes-turcs-bayraktar-tb-2-250479/
- [33] Operating From The Shadows: Morocco’s UAV Fleet- Oryx — https://www.oryxspioenkop.com/2021/10/operating-from-shadows-moroccos-uav.html
- [34] Maroc-Algérie-Polisario: la danse des drones- Le Desk — http://ledesk.ma/datadesk/maroc-algerie-polisario-la-danse-des-drones/
- [35] Morocco receives US battle tanks — https://www.atalayar.com/en/articulo/politics/morocco-receives-us-battle-tanks/20231207113719194516.html
- [36] Le Maroc, fidèle du char américain Abrams- Bladi.net — https://www.bladi.net/maroc-char-americain-abrams,81056.html
- [37] Morocco to get Abrams MBT- defenceWeb — https://defenceweb.co.za/land/land-land/morocco-to-get-abrams-mbt/
- [38] Le Maroc renforce son arsenal militaire avec la dernière version des chars de combat Abrams! — https://fr.le7tv.ma/2023/12/07/le-maroc-renforce-son-arsenal-militaire-avec-la-derniere-version-des-chars-de-combat-abrams/
- [39] Le Département d’Etat US approuve la vente de 18 lanceurs de… — https://algeriesolidaire.net/le-departement-detat-us-approuve-la-vente-de-18-lanceurs-de-roquettes-multiples-himars-au-maroc/
- [40] Morocco takes delivery of Chinese FD-2000B surface-to-air… — https://www.armyrecognition.com/archives/archives-land-defense/land-defense-2021/morocco-takes-delivery-of-chinese-fd-2000b-surface-to-air-defense-missile-systems
- [41] Le Maroc 3è pays à acquérir le système de défense anti-aérienne chinois FD-2000B- Le collimateur — https://lecollimateur.ma/42083
- [42] Le Maroc reçoit un système chinois de pointe de défense… — https://www.barlamane.com/fr/le-maroc-recoit-un-systeme-chinois-de-pointe-de-defense-antiaerienne/
- [43] Marruecos inaugura su primera base de defensa aérea de largo… — https://www.defensa.com/africa-asia-pacifico/marruecos-inaugura-primera-base-defensa-aerea-largo-alcance-fd
- [44] Défense: En attendant les missiles Patriot, les FAR se tournent vers d’autres fournisseurs — https://www.yabiladi.com/articles/details/124292/defense-attendant-missiles-patriot-tournent.html
- [45] Amerika tuwāfiqu ʿalā širāʾi al-maġrib li-niẓāmi al-difāʿi al-jawwī bātrīūt fī 2022 — https://sarabic.ae/20211120/أمريكا-توافق-على-شراء-المغرب-لنظام-الدفاع-الجوي-باتريوت-في-2022-1050757666.html
- [46] US confirms the purchase of Patriot air defense missile systems by Mor — https://armyrecognition.com/archives/archives-land-defense/land-defense-2021/us-confirms-the-purchase-of-patriot-air-defense-missile-systems-by-morocco
- [47] L’Israélien Barak MX arrive au Maroc pour la première fois — https://www.atalayar.com/fr/articulo/politique/lisraelien-barak-mx-arrive-au-maroc-pour-premiere-fois/20230812133539189498.html
- [48] Le Maroc recevra des « systèmes avancés de défense antimissile » d’Israël — https://maroc-diplomatique.net/le-maroc-recevra-des-systemes-avances-de-defense-antimissile-disrael/
- [49] Morocco deploys IAI’s Barak air defense system — https://www.jpost.com/defense-and-tech/article-882612
- [50] Armée: une nouvelle base de défense aérienne à Sidi… — https://www.lopinion.ma/Armee-une-nouvelle-base-de-defense-aerienne-a-Sidi-Yahya-el-Gharb_a22593.html
- [51] Morocco receives VL MICA missiles from France — https://www.military.africa/2022/06/morocco-receives-vl-mica-missiles-from-france/
- [52] Arms imports (SIPRI trend indicator values)- Morocco | Data — https://data.worldbank.org/indicator/MS.MIL.MPRT.KD?locations=MA
- [53] Importations d’armes (selon les chiffres du SIPRI)- Morocco | Data — https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/MS.MIL.MPRT.KD?locations=MA
- [54] Armement: le Maroc achète un peu de « Made in France » mais énormément de « Made in USA » — https://web.archive.org/web/20200626222933/https:/www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/armement-le-maroc-achete-un-peu-de-made-in-france-mais-enormement-de-made-in-usa-837558.html
- [55] L’ESSOR STRATÉGIQUE DE L’INDUSTRIE DE DÉFENSE MAROCAINE — https://www.maroc-patriotique.com/post/l-essor-strat%C3%A9gique-de-l-industrie-de-d%C3%A9fense-marocaine
- [56] Morocco to Receive Latest Version of US M1 Abrams Tanks — https://www.moroccoworldnews.com/2022/01/50998/morocco-to-receive-latest-version-of-us-m1-abrams-tanks/
7. Accords militaires signés par le Maroc depuis 2020
- [1] Maroc et États-Unis prolongent et renforcent leur coopération… — https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260417-maroc-et-%C3%A9tats-unis-prolongent-et-renforcent-leur-coop%C3%A9ration-militaire
- [2] U.S. Security Cooperation with Morocco- State Department — https://www.state.gov/u-s-security-cooperation-with-morocco
- [3] Entre le Maroc et les Etats-Unis, une lune de miel… — https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/02/06/entre-rabat-et-washington-une-lune-de-miel-diplomatique-et-militaire_6665656_3212.html
- [4] Coopération militaire maroco-américaine: un partenariat fort — https://www.lebrief.ma/cooperation-militaire-maroco-americaine-un-partenariat-strategique-durable-100137551/
- [5] L’année 2020 a consacré la coopération militaire entre le Maroc et les Etats-Unis — https://www.yabiladi.com/articles/details/103766/l-annee-2020-consacre-cooperation-militaire.html
- [6] DOCUMENT. Drones, intégration opérationnelle, sites: le saut… — https://medias24.com/2026/06/20/drones-integration-operationnelle-sites-le-saut-strategique-de-lalliance-militaire-maroc-usa-1704737/
- [7] Acuerdo histórico de defensa entre Marruecos y Estados Unidos — https://www.atalayar.com/fr/articulo/politique/accord-defense-historique-maroc-et-etats-unis/20201002203548147772.html
- [8] Le Maroc et les États-Unis renforcent leur coopération militaire avec… — https://www.afrik.com/le-maroc-et-les-etats-unis-renforcent-leur-cooperation-militaire-avec-la-signature-d-une-feuille-de-route
- [9] Le Maroc et les Etats-Unis renforcent leur partenariat sécuritaire et militaire — https://francais.rt.com/international/112780-maroc-etats-unis-militaire
- [10] La coopération militaire et sécuritaire, fer de lance de l’alliance Maroc-États-Unis — https://fr.le360.ma/politique/la-cooperation-militaire-et-securitaire-fer-de-lance-de-lalliance-maroc-etats-unis-230081/
- [11] Le Maroc et les États-Unis signent une feuille de…- Le360 — https://fr.le360.ma/politique/le-maroc-et-les-etats-unis-signent-une-feuille-de-route-militaire-pour-la-decennie-a-venir_6ODCYCVF2NCQZDHC3IFWGO7GYU/
- [12] Alliance militaire Maroc–USA: un saut stratégique décisif — https://canal212.ma/alliance-militaire-maroc-usa-saut-strategique-2026-2036/
- [13] Maroc/Etats-Unis: signature d’un accord de coopération… — https://www.aa.com.tr/fr/monde/maroc-etats-unis-signature-dun-accord-de-coop%C3%A9ration-militaire/3227063
- [14] Rabat: 14 accords pour relancer le partenariat Maroc-France — https://info.fr/rabat-14-accords-signes-relancer-partenariat-maroc-france/
- [15] Le Maroc approfondit sa coopération militaire avec les États… — https://www.barlamane.com/fr/le-maroc-approfondit-sa-cooperation-militaire-avec-les-etats-unis-sous-le-signe-de-la-confiance-strategique/
8. Infrastructures militaires marocaines
- [1] Mise à niveau de la défense aérienne: Bir Anzarane, le nouveau… — https://medias24.com/2026/05/03/mise-a-niveau-de-la-defense-aerienne-bir-anzarane-le-nouveau-verrou-strategique-des-far-au-sahara-1669045/
- [2] Armée: Le Maroc modernise ses bases aériennes pour recevoir une nouvelle flotte de F-16 — https://www.lopinion.ma/Armee-Le-Maroc-modernise-ses-bases-aeriennes-pour-recevoir-une-nouvelle-flotte-de-F-16_a20525.html
- [3] Industrie de défense: Abdellatif Loudiyi annonce 10 projets… — https://ledesk.ma/2025/11/14/industrie-de-defense-abdellatif-loudiyi-annonce-10-projets-en-cours-pour-260-m-dinvestissement/
- [4] Modernisation militaire du Maroc: une puissance régionale en construction- Le Desk — https://ledesk.ma/enclair/modernisation-militaire-du-maroc-une-puissance-regionale-en-construction/
- [5] La Razón: le Maroc modernise une base aérienne près de Dakhla… — https://www.maghress.com/fr/aldarfr/42442
- [6] Industrie de défense: 10 projets en cours pour 260 M$ au Maroc — https://www.infomaroc.net/industrie-de-defense-10-projets-en-cours-pour-260-m-au-maroc/
- [7] le secret bien gardé de la puissance militaire marocaine- Bladi.net — https://www.bladi.net/yahya-gharb-secret-garde-puissance-militaire-marocaine,102358.html
- [8] Le Maroc et les États-Unis renforcent leur alliance militaire… — https://www.atalayar.com/fr/articulo/politique/maroc-et-etats-unis-renforcent-leur-alliance-militaire-suite-des-manoeuvres-lafricom-sous-legide-du-pentagone/20260521150000225869.html
- [9] La défense marocaine atteint 73 milliards de dirhams en… — https://www.barlamane.com/fr/la-defense-marocaine-atteint-73-milliards-de-dirhams-en-2026-et-deploie-dix-projets-en-execution-pour-260-millions-de-dollars/
- [10] Sahara: cette nouvelle base aérienne marocaine qui change la donne — https://www.bladi.net/sahara-nouvelle-base-aerienne-marocaine-change-donne,120921.html
- [11] La réforme militaire qui transforme les Forces armées… — https://www.atalayar.com/fr/articulo/politique/reforme-militaire-qui-transforme-forces-armees-royales-marocaines/20251210105047221338.html
- [12] Le Maroc mise sur une stratégie militaire qui concilie… — https://www.atalayar.com/fr/articulo/politique/maroc-mise-sur-une-strategie-militaire-qui-concilie-securite-territoriale-et-stabilite-au-sahel/20260428131047221338.html
9. Évolution des FAR depuis 2020
- [1] Le Maroc réinstaure le service militaire obligatoire- BBC News Afrique — https://www.bbc.com/afrique/region-45258134
- [2] Maroc – service militaire obligatoire: trois ans plus tard… — https://www.jeuneafrique.com/1334739/politique/maroc-service-militaire-obligatoire-trois-ans-plus-tard-quel-bilan/
- [3] Service militaire obligatoire au Maroc: Une histoire en… — https://fr.hespress.com/372014-service-militaire-obligatoire-au-maroc-une-histoire-en-evolution.html
- [4] En quoi consistait le service militaire instauré en 1966?- Le Desk — https://ledesk.ma/enclair/en-quoi-consistait-le-service-militaire-instaure-en-1966/
- [5] Maroc: Et le service militaire obligatoire renaît de ses cendres — https://www.yabiladi.com/articles/details/68199/maroc-service-militaire-obligatoire-renait.html
- [6] Service militaire 2025: un an pour la patrie, une vie pour l… — https://www.lebrief.ma/service-militaire-2025-un-an-pour-la-patrie-une-vie-pour-lavenir-100097864/
- [7] Recrutement massif chez Les FAR- Aujourd’hui le Maroc — https://aujourdhui.ma/actualite/recrutement-massif-chez-les-far
- [8] Le Maroc rétablit le service militaire obligatoire pour les jeunes — https://www.challenges.fr/monde/le-maroc-retablit-le-service-militaire-obligatoire-pour-les-jeunes_607872
- [9] Le service militaire obligatoire dès 20 ans au Maroc- Archive — https://www.yabiladi.com/article-societe-1152.html
- [10] Le Maroc va rétablir le service militaire obligatoire — https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/08/21/le-maroc-va-retablir-le-service-militaire-obligatoire_5344356_3212.html
- [11] Division de l’information, de la documentation et des recherches – DIDR — https://coi.euaa.europa.eu/administration/france/PLib/ 2606_MAR_Service_militaire_obligatoire_167477_web.pdf (URL reproduite telle qu’elle figure dans la source)
- [12] Entrée en vigueur, âge, durée…le nouveau service… — https://fr.le360.ma/politique/entree-en-vigueur-age-dureele-nouveau-service-militaire-au-maroc-en-cinq-points-172741/
- [13] Le service militaire obligatoire est de retour au Maroc. — https://jurispromaroc.com/artemis/actualite-detail/le-service-militaire-obligatoire-est-de-retour-au-maroc.-6429
- [14] Service militaire obligatoire au Maroc — https://fr.scribd.com/document/925269903/114-Service-Militaire
10. Interopérabilité des FAR
- [1] Système Link-16: comment l’interopérabilité militaire avec… — https://medias24.com/2026/04/15/systeme-link-16-comment-linteroperabilite-militaire-avec-les-etats-unis-change-la-donne-pour-le-maroc-1659961/
- [2] Drones, sites, interopérabilité: le plan militaire que le… — https://ledesk.ma/2026/06/21/drones-sites-interoperabilite-le-plan-militaire-que-le-senat-americain-veut-tracer-avec-le-maroc/
- [3] [PDF] NOTE 13- Fondation pour la Recherche Stratégique — https://www.frstrategie.org/web/documents/programmes/observatoire-des-conflits-futurs/publications/2021/04.pdf
- [4] D2-300-1-2014-fra.pdf — https://publications.gc.ca/collections/collection_2014/mdn-dnd/D2-300-1-2014-fra.pdf
- [5] 70 ans des FAR. Du soldat-citoyen à l’IA, le Roi projette l’armée… — https://medias24.com/2026/05/14/70-ans-des-far-du-soldat-citoyen-a-lia-le-roi-projette-larmee-marocaine-dans-une-nouvelle-ere-1677291/
- [6] Les nouveaux enjeux de l’interopérabilité | Observatoire des… — https://www.frstrategie.org/programmes/observatoire-des-conflits-futurs/nouveaux-enjeux-interoperabilite-2021
- [7] Le Maroc renforce son interopérabilité militaire avec l… — https://fr.le7tv.ma/2026/04/16/le-maroc-renforce-son-interoperabilite-militaire-avec-lintegration-du-systeme-link-16-une-avancee-strategique-majeure/
- [8] Le Maroc et les États-Unis accélèrent l’interopérabilité… — https://www.laverite.ma/le-maroc-et-les-etats-unis-accelerent-linteroperabilite-militaire/
- [9] Le Maroc au cœur du système atlantique: de la coopération… — https://diplomatique.ma/fr/le-maroc-au-coeur-du-systeme-atlantique-de-la-cooperation-militaire-classique-a-une-integration-technologique-qui-redefinit-les-equilibres-de-puissance-en-afrique/
- [10] Coopération militaire Maroc États-Unis: intégration du… — https://www.telegraphe.ma/fr/cooperation-militaire-maroc-etats-unis-integration-du-systeme-link-16-pour-renforcer-la-souverainete-numerique-de-defense
- [11] Stratégies militaires: Le Maroc affine son architecture par l’acquisition de technologies de pointe — https://lareleve.ma/145717/
- [12] Montée en compétence, interopérabilité, tech… Ce que les… — https://fr.le360.ma/politique/montee-en-competence-interoperabilite-tech-ce-que-les-exercices-conjoints-des-far-disent-de-la_I3IAL5OKZNHKJEGBKEFDWEKEYA/
- [13] Coopération militaire: une nouvelle feuille de route Maroc… — https://www.europesays.com/afrique/78023/
- [14] Armement: comment le Maroc redéfinit sa doctrine de défense — https://fr.le360.ma/politique/armement-comment-le-maroc-redefinit-sa-doctrine-de-defense_HZAAW3IHM5HH3ID2QDUCNZXGWY/
11. Manœuvres internes et conjointes des FAR
- [1] Opérations | Ministère des Armées et des Anciens combattants — https://www.defense.gouv.fr/operations
- [2] N° 3864- Rapport d’information de MM. Olivier Audibert… — https://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/14/rap-info/i3864/(index)/rapports-information/(archives)/index-information-comper
- [3] Depuis 2001- Chronologie- Images Défense — https://imagesdefense.gouv.fr/fr/nos-collections/chronologie/depuis-2001.html
- [4] «Jebel Sahara»: manœuvres conjointes marocaines et… — https://fr.apanews.net/news/jebel-sahara-manoeuvres-conjointes-des-forces-marocaines-et-britanniques/
- [5] Manœuvres/exercices- Vie des armées- Thème- ImagesDéfense — https://imagesdefense.gouv.fr/fr/nos-collections/theme/vie-des-armees/manoeuvres-exercices.html
- [6] African Lion 2024: une édition charnière pour les Forces armées royales — https://medias24.com/2024/06/05/african-lion-2024-une-edition-charniere-pour-les-forces-armees-royales/
- [7] Jebel Sahara: fin des manœuvres militaires maroco… — https://fr.le360.ma/politique/jebel-sahara-fin-des-manoeuvres-militaires-maroco-britanniques-dans-la-region-de-marrakech_PKTWCG67UJHOBC6US2S4XSBCVQ/
- [8] Exercice «Marathon 25»: F-16 marocains et Rafale…- Le360 — https://fr.le360.ma/politique/exercice-marathon-25-f-16-marocains-et-rafale-francais-en-manoeuvres-conjointes_DVUHRW347VBTHCKMLWQVI64D5A/
- [9] Les Forces Armées Royales du Maroc: 69 ans d’histoire, d’évolution et de défense nationale – Par Hassan Zakariaa — https://quid.ma/chroniques/les-forces-armees-royales-du-maroc–69-ans-dhistoire-devolution-et-de-defense-nationale-par-hass
12. Accords de coopération militaire (Afrique / Sahel)
- [1] Sahel. M. Nasser Bourita: « Le Maroc a été de tous les combats pour le Sahel et avec le Sahel » — https://diplomatie.ma/fr/sahel-m-nasser-bourita-le-maroc-%C3%A9t%C3%A9-de-tous-les-combats-pour-le-sahel-et-avec-le-sahel
- [2] Afrique de l’Ouest: Sahel- Formations dispensées aux armées? — https://fr.allafrica.com/stories/202509090153.html
- [3] Sahel: Le Maroc renforce ses liens militaires avec le Burkina Faso — https://www.yabiladi.com/articles/details/157917/sahel-maroc-renforce-liens-militaires.html
- [4] Politique du Maroc en Afrique de l’Ouest: Ambitions et… — https://dakartimes.net/politique-du-maroc-en-afrique-de-louest-ambitions-et-valeurs-partagees-les-initiatives-royales-de-sm-le-roi-mohammed-6/
- [5] Le Maroc renforce sa coopération militaire avec le Burkina… — https://maroc-diplomatique.net/le-maroc-renforce-sa-cooperation-militaire-avec-le-burkina-faso-au-service-de-la-securite-regionale/
- [6] Le Maroc et le Cameroun renforcent la coopération militaire par un nouvel accord incluant des exercices conjoints- Aldar Français — https://fr.aldar.ma/31086.html
- [7] Le Maroc renforce sa présence en Afrique par des accords de coopération militaire — https://fr.imarabic.com/le-maroc-renforce-sa-presence-en-afrique-par-des-accords-de-cooperation-militaire/
- [8] Rabat et Abidjan scellent un partenariat militaire stratégique — https://afrique-diplomatique.com/rabat-et-abidjan-scellent-un-partenariat-militaire-strategique/
- [9] Le Maroc et le Ghana renforcent leur coopération militaire dans un esprit de Partenariat Africain solidaire — https://fr.le7tv.ma/2025/04/12/le-maroc-et-le-ghana-renforcent-leur-cooperation-militaire-dans-un-esprit-de-partenariat-africain-solidaire/
- [10] Le Maroc continuera à former les officiers originaires des… — https://www.journaldemalabo.com/le-maroc-continuera-a-former-les-officiers-originaires-des-pays-du-sahel-chef-de-gouvernement/
- [11] Renforcement de la coopération militaire et… — https://fr.aldar.ma/30101.html
- [12] Le Maroc et la Gambie signent un accord militaire pour… — https://industries.ma/le-maroc-et-la-gambie-signent-un-accord-militaire-pour-renforcer-la-cooperation-sud-sud/
- [13] Nouvelle Alliance Stratégique: Le Burkina Faso et le Maroc scellent un accord de coopération militaire — https://fr.le7tv.ma/2024/07/25/nouvelle-alliance-strategique-le-burkina-faso-et-le-maroc-scellent-un-accord-de-cooperation-militaire/
- [14] Burkina Faso: après sa rupture avec la France et sa sortie de la CEDEAO, le membre de l’AES s’allie avec ce pays; ce n’est pas la Russie- YOP L-FRII — https://yop.l-frii.com/burkina-faso-apres-la-rupture-avec-la-france-et-la-sortie-de-la-cedeao-le-pays-sallie-avec-ce-pays-ce-nest-pas-la-russie/
- [15] Défense, sûreté et sécurité de l’UA: coopération militaire de taille entre le Maroc et les pays africains- INNOVANT MAGAZINE — https://www.innovantmagazine.ma/defense-surete-et-securite-de-lua-cooperation-militaire-de-taille-entre-le-maroc-et-les-pays-africains/
13. Formation militaire du Prince Héritier Moulay El Hassan
- [1] Le Prince Moulay Hassan accélère sa formation royale: une… — https://www.afrik.com/le-prince-moulay-hassan-accelere-sa-formation-royale-une-succession-qui-se-dessine








