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Les Leviers d’Influence Américains sur l’Algérie

Institut Géopolitique Horizons by Institut Géopolitique Horizons
22 avril 2025
in Actualités, Algérie, Maghreb, Maroc, Mauritanie, Sahel
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U.S. Influence Levers on Algeria: A Geopolitical Analysis
Abdelhakim Yamani, Institut Géopolitique Horizons
22 avril 2025

Résumé exécutif

Cette analyse évalue les différents leviers d’influence dont dispose Washington pour exercer une pression stratégique sur Alger dans un contexte de tensions régionales accrues. Le parrainage du Front Polisario par l’Algérie représente une vulnérabilité majeure, particulièrement à la lumière des documents récemment découverts établissant des liens entre le mouvement séparatiste et des organisations comme le Hezbollah et le régime syrien déchu. Les incidents récents, notamment l’abattage d’un drone malien et l’obstruction des patrouilles de la MINURSO, offrent des catalyseurs potentiels pour une intensification des pressions américaines. L’administration Trump dispose d’options graduées allant des pressions diplomatiques à la possible désignation du Polisario comme organisation terroriste étrangère (FTO), cette dernière option représentant le levier le plus puissant mais aussi le plus controversé. La coordination interagences (DoS, DoD, Treasury, USAID, ODNI) apparaît comme l’approche opérationnelle optimale pour maximiser l’efficacité de ces différents leviers dans le cadre d’une stratégie cohérente.

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Introduction

La situation géopolitique en Afrique du Nord et au Sahel connaît actuellement une reconfiguration majeure qui appelle à une révision de la politique américaine envers certains acteurs régionaux. L’Algérie, puissance méditerranéenne influente et à ce jour partenaire dans la lutte contre le terrorisme, présente un cas d’étude particulièrement pertinent en raison de positions de plus en plus problématiques sur plusieurs dossiers stratégiques.

Cette note d’analyse, élaborée par l’Institut Géopolitique Horizons, identifie et évalue systématiquement les différents leviers d’influence dont dispose l’administration américaine pour inciter Alger à réaligner certaines de ses orientations politiques et diplomatiques avec les intérêts de stabilité régionale. Elle s’appuie sur une méthodologie rigoureuse combinant analyse documentaire, étude des déclarations officielles et évaluation des précédents historiques pertinents.

Le contexte géopolitique actuel

Une Algérie confrontée à un encerclement diplomatique

Notre évaluation stratégique indique que l’Algérie traverse actuellement une période d’isolement diplomatique sans précédent dans son histoire post-indépendance. Cet encerclement diplomatique, dont l’intensité s’accroît depuis 2021, se manifeste par une conjonction de crises sur plusieurs fronts simultanés :

– Rupture avec le Maroc : Relations diplomatiques unilatéralement rompues depuis août 2021, engendrant des tensions économiques et sécuritaires persistantes

– Détérioration des relations avec la Mauritanie : Incidents frontaliers documentés, y compris une incursion militaire algérienne en territoire mauritanien en décembre 2024

– Crise majeure avec l’Alliance des États du Sahel : Rappel des ambassadeurs malien, nigérien et burkinabè « pour consultations » suite à l’incident du drone (avril 2025)

– Positionnement ambigu sur les crises régionales : Soutien au régime de Bachar al-Assad, comme l’a confirmé le communiqué officiel du Ministère algérien des Affaires étrangères du 3 décembre 2024 réaffirmant « la position constante de l’Algérie et sa solidarité absolue avec la République arabe syrienne sœur »

L’incident du 1er avril 2025, au cours duquel l’armée algérienne a abattu un drone de surveillance malien, marque une escalade significative dans cette dynamique d’isolement. Les accusations formelles du Mali concernant la protection présumée du chef jihadiste Iyad Ag Ghali par les services algériens ont considérablement détérioré la crédibilité d’Alger en tant que partenaire fiable dans la lutte antiterroriste.

Stabilisation du Sahel : impératif stratégique américain

L’administration Trump, revenue aux affaires en janvier 2025, a identifié la stabilisation du Sahel comme une priorité stratégique. Cette région présente une triple dimension critique pour les intérêts américains :

1. Prolifération de l’extrémisme violent : Expansion territoriale des groupes jihadistes menaçant directement les intérêts sécuritaires occidentaux

2. Concurrence géopolitique intense : Pénétration croissante de la Russie via l’África Corps (ex-Wagner) et influence chinoise via des investissements stratégiques

3. Vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement critiques : Concentration des ressources en uranium, terres rares et minéraux stratégiques essentiels pour la transition énergétique

Cette approche a été formalisée dans la déclaration du Département d’État américain du 8 avril 2025, où le Secrétaire d’État Marco Rubio a « réaffirmé que les États-Unis reconnaissent la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental et soutiennent le plan d’autonomie sérieux, crédible et réaliste proposé par le Maroc, comme seule base pour une solution juste et durable à ce conflit. »

La nomination de Massad Boulos, homme d’affaires expérimenté sur le continent africain, comme conseiller présidentiel pour l’Afrique et le Moyen-Orient, illustre cette orientation pragmatique de l’administration américaine.

Le parrainage algérien du Polisario : une vulnérabilité majeure

Un soutien structurel et historique

Le soutien algérien au Front Polisario représente l’un des engagements géopolitiques les plus constants de l’Algérie depuis près de 50 ans. Ce soutien se manifeste à travers plusieurs dimensions :

– Financement direct : L’Algérie consacre des ressources financières considérables au maintien des structures du Polisario et des camps de Tindouf

– Appui militaire : Fourniture d’armements, formation militaire et soutien logistique aux unités combattantes

– Couverture diplomatique : Mobilisation systématique de l’appareil diplomatique algérien pour promouvoir la cause du Polisario dans les forums internationaux

– Hébergement territorial : Mise à disposition de son territoire pour l’établissement des camps de réfugiés et des bases d’entraînement

Des alliances préoccupantes avec des organisations controversées

Ce qui rend le parrainage algérien du Polisario particulièrement problématique aux yeux de Washington est l’extension progressive de ses alliances vers des organisations considérées comme hostiles aux intérêts américains et à la stabilité régionale.

Les faits documentés indiquent des rapprochements entre le Polisario et :

– L’Iran et le Hezbollah : Des connexions documentées incluent des échanges en matière de formation militaire et d’expertise en guerre asymétrique

– Le PKK : Une alliance publiquement affichée en janvier 2025 lors d’un événement en Algérie, où les drapeaux du Polisario et de l’administration kurde liée au PKK ont été hissés côte à côte

– Certains groupes armés opérant au Sahel : Des allégations concernant des connexions avec des éléments de groupes armés terroristes

Des liens documentés avec le Hezbollah et le régime syrien

Des documents récemment découverts dans les archives du régime déchu de Bachar al-Assad apportent désormais des preuves tangibles de ces connexions. Une note confidentielle datant de 2012, émanant des services de renseignements syriens et dont certains médias ont obtenu copie, révèle des accords formels entre le Polisario, l’Algérie, la Syrie et le Hezbollah.

Cette note détaille notamment l’envoi de 120 combattants du Polisario pour des entraînements militaires en Syrie, organisés avec l’aval du Hezbollah. Le document mentionne explicitement : « Suite à des correspondances antérieures concernant la demande des commandants de la république arabe sahraouie d’envoyer des factions de l’armée sahraouie pour une formation et un entraînement militaire avec les forces de l’armée arabe syrienne, des échanges ont eu lieu entre les ministères de la Défense algérien et syrien sur ce sujet, qui a reçu une grande attention des deux pays frères. »

Plus troublant encore, la note fait état de voyages de responsables du Polisario à Beyrouth en décembre 2011 « pour consulter la résistance libanaise (le Hezbollah) et coordonner la mission de formation, d’entraînement et de participation à des opérations spéciales sur le territoire syrien. »

Ces révélations ont été corroborées par le Washington Post qui, dans son édition du 12 avril 2025, a rapporté que « des centaines de combattants du Front Polisario sont actuellement détenus par les nouvelles forces de sécurité syriennes » et que « l’Iran a formé des combattants du front Polisario, un groupe rebelle basé en Algérie qui lutte pour l’indépendance du Sahara occidental vis-à-vis du Maroc. »

La situation humanitaire critique dans les camps de Tindouf

La situation dans les camps de Tindouf, où vivent environ 173,000 réfugiés sahraouis selon les estimations algériennes (chiffre contesté et jamais vérifié par un recensement indépendant), constitue un autre point de vulnérabilité exploitable par Washington.

Le rapport officiel de l’OMS et du Japon publié en mars 2025 a documenté que « près de 88% de la population des camps est vulnérable à l’insécurité alimentaire, avec une détérioration des infrastructures de santé et des rations alimentaires réduites. » Cette situation humanitaire précaire est exacerbée par les accusations de détournement systématique de l’aide internationale.

Un incident révélateur s’est produit le 9 avril 2025, lorsque l’armée algérienne a ouvert le feu sur des manifestants sahraouis dans les camps, causant la mort d’un civil et plusieurs blessés. Cet événement, documenté par vidéo, a déclenché des protestations importantes contre ce que les habitants des camps considèrent comme une répression croissante.

Matrice des leviers diplomatiques disponibles

Modulation calibrée des relations bilatérales

Le premier levier stratégique à disposition de Washington consiste en une modulation précise et graduée de l’intensité des relations bilatérales. Cette approche permet un calibrage fin des pressions, avec l’avantage considérable de pouvoir être ajustée en temps réel selon les réponses du régime algérien.

Options opérationnelles :

– Réduction des contacts diplomatiques de haut niveau

– Conditionnement de la reprise d’un dialogue stratégique à des avancées sur des dossiers spécifiques

– Expression publique de préoccupations concernant certaines politiques algériennes

Cette approche a déjà été initiée par le Département d’État américain, comme en témoigne la déclaration officielle du 8 avril 2025, où le Secrétaire d’État Marco Rubio a souligné « l’importance pour tous les acteurs régionaux de contribuer positivement à la stabilité du Sahel » – une référence aux préoccupations américaines concernant certaines actions algériennes.

Renforcement du soutien à la position marocaine sur le Sahara

Un autre levier important réside dans le renforcement du soutien américain à la position marocaine sur le Sahara occidental. La reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur ce territoire, annoncée en décembre 2020 sous la première administration Trump, pourrait être consolidée et amplifiée.

Cette orientation a été récemment confirmée par le conseiller présidentiel pour l’Afrique et le Moyen-Orient, Massad Boulos, qui a déclaré dans son interview à Al Arabiya du 18 avril 2025 : « La position américaine sur la souveraineté du Maroc sur le Sahara est inébranlable. »

Washington pourrait accentuer cette pression en :

– Encourageant ses alliés à adopter des positions similaires

– Soutenant activement le plan d’autonomie marocain dans les forums internationaux

– Facilitant des investissements américains dans les provinces sahariennes

Les leviers économiques et énergétiques

Diversification des partenariats gaziers

Le secteur énergétique représente un point de pression potentiellement efficace. L’Algérie, dont l’économie dépend à plus de 90% des hydrocarbures, est particulièrement vulnérable aux fluctuations du marché énergétique mondial.

Cette stratégie s’articule autour de :

– Le soutien au projet de gazoduc Nigeria-Maroc, concurrent direct du Medgaz algérien

– L’encouragement aux investissements dans les infrastructures gazières en Mauritanie et au Sénégal

– Le développement de terminaux GNL alternatifs en Méditerranée occidentale

Encadrement des transferts technologiques

Un second levier économique consiste à moduler l’accès de l’Algérie aux technologies sensibles américaines, particulièrement celles à double usage civil et militaire. Des restrictions ciblées pourraient affecter des secteurs stratégiques comme :

– L’exploration pétrolière et gazière (technologies de forage avancées)

– Les télécommunications (équipements 5G et cybersécurité)

– Certains secteurs industriels dépendants de composants américains

Les leviers informationnels

Soutien aux initiatives médiatiques internationales

Les États-Unis disposent également d’un levier significatif à travers le soutien à des initiatives médiatiques documentant certaines préoccupations liées aux droits humains en Algérie.

Washington pourrait amplifier ces préoccupations à travers :

– Le renforcement des rapports du Département d’État sur la liberté religieuse en Algérie

– Le soutien à des organisations internationales documentant la situation des droits humains

– Une attention accrue aux fermetures d’églises protestantes et aux restrictions des libertés religieuses

La question identitaire comme point de pression

La question identitaire, particulièrement celle concernant la Kabylie, constitue un point de vulnérabilité pour le régime algérien. Sans nécessairement soutenir des revendications séparatistes, Washington pourrait accroître la visibilité internationale de cette question en :

– Intégrant la question des droits culturels et linguistiques des minorités dans les rapports officiels

– Facilitant l’accès de figures de la société civile kabyle aux forums internationaux

– Soutenant des initiatives culturelles et linguistiques

Le levier sécuritaire : la menace de classification FTO

Une option à fort impact

L’un des leviers les plus puissants à disposition de Washington serait l’ouverture d’un processus d’évaluation visant à déterminer si le Front Polisario remplit les critères pour être désigné comme Foreign Terrorist Organization (FTO).

Cette option a déjà été évoquée publiquement dans un article du Hudson Institute publié le 18 avril 2025, qui affirme que « le Polisario Front remplit tous les trois critères statutaires pour une désignation FTO » selon la section 219 de la loi américaine sur l’immigration et la nationalité.

Une telle désignation aurait des conséquences majeures :

– Criminalisation du soutien matériel au Polisario

– Complications juridiques et financières pour toute entité algérienne maintenant des liens avec le mouvement

– Impact diplomatique considérable sur la position internationale de l’Algérie

Les fondements d’une telle décision

Cette option s’appuierait sur plusieurs éléments :

– Les alliances avérées du Polisario avec des organisations déjà désignées comme terroristes, notamment le PKK

– Les connexions documentées avec l’Iran et le Hezbollah, considérés comme des sponsors du terrorisme

– Les liens allégués entre certains éléments du Polisario et des groupes armés opérant au Sahel

– Les activités paramilitaires dans les camps de Tindouf

– Les incidents sécuritaires documentés, comme le récent blocage d’une patrouille de la MINURSO à Agounit

Cette approche a reçu un soutien politique, notamment du député britannique Liam Fox, qui a publiquement déclaré le 13 avril 2025 : « Au même titre que le Hamas et le Hezbollah, le front Polisario est un proxy de l’Iran. Pour nos alliés marocains, les gouvernements occidentaux doivent agir rapidement pour considérer ce groupe comme une organisation terroriste. »

De même, le congressman américain Joe Wilson a annoncé le 11 avril 2025 avoir « entamé l’introduction d’une loi » visant à classer le Polisario comme « groupe terroriste étranger » par l’administration américaine.

Les incidents récents comme catalyseurs potentiels

L’affaire du drone malien : une protection controversée et des tensions multilatérales

L’incident du 1er avril 2025, au cours duquel l’armée algérienne a abattu un drone malien, pourrait servir de catalyseur à une intensification des pressions américaines. Les allégations selon lesquelles cette action visait à protéger le chef jihadiste Iyad Ag Ghali renforcent considérablement le narratif d’un double jeu algérien dans la lutte contre le terrorisme.

L’ouverture d’une procédure judiciaire contre deux hauts gradés de l’armée algérienne – le Général Mohammed Remdaniya, commandant du contrôle opérationnel aérien de la 6ème région militaire, ainsi qu’un colonel non identifié – est perçue par certains observateurs comme une tentative de limiter les dégâts diplomatiques.

Cet incident place également l’Algérie en porte-à-faux avec deux acteurs majeurs sur la scène sahélienne :

– La Russie, principal partenaire militaire du Mali à travers l’África Corps (ex-Wagner)

– La Turquie, important fournisseur d’armements à Bamako, notamment les drones Baykar Akıncı

Cette situation paradoxale, où Alger se retrouve à s’opposer simultanément à ses alliés traditionnels (Russie) et à des puissances avec lesquelles elle entretient des relations commerciales significatives (Turquie), illustre les contradictions croissantes de sa politique régionale.

L’incident d’Agounit : l’obstruction des efforts internationaux

Le blocage d’une patrouille de la MINURSO par des éléments armés du Polisario à Agounit le 21 avril 2025, précédé de tirs d’intimidation, illustre également l’escalade des tensions et la stratégie d’obstruction vis-à-vis des efforts internationaux de résolution du conflit.

Cet incident coïncide avec la reconfiguration du mandat de Staffan de Mistura par le Conseil de sécurité, désormais axé prioritairement sur la mise en œuvre du plan d’autonomie marocain plutôt que sur l’organisation d’un référendum.

Implications et efficacité potentielle

Une stratégie de pression graduée

Pour maximiser l’efficacité de ces leviers, Washington opterait probablement pour une approche progressive plutôt qu’une confrontation frontale.

Cette stratégie pourrait s’articuler en plusieurs phases :

1. Communications diplomatiques privées exprimant des préoccupations spécifiques

2. Modulation des relations bilatérales et pressions économiques ciblées

3. Pressions publiques et possibles mesures juridiques en cas d’absence d’évolution

La coordination interagences comme outil opérationnel

Face à ces développements, la mise en place d’une Task Force interagences dédiée à la coordination de la stratégie américaine vis-à-vis de l’Algérie apparaît comme une option probable. Cette approche permettrait :

– Une surveillance systématique des liens entre Alger et les entités considérées comme déstabilisatrices au Sahel

– La coordination des différents leviers de pression (diplomatiques, économiques, informationnels)

– Un dialogue étroit avec les partenaires régionaux pour maximiser l’impact des pressions américaines

Les défis et limites de cette approche

Malgré ces nombreux leviers, l’efficacité de toute stratégie de pression se heurte à plusieurs contraintes :

– La résilience économique algérienne à court terme grâce à ses réserves financières substantielles

– Les alternatives diplomatiques dont dispose Alger, notamment avec la Russie et la Chine

– Les risques d’instabilité régionale qui pourraient résulter d’une pression excessive

Conclusion

L’administration américaine dispose d’une gamme étendue de leviers d’influence vis-à-vis de l’Algérie, allant des pressions diplomatiques aux mesures économiques, en passant par des outils informationnels et juridiques. Le parrainage algérien du Polisario, particulièrement dans sa dimension élargie aux connexions documentées avec des organisations comme le PKK, l’Iran ou le Hezbollah, représente une vulnérabilité stratégique majeure qu’une administration américaine déterminée pourrait exploiter efficacement.

Dans ce contexte, le régime algérien se trouve confronté à un dilemme stratégique fondamental : soit abandonner un pilier historique de sa politique étrangère au risque de fragiliser sa légitimité intérieure, soit maintenir son soutien au Polisario au prix d’un isolement international croissant et de sanctions potentiellement dévastatrices.

La visite annoncée de Massad Boulos en Algérie, qu’il a lui-même confirmée lors de son interview à Al Arabiya du 18 avril 2025 (« Nous aurons une visite au Maroc et en Algérie pour discuter du dossier du Sahara »), pourrait constituer un tournant dans cette stratégie de pression, signalant soit une opportunité de dialogue constructif, soit le prélude à une intensification des pressions si les demandes américaines ne rencontraient pas d’écho favorable à Alger.

—

Cette analyse, basée sur des sources ouvertes et l’examen de déclarations officielles, n’engage que l’Institut Géopolitique Horizons et ne prétend pas refléter la position officielle d’aucun gouvernement ou État.

Tags: AfriquealgeralgerieANALYSEConseil de sécuritéContexte géopolitiquediplomatiegéopolitiqueIGH Institut Géopolitique HorizonsmaghrebMALIMarocmédiation Maroc AlgérieNIGERONUpolisarioRABATRUSSIESaharasahara marocainSahara occidentalSahelSanctions économiquestebbouneTrump
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