2025 : L’année de la résolution définitive du conflit du Sahara – Une nécessité stratégique globale
Auteurs :
— Abdelhakim Yamani, Analyste consultant géopolitique et Président de l'Institut Géopolitique Horizons
— Sanae Hanine, Professeur d'Économie à l'Université Hassan 1er de Settat et Chercheur à l'Institut Géopolitique Horizons
Synopsis:
Cette analyse démontre que l’année 2025 représente une fenêtre d’opportunité historique pour la résolution définitive du conflit du Sahara occidental. Cinquante ans après la Marche Verte, plusieurs facteurs convergent pour créer une conjoncture favorable : le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, l’évolution des positions diplomatiques internationales, et surtout, la transformation du Maroc en puissance régionale incontournable.
L’étude établit que le statu quo n’est plus tenable, la persistance du conflit menaçant désormais la stabilité d’un espace géopolitique s’étendant du Maghreb à l’Europe, en passant par le Sahel. Elle analyse comment le Maroc a considérablement renforcé sa position à travers une diplomatie économique offensive en Afrique, la diversification de ses partenariats internationaux, et un modèle de développement ambitieux dans les provinces du Sud.
Le document identifie cinq scénarios possibles de résolution en 2025 : une résolution sous impulsion américaine, une initiative du club des pays amis du Sahara, une solution négociée sous pression internationale, une consolidation progressive du fait accompli, et la voie du dialogue direct maroco-algérien fondée sur les initiatives royales.
L’analyse souligne que le nœud gordien réside dans la position algérienne, et qu’une résolution durable exigera une approche permettant à l’Algérie de « sauver la face » tout en acceptant la réalité du plan d’autonomie marocain. Elle démontre également pourquoi la résolution du conflit est devenue un impératif stratégique pour l’Europe, confrontée aux défis migratoires, énergétiques et sécuritaires.
Le document examine en profondeur les dimensions économiques et développementales qui constituent des leviers de résolution, notamment le potentiel des provinces du Sud comme hub énergétique méditerranéen, la valorisation de l’économie bleue et la diplomatie des phosphates.
Sur le plan institutionnel, l’analyse pointe les limites des mécanismes onusiens actuels et la nécessité de dépasser le cadre de la MINURSO, devenu anachronique.
En conclusion, l’étude affirme que 2025 pourrait marquer non pas simplement la fin d’un conflit, mais le début d’une nouvelle ère d’intégration régionale, faisant du Sahara un carrefour d’échanges entre le Maghreb, l’Afrique subsaharienne et l’Europe. Elle soutient que la convergence des intérêts stratégiques de tous les acteurs crée une responsabilité historique pour saisir cette opportunité unique.








